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ICASEES : Résultats provisoire du RGPH-1 (suite)

Résultats PROVISOIRES. Les indicateurs ci-dessous complètent les 15 premiers déjà publiés et proviennent des mêmes résultats provisoires du RGPH-4 (non encore validés par l'ICASEES).

9. Population spécifique vivant en RCA

Au niveau national, la population spécifique recensée (M'bororos, Pygmées, réfugiés et déplacés internes) totalise 133 120 personnes, dominée par les M'bororos (62,3 %).

Tableau 5 — Répartition de la population spécifique vivant en RCA
Population spécifiqueEffectifPourcentage (%)
M’bororos 82 921 62,3
Pygmées 20 307 15,3
Réfugiés 22 728 17,1
Déplacées internes 7 164 5,4
Ensemble 133 120 100,0
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025

10. Évolution du taux d'urbanisation, 1975-2025

Seul le niveau national dispose d'un historique complet depuis 1975 (32,6 %) ; les régions n'apparaissent dans le fichier source qu'avec leur taux 2025.

Tableau 8 — Population urbaine (%), 1975, 1988, 2003 et 2025, par région
Région1975198820032025
Plateaux       19,9
Equateur       37,2
Yadé       24,5
Kagas       30,2
Fertit       38,3
Haut-Oubangui       19,2
RCA 32,6 36,5 37,9 44,2
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025

11. Mobilité résidentielle

112 047 personnes ont changé de résidence au cours des 12 derniers mois précédant le recensement, majoritairement à l'intérieur de la même localité (53,9 %).

Tableau 12 — Population ayant changé de résidence au cours des 12 derniers mois
Résidence antérieureEffectifPourcentage (%)
Même localité 60 390 53,9
Autre localité de la même préfecture 22 863 20,4
Autre préfecture 19 694 17,6
Total 112 047 100,0
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025

12. Âge moyen au premier mariage

L'âge moyen au premier mariage reste précoce, en particulier chez les femmes (18 ans, contre 20 ans chez les hommes), sans grande différence entre milieu urbain et rural.

Tableau 13 — Âge moyen au premier mariage selon le sexe, par milieu de résidence
Milieu de résidenceMasculinFémininTotal
Urbain 21 18 19
Rural 20 18 18
Ensemble 20 18 19
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025

13. Enregistrement des naissances et des décès à l'état civil

La déclaration des naissances à l'état civil est deux fois plus fréquente en milieu urbain (67,8 %) qu'en milieu rural (32,2 %).

Tableau 17 — Pourcentage des enfants (0-17 ans) dont la naissance a été déclarée à l'état civil
CaractéristiquesEffectif d'enfantsNaissance déclarée%
Garçons 1 620 402 690 520 50,7
Filles 1 599 169 672 115 49,3
Urbain 1 337 531 924 343 67,8
Rural 1 882 040 438 292 32,2
Ensemble 3 219 571 1 362 635 100
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025
Tableau 20 — Pourcentage des ménages ayant déclaré au moins un décès (12 derniers mois), par préfecture
PréfectureNombre de ménagesMénages avec ≥1 décès%
Ombella-M'poko 223 308 11 389 3,62
Lobaye 352 774 18 510 5,89
Mambéré-Kadei 268 335 18 178 5,78
Nana Mambéré 349 648 16 004 5,09
Sangha-Mbaéré 144 661 8 075 2,57
Mambéré 181 568 6 244 1,99
Ouham Péndé 194 128 7 231 2,3
Ouham 290 543 8 939 2,84
Ouham Fafa 252 718 10 369 3,3
Lim Péndé 344 700 8 697 2,77
Kemo 198 970 10 120 3,22
Nana Gribizi 188 796 13 130 4,18
Ouaka 436 330 28 905 9,2
Bamingui Bangoro 83 392 4 170 1,33
Haute kotto 147 600 10 119 3,22
Vakaga 84 826 3 004 0,96
Basse Kotto 378 871 29 061 9,25
Mbomou 247 638 16 725 5,32
Haut Mbomou 25 013 1 186 0,38
Ensemble 5 872 971 314 287 100
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025

Seuls 4 368 des 314 367 décès survenus dans les 12 derniers mois ont été déclarés à l'état civil (1,4 % au niveau national) ; la déclaration est nettement plus fréquente en milieu urbain (61,4 % des déclarations) et dans le Bas-Oubangui (45,4 %).

Tableau 21a — Pourcentage des décès déclarés à l'état civil, par milieu de résidence
Milieu de résidenceDécès survenusDécès déclarés%
Urbain 152 742 2 681 61,4
Rural 161 625 1 687 38,6
Ensemble 314 367 4 368 100
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025
Tableau 21b — Pourcentage des décès déclarés à l'état civil, par région
RégionDécès survenusDécès déclarés%
Plateaux 29 916 319 7,3
Equateur 48 542 426 9,8
Yade 35 247 424 9,7
Kagas 52 156 581 13,3
Fertit 17 293 181 4,1
Haut-Oubangui 46 981 455 10,4
Ensemble 314 367 4 368 100
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025

14. Appartenance religieuse par préfecture

Au niveau national, les baptistes (24,5 %) et les catholiques (25,8 %) sont les deux groupes les plus représentés, suivis de près par les évangéliques (23,1 %). Le Vakaga se distingue nettement avec 88,6 % de la population de confession musulmane.

Tableau 24 — Répartition (%) de la population selon l'appartenance religieuse, par préfecture
PréfectureCatholiqueCath.Orth./LuthérienBaptisteÉvangéliqueTémoins JéhovahMéthodistePentecôtisteIslamAnimisteLuthérienSans religionAutres chrétiennesAutre religionNon déclaréTotal
Ombella-Mpoko 13,9 0,7 28,0 35,5 0,3 0,1 13,8 4,9 0,1 0,2 0,3 1,2 0,3 0,9 1
Lobaye 36,1 0,4 8,4 18,3 0,2 0,1 22,8 3,1 0,1 0,0 0,9 7,8 0,6 1,2 1
Mambéré-Kadei 18,7 1,2 44,6 8,3 0,5 0,1 15,9 6,1 0,1 0,2 0,9 1,3 0,5 1,8 1
Nana-Mambéré 13,9 6,4 30,1 8,1 0,2 0,0 6,1 10,4 0,1 23,3 0,2 0,3 0,4 0,4 1
Sangha-Mbaéré 32,3 0,6 34,6 10,0 0,1 0,0 14,5 4,1 0,0 0,0 0,9 0,9 0,4 1,4 1
Mambéré 13,2 1,5 37,4 11,9 0,2 0,1 14,5 7,1 0,1 1,5 0,5 10,0 0,8 1,2 1
Ouham-Péndé 27,0 5,6 13,4 36,8 0,3 0,0 4,1 6,8 0,0 5,0 0,1 0,4 0,3 0,2 1
Ouham 24,9 0,9 16,6 51,7 0,1 0,0 3,0 1,8 0,0 0,0 0,1 0,4 0,1 0,4 1
Ouham-Fafa 26,4 0,5 23,9 41,4 0,2 0,0 3,4 3,0 0,1 0,0 0,3 0,2 0,1 0,5 1
Lim-Péndé 23,7 0,7 6,7 65,1 0,1 0,0 0,8 2,4 0,0 0,1 0,1 0,0 0,0 0,3 1
Kémo 28,3 0,4 52,3 4,6 0,5 0,0 10,1 1,9 0,0 0,0 0,1 0,7 0,4 0,6 1
Nana-Gribizi 36,4 0,9 41,7 5,0 0,2 0,1 7,5 6,1 0,0 0,0 0,1 1,2 0,3 0,6 1
Ouaka 35,7 0,5 25,4 11,9 0,3 0,1 14,5 10,5 0,0 0,0 0,2 0,3 0,2 0,3 1
Bamingui-Bangoran 24,2 0,3 14,4 1,5 0,1 0,2 9,7 45,5 0,6 0,0 1,4 0,5 1,1 0,5 1
Haute-Kotto 27,6 0,5 31,6 7,1 0,3 0,1 7,4 24,4 0,0 0,0 0,2 0,1 0,2 0,6 1
Vakaga 6,7 0,0 4,3 0,0 0,0 0,0 0,2 88,6 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 0,0 1
Basse-Kotto 18,3 0,3 16,2 51,4 0,1 0,0 6,6 5,6 0,0 0,0 0,1 0,2 0,6 0,6 1
Mbomou 18,4 0,4 54,7 10,9 0,3 0,1 7,7 3,9 0,0 0,0 0,1 1,1 1,6 0,8 1
Haut-Mbomou 38,0 1,5 15,2 22,0 0,1 0,0 2,5 14,4 0,3 0,0 0,1 0,4 4,7 0,9 1
Bangui 29,7 0,4 19,7 18,1 0,8 0,1 22,6 5,7 0,1 0,1 0,5 0,9 0,5 0,7 1
Ensemble 25,8 1,1 24,5 23,1 0,4 0,1 12,7 7,8 0,1 1,6 0,4 1,3 0,5 0,7 1
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025

15. Handicap

Les limitations fonctionnelles les plus fréquemment déclarées concernent la vue (47,2 % des personnes en situation de handicap) et la marche (46,1 %).

Tableau 38 — Répartition des personnes en situation de handicap selon le type de limitation fonctionnelle
Type de limitation fonctionnelleEffectifPourcentage (%)
Voir 151 268 47,2
Entendre 80 615 25,1
Marcher ou monter les escaliers 147 749 46,1
Se souvenir ou se concentrer 102 553 32
Prendre soin de soi 63 501 19,8
Communiquer 65 445 20,4
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025

16. Ménages et caractéristiques de l'habitat

La taille moyenne des ménages est plus élevée en milieu urbain (5,4 personnes) qu'en milieu rural (4,8), pour une moyenne nationale de 5,1 personnes par ménage.

Tableau 40 — Taille moyenne des ménages ordinaires, par milieu de résidence
Milieu de résidencePopulationNombre de ménagesTaille moyenne
Urbain 2 941 100 540 539 5,4
Rural 3 715 169 769 667 4,8
Ensemble 6 656 269 1 310 206 5,1
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025
Tableau 41a — Répartition des ménages selon le type de logement (%), par milieu de résidence
Milieu de résidenceMaison traditionnelleMaison semi-moderneVillaAutreTotal
Urbain 40,7 56 1 2,2
Rural 89,9 9,1 0,1 0,9
Ensemble 69,8 28,2 0,5 1,5
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025
Tableau 41b — Répartition des ménages selon le type de logement (%), par région
RégionMaison traditionnelleMaison semi-moderneVillaAutreTotal
Plateaux 76,8 21,2 0,1 1,8
Equateur 75,4 22,5 0,3 1,9
Yadé 86,7 12,5 0,1 0,7
Kagas 86,2 12,8 0,1 0,9
Fertit 83,9 15,4 0,1 0,6
Haut-Oubangui 91,5 7,6 0,1 0,9
Bas-Oubangui          
Bangui 23,3 72,6 1,6 2,5
Ensemble 69,8 28,2 0,5 1,5
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025
Tableau 41c — Répartition des ménages selon le type de logement (%), par préfecture
PréfectureMaison traditionnelleMaison semi-moderneVillaAutreTotal
Ombella-M'poko 71,8 26,6 0,2 1,5
Lobaye 80,4 17,5 0,1 2,1
Mambéré-Kadei 77,9 19,9 0,4 1,9
Nana-Mambéré 66,9 31,5 0,2 1,4
Sangha-Mbaéré 81,2 13,5 0,2 5,1
Mambéré 85,6 13,7 0,3 0,5
Ouham-Péndé 79,5 19,6 0,2 0,6
Ouham 90,9 8,1 0 1
Ouham-Fafa 91,2 7,7 0 1
Lim-Péndé 84,6 14,8 0,1 0,4
Kémo 86,7 12,6 0 0,7
Nana-Gribizi 89,4 9,5 0 1
Ouaka 84,5 14,4 0,1 1
Bamingui-Bangoran 87,7 11,4 0 0,9
Haute-Kotto 76,3 22,9 0,1 0,6
Vakaga 93,4 6,2 0,1 0,3
Basse-Kotto 92,8 6,4 0,1 0,7
Mbomou 89,5 9,1 0,1 1,3
Haut-Mbomou 90,3 9,2 0,1 0,4
Ensemble 69,8 28,2 0,5 1,5
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025
Tableau 42a — Conditions d'habitation des ménages (%), par milieu de résidence
Milieu de résidenceMurs durablesSol durableToit durableAccès eau potableÉlectricité (éclairage)Assainissement amélioré
Urbain 46,7 64,5 73,6 88,4 42,2 58,1
Rural 15,4 95 16,2 48,5 7,7 39,3
Ensemble (%) 28,2 82,6 39,7 64,8 21,8 47
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025
Tableau 42b — Conditions d'habitation des ménages (%), par région
RégionMurs durablesSol durableToit durableAccès eau potableÉlectricité (éclairage)Assainissement amélioré
Plateaux 19,4 89,1 38,1 58 15,3 57
Equateur 17,8 82,1 31,1 52,2 21,1 58,7
Yadé 19,7 93,7 20,2 69,7 8,2 33
Kagas 21 94,6 19,9 57,2 8 36,4
Fertit 18,8 92,8 21,6 61,9 6 49,3
Haut-Oubangui 26,6 95,8 10,5 32,7 8,8 42,4
Bas-Oubangui            
Bangui 54,7 53,7 95 93,3 56,2 55,1
Ensemble (%) 28,2 82,6 39,7 64,8 21,8 47
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025
Tableau 42c — Conditions d'habitation des ménages (%), par préfecture
PréfectureMurs durablesSol durableToit durableAccès eau potableÉlectricité (éclairage)Assainissement amélioré
Ombella-M'poko 26,0 86,2 46,1 62,9 21,9 52,1
Lobaye 14,7 91,2 32,5 54,5 10,6 60,5
Mambéré-Kadei 19,4 83,7 26,3 61,2 18,1 59,1
Nana-Mambéré 21,2 76,8 41,4 54,6 26,8 56,9
Sangha-Mbaéré 11,9 84,0 25,9 61,0 17,8 53,4
Mambéré 12,7 89,6 19,9 30,1 15,6 65,9
Ouham-Péndé 18,5 85,5 27,9 61,1 17,9 44,7
Ouham 13,2 95,9 13,1 70,8 7,9 33,6
Ouham-Fafa 7,7 98,5 16,3 63,0 3,6 32,1
Lim-Péndé 32,2 93,6 23,6 77,5 6,3 27,1
Kémo 19,5 95,0 21,0 55,8 6,3 35,4
Nana-Gribizi 12,5 96,5 19,0 71,5 4,7 31,3
Ouaka 25,5 93,6 19,8 51,3 10,2 39,2
Bamingui-Bangoran 12,5 92,6 15,8 72,3 6,9 51,1
Haute-Kotto 28,5 91,5 32,4 56,5 7,8 44,8
Vakaga 8,2 95,3 8,3 60,7 1,9 55,5
Basse-Kotto 22,3 96,6 9,1 21,7 6,7 36,7
Mbomou 28,3 94,9 12,2 42,1 12,2 49,1
Haut-Mbomou 62,0 93,0 13,3 85,4 6,9 56,3
Total 28,2 82,6 39,7 64,8 21,8 47,0
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025
Tableau 43 — Nombre moyen de personnes par pièce à usage d'habitation, par milieu de résidence
Milieu de résidencePopulation totaleNombre de piècesPersonnes / pièce
Urbain 3 715 169 1 157 670 3
Rural 2 941 100 1 711 063 2
Ensemble 6 656 269 2 868 733 2
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025

83,3 % des ménages centrafricains sont propriétaires de leur logement, une proportion stable entre milieu urbain (82,9 %) et rural (83,6 %).

Tableau 44 — Répartition des ménages selon le statut d'occupation du logement (%)
Statut d'occupationUrbainRuralEnsemble
Propriétaires 82,9 83,6 83,3
Locataires 13,1 12,7 12,8
Logés gratuitement 3,7 3,5 3,5
Autres 0,3 0,2 0,3
Total (%) 100 100 100
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025

17. Accès aux technologies de l'information et de la communication

Tableau 45 — Accès individuel à un téléphone mobile (population de 10 ans ou plus)
CaractéristiquesPopulation 10 ans+Possède/utilise un mobile%
Masculin 724 382 367 898 50,8
Féminin 139 896 53 073 37,9
Urbain 352 108 273 696 77,7
Rural 512 170 147 275 28,8
Ensemble 864 278 420 971 48,7
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025
Tableau 46 — Ménages ayant accès à Internet à domicile (wifi)
Milieu de résidenceNombre de ménagesAccès à Internet%
Urbain 352 501 25 021 7,1
Rural 512 933 5 234 1
Ensemble 865 434 30 255 3,5
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025
Tableau 47 — Population (10 ans ou plus) disposant d'un compte mobile money
CaractéristiquesPopulation 10 ans+Compte mobile money%
Masculin 717 069 150 582 21
Féminin 137 671 22 490 16,3
Urbain 347 111 153 079 44,1
Rural 507 629 19 993 3,9
Ensemble 854 740 173 072 20,2
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025
Producteur : Direction Générale de l'ICASEES
Autorisation de publication : Direction Générale de l'ICASEES

Rédaction et publication
GODOM OUALOU Appolinaire
Webmaster – ICASEES
PF et Admin ODP RCA, Admin Nada et Redatam RCA

RGPH-4 : L'ICASEES dévoile les résultats provisoires du 4e Recensement Général de la Population et de l'Habitation

Résultats PROVISOIRES. Les données présentées dans cet article sont issues du 4e Recensement Général de la Population et de l'Habitat (RGPH-4) et n'ont pas encore fait l'objet d'une validation finale par l'ICASEES. Elles pourront être révisées lors de la publication du rapport définitif.

RGPH-4 : l'ICASEES dévoile les résultats provisoires du 4e Recensement Général de la Population et de l'Habitation

La Centrafrique compte désormais 6 656 269 habitants selon les premiers résultats provisoires du RGPH-4, une opération d'envergure nationale conduite après la cartographie censitaire de 2021.

Après la cartographie censitaire réalisée en 2021 et les phases de dénombrement qui ont suivi, l'Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES) rend publics les premiers résultats provisoires du 4e Recensement Général de la Population et de l'Habitat (RGPH-4). Ces chiffres, encore susceptibles d'ajustements avant la publication du rapport définitif, dressent un portrait inédit de la population résidente de la République Centrafricaine : sa taille, sa répartition géographique, sa structure par âge et par sexe, ses dynamiques migratoires, ses caractéristiques familiales et sa diversité ethnolinguistique.

Ce recensement constitue un outil de pilotage essentiel pour l'État centrafricain, en fournissant aux pouvoirs publics, aux partenaires techniques et financiers et à la société civile une base actualisée pour la planification du développement, le suivi du Plan National de Développement (PND) et des Objectifs de Développement Durable (ODD), ainsi que pour la répartition des ressources et des services publics entre les régions et préfectures du pays.

1. Une population de 6 656 269 habitants, majoritairement rurale

Le RGPH-4 dénombre 6 656 269 résidents en République Centrafricaine, dont 3 312 532 hommes (49,8 %) et 3 343 737 femmes (50,2 %), soit un quasi-équilibre entre les sexes. Le pays reste majoritairement rural : 55,8 % de la population vit en milieu rural contre 44,2 % en milieu urbain. Avec une superficie de 623 000 km², la densité moyenne s'établit à 10,7 habitants au km², une densité faible qui masque cependant de fortes disparités régionales.

Tableau 1 — Répartition de la population résidente par milieu de résidence (Urbain/Rural)
Milieu de résidenceEffectifPourcentage (%)
Urbain 2 944 905 44,2
Rural 3 711 364 55,8
Ensemble 6 656 269 100,0
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025
Tableau 2 — Répartition de la population résidente par sexe
SexeEffectifPourcentage (%)
Masculin 3 312 532 49,8
Féminin 3 343 737 50,2
Ensemble 6 656 269 100,0
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025

2. Une répartition contrastée entre régions et préfectures

La région du Bas-Oubangui, qui englobe la capitale Bangui, concentre à elle seule 25,3 % de la population nationale, loin devant le Yadé (18,3 %) et l'Équateur (16,0 %). À l'inverse, le Fertit ne rassemble que 5,4 % des résidents du pays. Cette concentration se reflète directement au niveau de l'urbanisation : alors que le Bas-Oubangui affiche un taux d'urbanisation de 92,3 %, celui du Plateaux ne dépasse pas 19,9 %.

Tableau 3 — Répartition de la population résidente par région administrative selon le sexe
RégionMasculin%Féminin%Ensemble%
Plateaux 331 391 50,4 326 255 49,6 657 646 9,9
Equateur 532 067 49,9 534 189 50,1 1 066 256 16,0
Yade 601 356 49,3 619 479 50,7 1 220 835 18,3
Kagas 461 119 49,5 470 401 50,5 931 520 14,0
Fertit 179 116 49,7 181 078 50,3 360 194 5,4
Haut-Oubangui 362 385 49,3 372 872 50,7 735 256 11,0
Bas-Oubangui 845 098 50,2 839 463 49,8 1 684 562 25,3
Ensemble 3 312 532 49,8 3 343 737 50,2 6 656 269 100,0
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025
Tableau 4 — Répartition de la population résidente par préfecture selon le sexe
PréfectureMasculin%Féminin%Ensemble%
Ombella M'poko 128 293 50,2 127 460 49,8 255 754 3,8
Lobaye 203 098 50,5 198 795 49,5 401 892 6,0
Mambere-Kadei 149 300 49,3 153 785 50,7 303 084 4,6
Nana-Mambere 197 580 50,0 197 487 50,0 395 067 5,9
Sangha-Mbaere 83 683 50,8 81 023 49,2 164 706 2,5
Mambere 101 505 49,9 101 893 50,1 203 398 3,1
Ouham-Pende 107 921 49,3 110 780 50,7 218 701 3,3
Ouham 163 825 49,9 164 492 50,1 328 317 4,9
Ouham-Fafa 141 147 49,5 144 101 50,5 285 248 4,3
Lim-Pende 188 462 48,5 200 107 51,5 388 569 5,8
Kémo 110 811 49,7 112 061 50,3 222 872 3,3
Nana-Gribizi 106 944 49,8 107 610 50,2 214 554 3,2
Ouaka 243 364 49,3 250 729 50,7 494 093 7,4
Bamingui-Bangoran 46 208 49,4 47 346 50,6 93 554 1,4
Haute-Kotto 86 451 50,8 83 708 49,2 170 158 2,6
Vakaga 46 457 48,2 50 024 51,8 96 482 1,4
Basse-Kotto 209 066 49,0 217 695 51,0 426 761 6,4
Mbomou 138 784 49,8 140 128 50,2 278 913 4,2
Haut-Mbomou 14 535 49,1 15 048 50,9 29 583 0,4
Bangui 845 098 50,2 839 463 49,8 1 684 562 25,3
Ensemble 3 312 532 49,8 3 343 737 50,2 6 656 269 100,0
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025

Rapportée à la superficie de chaque préfecture, la densité de population fait apparaître un contraste saisissant entre Bangui (25 142,7 habitants/km²) et les vastes préfectures de l'Est et du Nord-Est du pays, comme le Haut-Mbomou (0,5 habitant/km²) ou le Bamingui-Bangoran (1,1 habitant/km²).

Tableau 7 — Nombre d'habitants au km² par préfecture
PréfecturePopulationSuperficie (km²)Densité (hab/km²)
Ombella M'poko 255 754 31 835 8
Lobaye 401 892 19 235 20,9
Mambere-Kadei 303 084 14 467 21
Nana-Mambere 395 067 15 924 24,8
Sangha-Mbaere 164 706 26 600 6,2
Mambere 203 398 19 412 10,5
Ouham-Pende 218 701 17 716 12,3
Ouham 328 317 32 722 10
Ouham-Fafa 285 248 18 892 15,1
Lim-Pende 388 569 13 396 29
Kémo 222 872 17 204 13
Nana-Gribizi 214 554 19 996 10,7
Ouaka 494 093 49 900 9,9
Bamingui-Bangoran 93 554 86 650 1,1
Haute-Kotto 170 158 46 500 3,7
Vakaga 96 482 58 200 1,7
Basse-Kotto 426 761 17 604 24,2
Mbomou 278 913 61 150 4,6
Haut-Mbomou 29 583 55 530 0,5
Bangui 1 684 562 67 25 142,7
Ensemble 6 656 269 623 000 10,7
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025

3. Une population jeune, à dominante rurale

La pyramide des âges confirme la jeunesse de la population centrafricaine : les moins de 15 ans (0-14 ans) représentent à eux seuls 48,4 % de la population totale, tandis que les personnes de 65 ans et plus n'en constituent que 2,1 %. Cette structure, typique des pays à forte fécondité, place la question de la jeunesse au cœur des priorités de planification (éducation, emploi, santé).

Tableau 6 — Répartition de la population par groupe d'âges quinquennaux selon le sexe
Groupe d'âgesMasculin%Féminin%Ensemble%
0-4ans 621 971 50,1 618 286 49,9 1 240 256 18,6
5-9ans 581 323 50,3 573 760 49,7 1 155 083 17,4
10-14ans 420 730 51,1 403 236 48,9 823 966 12,4
15-19ans 309 092 48,6 327 275 51,4 636 367 9,6
20-24ans 231 807 45,3 279 963 54,7 511 770 7,7
25-29ans 235 102 45,9 277 447 54,1 512 548 7,7
30-34ans 178 827 48,7 188 040 51,3 366 867 5,5
35-39ans 207 080 53,0 183 413 47,0 390 493 5,9
40-44ans 163 982 54,6 136 476 45,4 300 458 4,5
45-49ans 113 532 53,2 100 017 46,8 213 549 3,2
50-54ans 80 879 54,0 68 839 46,0 149 718 2,2
55-59ans 61 673 50,9 59 375 49,1 121 048 1,8
60-64ans 41 993 48,6 44 408 51,4 86 401 1,3
65-69ans 31 429 46,1 36 778 53,9 68 207 1,0
70-74ans 15 889 45,3 19 217 54,7 35 106 0,5
75-79ans 8 948 41,0 12 894 59,0 21 842 0,3
80ans et plus 8 278 36,6 14 313 63,4 22 591 0,3
Ensemble 3 312 532 49,8 3 343 737 50,2 6 656 269 100,0
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025

4. Bangui et les grandes agglomérations du pays

Bangui demeure de loin la plus grande ville du pays avec 1 391 818 habitants, suivie à bonne distance par Berbérati (94 365) et Bambari (84 235). Ensemble, les dix plus grandes villes du pays (plus de 40 000 habitants chacune) concentrent une part déterminante de la population urbaine centrafricaine.

Tableau 9 — Effectif de la population vivant dans les villes de plus de 40 000 habitants
RangVilleEffectifPart (%)
1 Bangui 1 391 818 53,14
2 Berberati 94 365 3,6
3 Bambari 84 235 3,22
4 Samba-Boungou 79 760 3,05
5 Bouar 77 124 2,94
6 Bangassou 58 755 2,24
7 Carnot 56 600 2,16
8 Bossangoa 54 860 2,09
9 Kaga-Bandoro 54 019 2,06
10 Paoua 41 584 1,59
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025

5. Populations spécifiques et migration internationale

Le RGPH-4 a également permis, pour la première fois avec une telle précision, de dénombrer certaines populations spécifiques présentes sur le territoire : 133 120 personnes appartenant aux groupes M'bororo, Pygmées, réfugiés et déplacés internes, avec une forte concentration dans les régions du Kagas et de l'Équateur. Sur le plan migratoire, 52 378 immigrants ont été recensés, dont 41,8 % en provenance de la République Démocratique du Congo et 16,7 % du Tchad.

Tableau 5 — Répartition de la population spécifique par région administrative selon le sexe
RégionType de populationMasculinFémininEnsemble%
Plateaux M’bororos 4 873 5 009 9 882 52,0
  Pygmées 4 274 4 138 8 412 44,2
  Réfugiés 57 47 104 0,5
  Déplacées internes 316 303 619 3,3
Equateur M’bororos 9 458 9 105 18 563 55,7
  Pygmées 5 408 5 309 10 717 32,1
  Réfugiés 553 630 1 183 3,5
  Déplacées internes 1 643 1 238 2 881 8,6
Yade M’bororos 5 621 5 518 11 139 60,2
  Pygmées 62 83 145 0,8
  Réfugiés 1 148 1 359 2 507 13,5
  Déplacées internes 2 363 2 349 4 712 25,5
Kagas M’bororos 11 647 12 164 23 811 79,9
  Pygmées 82 72 154 0,5
  Réfugiés 441 467 908 3,0
  Déplacées internes 2 482 2 430 4 912 16,5
Fertit M’bororos 2 487 2 786 5 273 46,9
  Pygmées 19 23 42 0,4
  Réfugiés 657 657 1 314 11,7
  Déplacées internes 2 220 2 389 4 609 41,0
Haut-Oubangui M’bororos 4 837 5 112 9 949 77,9
  Pygmées 56 78 134 1,0
  Réfugiés 360 382 742 5,8
  Déplacées internes 955 987 1 942 15,2
Bas-Oubangui M’bororos 2 222 2 082 4 304 50,8
  Pygmées 361 342 703 8,3
  Réfugiés 227 179 406 4,8
  Déplacées internes 1 647 1 406 3 053 36,1
Ensemble   66 476 66 644 133 120 100,0
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025
Tableau 10 — Nationalité des immigrants en RCA
NationalitéMasculinFémininEnsemble%
Cameroun 4 822 2 473 7 295 13,9
Gabon 47 45 92 0,2
Congo 1 776 1 788 3 564 6,8
Tchad 4 706 4 065 8 771 16,7
Guinée-Equatoriale 17 11 28 0,1
RD. Congo 11 054 10 814 21 868 41,8
Senegal 234 162 396 0,8
Mali 313 260 573 1,1
Côte d’ivoire 99 53 152 0,3
Bénin 161 79 240 0,5
Autres pays africains 3 426 2 357 5 783 11,0
France 118 99 217 0,4
Espagne 1 0 1 0,0
Autres pays européens 322 295 617 1,2
Chine 102 20 122 0,2
Inde 24 4 28 0,1
Liban 59 15 74 0,1
Autres pays de l'asie 840 790 1 630 3,1
États-Unis (Amerique) 7 6 13 0,0
Reste du monde 460 454 914 1,7
Ensemble 28 588 23 790 52 378 100,0
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025

6. Structure familiale et pratiques matrimoniales

Parmi les personnes de 12 ans et plus, l'union libre (39,0 %) devance légèrement le célibat (35,2 %) et le mariage formel (19,6 %). Cette proportion d'union libre est plus marquée en milieu rural (44,9 %) qu'en milieu urbain (39,6 %). La polygamie concerne 96 774 personnes en union, soit environ 5,3 % de l'ensemble des personnes en union, une pratique nettement plus répandue en milieu rural (69,8 % des cas de polygamie recensés) qu'en milieu urbain (30,2 %).

Tableau 14 — Situation matrimoniale des personnes de 12 ans et plus (%)
Situation matrimonialeMasculinFémininUrbainRuralEnsemble
Célibataire 45,4 26,9 44,8 32,1 35,2
Marié(e) 10,6 26,9 7,6 14,4 19,6
Union libre 40 38,2 39,6 44,9 39
Divorcé(e)/Séparé(e) 2,7 1,8 4 3,8 2,2
Veuf(ve) 1,4 6,3 4 4,8 4,1
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025
Tableau 15 — Pourcentage des personnes en union vivant en situation de polygamie, par milieu de résidence
Milieu de résidencePopulation en union (effectif)%Dont en union polygamique (effectif)%
Urbain 783 868 42,7 29 255 30,2
Rural 1 053 805 57,3 67 519 69,8
Ensemble 1 837 673 100 96 774 100
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025
 

7. Natalité et enregistrement des naissances à l'état civil

Le taux brut de natalité s'établit à 41,2 ‰ au niveau national, avec un différentiel notable entre le milieu urbain (37,9 ‰) et le milieu rural (44,6 ‰), reflet de comportements de fécondité plus élevés en zone rurale.

Tableau 16 — Taux brut de natalité selon le milieu de résidence (Urbain/Rural)
Milieu de résidenceNaissances des 12 derniers moisPopulation totaleTaux brut de natalité (‰)
Urbain 99 858 2 634 017 37,9
Rural 147 821 3 316 615 44,6
Ensemble 247 679 5 950 632 41,2
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025
Tableau 18 — Pourcentage des enfants âgés de 0-17 ans possédant un acte de naissance
CaractéristiquesEffectif d'enfantsPossédant un acte de naissance%
Garçons 1 620 402 685 357 50,7
Filles 1 599 169 667 001 49,3
Urbain 1 337 531 916 389 67,8
Rural 1 882 040 435 969 32,2
Ensemble 3 219 571 1 352 358 100
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025

8. Une mosaïque ethnique et linguistique

Le RGPH-4 confirme la diversité ethnique du pays, avec le groupe Gbaya (37,6 %) et le groupe Banda (24,9 %) comme composantes majoritaires au niveau national, bien que leur poids varie fortement d'une région à l'autre : le Gbaya domine très largement en Équateur (73,1 %) alors que le Banda est prépondérant au Kagas (59,0 %) et en Haut-Oubangui (56,0 %). Sur le plan linguistique, le Sango, langue nationale, est parlé par 82,5 % de la population de 3 ans et plus au niveau national, avec une quasi-généralisation à Bangui (31,04 % de l'ensemble des locuteurs du pays) contre une pénétration beaucoup plus faible dans des préfectures comme le Bamingui-Bangoran ou le Vakaga.

Tableau 22 — Répartition (%) de la population selon les grands groupes ethniques, par région administrative
Groupe ethniquePlateauxÉquateurYadéKagasFertitHaut-Oub.Bas-Oub.
Banda 6,6 6 5 59 41,6 56 22,2
Gbaya 54,1 73,1 43 28,4 1,7 0,8 33,6
Bantu 16,8 7,7 0,1 0,1 0,2 0,1 2,9
Oubanguien 13,4 0,6 0,1 1,2 0,2 0,7 11,6
Ngbandi 1 0,5 0,1 0,8 0,5 18,6 12,7
Nzakara Zandé 0,3 0,1 0,1 0,3 0,6 17,3 2
Mbum 0,4 2,8 25,9 0,1 0,1 0,1 2,1
Sara 1,4 1 22,2 2,3 26,4 0,6 5
Groupe du nord 0,5 0,5 0,5 0,8 23,6 1 1,9
Pygmées 1,2 1,2 0 0 0 0 0,1
Mbororo 2,5 4,6 2 4,9 3,3 2,8 1,8
Ne sait pas 1,1 0,8 0,4 0,8 0,8 1 2,9
Autres 0,8 0,8 0,7 1,2 1 0,9 1,3
Total 100 100 100 100 100 100 100
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025
Tableau 23 — Pourcentage de la population de 3 ans ou plus parlant la langue Sango, par préfecture
PréfecturePopulation de 3 ans et +Locuteurs SangoPart dans le total des locuteurs (%)
Ombella-M'poko 204 682 196 272 4,46
Lobaye 320 241 307 243 6,98
Mambéré-Kadei 241 930 218 858 4,97
Nana Mambéré 316 048 248 015 5,63
Sangha-Mbaéré 131 026 122 662 2,78
Mambéré 161 269 148 471 3,37
Ouham Péndé 174 373 154 389 3,51
Ouham 258 152 196 069 4,45
Ouham Fafa 226 009 201 761 4,58
Lim Péndé 307 666 198 728 4,51
Kemo 175 495 170 207 3,86
Nana Gribizi 169 825 155 134 3,52
Ouaka 389 818 37 045 0,84
Bamingui Bangoro 74 081 5 498 0,12
Haute kotto 137 557 128 904 2,93
Vakaga 75 727 32 956 0,75
Basse Kotto 328 706 313 904 7,13
Mbomou 223 589 187 768 4,26
Haut Mbomou 24 013 13 681 0,31
Bangui 1 402 109 1 367 211 31,04
Ensemble 5 342 316 4 404 776 100
Source : ICASEES / RGPH-4, résultats provisoires 2025

Perspectives

Ces résultats provisoires du RGPH-4 constituent une étape majeure dans la production de statistiques officielles actualisées pour la République Centrafricaine, plus de vingt ans après le précédent recensement général. L'ICASEES poursuit désormais les travaux d'apurement et de validation des données en vue de la publication du rapport définitif, qui intégrera l'ensemble des tableaux thématiques (habitat, éducation, emploi, handicap, accès aux technologies de l'information, etc.). La Direction Générale de l'ICASEES invite l'ensemble des utilisateurs de ces données — administrations publiques, partenaires techniques et financiers, chercheurs et société civile — à en faire un usage responsable, en tenant compte de leur caractère encore provisoire.

Producteur : Direction Générale de l'ICASEES
Autorisation de publication : Direction Générale de l'ICASEES

Rédaction et publication
GODOM OUALOU Appolinaire
Webmaster – ICASEES
PF et Admin ODP RCA, Admin Nada et Redatam RCA

ICASEES : La MICS7 officiellement lancee a Bangui - Le Comite de Pilotage (COPIL) trace la feuille de route  

Bangui, le 21 août 2026 — Salle de conférence Beafrica

Trois jours après l'annonce officielle de la mise en place du Comité de pilotage de la septième édition de l'Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS7), l'Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES) a franchi, ce vendredi 21 août 2026, une étape décisive avec la tenue de la première session du Comité de pilotage (COPIL), marquant le lancement officiel des travaux préparatoires de cette enquête nationale de référence.

Cette réunion inaugure la phase opérationnelle de la MICS7, une enquête stratégique destinée à produire des données actualisées, fiables et désagrégées sur la situation des enfants, des femmes et des ménages en République centrafricaine. Les résultats attendus contribueront au suivi du Plan National de Développement (PND 2024-2028), des Objectifs de Développement Durable (ODD) ainsi qu'aux engagements nationaux et internationaux en faveur des droits de l'enfant, de la femme et des populations les plus vulnérables.

Placée sous la coordination technique de l'ICASEES, sous la tutelle du Ministère de l'Economie, du Plan et de la Coopération Internationale, avec l'appui technique et financier de l'UNICEF, cette opération confirme la volonté du Gouvernement de renforcer durablement le système statistique national et de promouvoir une gouvernance fondée sur des données probantes.

CEREMONIE D'OUVERTURE

La cérémonie d'ouverture a été présidée par Mme Anita INGABIRE, Représentante Adjointe de l'UNICEF en République centrafricaine.

A ses côtés prenaient place M. Bienvenu Gustave SEMGAÏ, Chargé de Mission en matière de Statistique, Président du Comité de pilotage de la MICS7 et Président du Conseil d'Administration de l'ICASEES, M. Blaise Bienvenu ALI, Directeur Général de l'ICASEES, entouré du Comité des Directeurs de l'Institut, ainsi que M. Bertin YEZIA, Directeur Technique de la MICS7. La rencontre a également enregistré la présence de M. Raymond GOULA, représentant du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), partenaire technique majeur de l'opération, aux côtés des représentants des ministères sectoriels, des partenaires techniques et financiers ainsi que des institutions membres du Système Statistique National. Cette forte mobilisation institutionnelle témoigne de l'engagement collectif en faveur de la réussite de la MICS7 et du renforcement durable de la production des statistiques officielles en République centrafricaine.

La rencontre a également réuni les représentants des ministères sectoriels, des partenaires techniques et financiers ainsi que les principales institutions membres du Système Statistique National, traduisant l'engagement collectif autour de cette opération statistique d'envergure nationale.

Cette forte mobilisation institutionnelle illustre l'importance stratégique de la MICS7, appelée à devenir la principale source de données sociales de référence pour les prochaines années.

Créé par l'UNICEF en 1996, le programme international Multiple Indicator Cluster Surveys (MICS) est aujourd'hui reconnu comme l'une des principales sources mondiales d'informations sur les conditions de vie des enfants, des femmes et des ménages.

En République centrafricaine, cette septième édition intervient dans un contexte marqué par la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND 2024-2028), l'accélération du suivi des Objectifs de Développement Durable (ODD) et la nécessité de disposer de statistiques récentes, fiables et comparables pour accompagner les politiques publiques.

La MICS7 permettra notamment de produire des indicateurs de référence dans plusieurs domaines prioritaires :

  • la santé maternelle, néonatale et infantile ;
  • la nutrition ;
  • l'éducation ;
  • l'eau, l'hygiène et l'assainissement ;
  • la protection de l'enfant ;
  • la protection sociale ;
  • les conditions de vie des ménages ;
  • l'égalité entre les femmes et les hommes ;
  • l'accès aux services sociaux essentiels.

Les données issues de cette enquête constitueront un outil essentiel d'aide à la décision pour le Gouvernement, les collectivités, les partenaires techniques et financiers ainsi que les acteurs du développement.

L'UNICEF REAFFIRME SON APPUI AU GOUVERNEMENT

Dans son allocution d'ouverture, Mme Anita INGABIRE, Représentante Adjointe de l'UNICEF, a salué l'engagement constant du Gouvernement centrafricain dans le renforcement du système statistique national.

Elle a rappelé que la disponibilité de données statistiques fiables constitue une condition indispensable pour mieux comprendre les réalités auxquelles sont confrontées les populations les plus vulnérables, orienter efficacement les interventions publiques, mesurer les progrès réalisés et améliorer les conditions de vie des enfants et des femmes.

Elle a également réaffirmé l'engagement de l'UNICEF à accompagner l'ICASEES tout au long de la mise en œuvre de cette importante opération statistique.

Prenant la parole, M. Bienvenu Gustave SEMGAÏ, Président du Comité de pilotage, a souligné que la MICS7 représente une enquête essentielle pour la République centrafricaine.

Selon lui, les résultats permettront de disposer d'indicateurs de référence indispensables au suivi des politiques publiques dans des secteurs clés tels que la santé de la mère et de l'enfant, l'éducation, la nutrition, la protection sociale et les conditions de vie des ménages.

Il a insisté sur la nécessité de garantir :

  • une coordination efficace entre toutes les institutions concernées ;
  • le respect des standards méthodologiques internationaux ;
  • une mobilisation continue des partenaires ;
  • une collecte de données de haute qualité sur l'ensemble du territoire national.

Le Président du Comité de pilotage a invité l'ensemble des membres à maintenir une collaboration étroite afin d'assurer la réussite de cette opération nationale.

ORIENTATIONS STRATEGIQUES POSEES DES LA PREMIERE SESSION

Conformément à l'ordre du jour, les membres du Comité de pilotage ont examiné plusieurs points majeurs, notamment :

  • les objectifs et la méthodologie de l'enquête ;
  • l'état d'avancement des préparatifs techniques ;
  • l'architecture budgétaire de l'opération ;
  • les modalités de coordination institutionnelle ;
  • les orientations stratégiques destinées à garantir la réussite de la MICS7.

Les échanges ont permis de consolider la coordination entre les différentes institutions impliquées et de définir les prochaines étapes devant conduire au démarrage effectif des opérations de terrain.

FINANCEMENT, MOBILISATION A POURSUIVRE

La question du financement a occupé une place importante au cours des échanges. Comme rappelé lors de l'annonce officielle du lancement de la MICS7, le budget global de l'enquête est estimé à 3 531 513 dollars américains, soit environ 1 942 332 190 FCFA.

A ce stade, 2 000 000 de dollars américains, représentant près de 1,1 milliard de FCFA, ont déjà été mobilisés grâce à l'appui de l'UNICEF et des partenaires techniques et financiers, permettant d'engager les premières activités préparatoires.

Toutefois, un besoin de financement résiduel de 1 531 513 dollars américains, soit environ 842 332 190 FCFA, demeure à mobiliser afin d'assurer la mise en œuvre intégrale de l'enquête sur l'ensemble du territoire national, dans le respect des normes méthodologiques internationales, du calendrier opérationnel et des exigences de qualité qui caractérisent le programme MICS.

La mobilisation de ce financement complémentaire constituera un facteur déterminant pour garantir la couverture nationale de l'opération et produire des données statistiques fiables, désagrégées et comparables au niveau international.

Au-delà des questions de financement, plusieurs défis techniques ont été identifiés comme prioritaires pour assurer le succès de la MICS7.

Il s'agira notamment de :

  • garantir une représentativité statistique nationale malgré les contraintes d'accès à certaines localités ;
  • renforcer la communication communautaire afin de limiter les non-réponses et favoriser l'adhésion des populations ;
  • assurer une formation de haut niveau des agents enquêteurs, des superviseurs et des contrôleurs ;
  • mettre en place un dispositif permanent d'assurance qualité à toutes les étapes de l'enquête ;
  • harmoniser les outils de collecte, les procédures et les méthodes conformément aux standards internationaux du programme MICS.

Ces priorités permettront de garantir la fiabilité, la comparabilité et la qualité des données qui seront produites.

La première réunion du Comité de pilotage marque une étape décisive dans le processus de préparation de la MICS7. Au-delà de son caractère organisationnel, elle consacre l'engagement renouvelé du Gouvernement centrafricain, de l'ICASEES, de l'UNICEF et de l'ensemble des partenaires en faveur d'une production statistique de qualité, indispensable à la conception, au suivi et à l'évaluation des politiques publiques.

Les prochaines étapes porteront notamment sur la finalisation des outils méthodologiques, la mobilisation des ressources complémentaires, la préparation des opérations de terrain ainsi que le renforcement des capacités des équipes techniques et des agents de collecte.

En conduisant cette opération d'envergure nationale, l'ICASEES réaffirme son rôle d'institution nationale de référence en matière de statistique publique, au service d'une gouvernance fondée sur des données probantes, de la transparence et du développement durable en République centrafricaine.

La tenue de cette première session du Comité de pilotage ouvre ainsi une nouvelle phase de préparation de la MICS7. Elle traduit la volonté commune des autorités nationales et de leurs partenaires de doter le pays de données sociales robustes, indispensables pour mieux planifier les politiques publiques, renforcer l'efficacité des interventions et améliorer durablement les conditions de vie des populations centrafricaines.

Crédits photos : Service Communication du MEPCI

Rédaction :
Appolinaire GODOM OUALOU
Webmaster – ICASEES
Point focal et Administrateur ODIN/ODP de la République centrafricaine


ICASEES : Le demenagement progressif se prepare pour accompagner la construction du futur immeuble R+5

Bangui, le 20 août 2026 - Annexe de l’ICASEES, secteur Marabena, 4ᵉ arrondissement

Dans le cadre de la modernisation de ses infrastructures et de l’amélioration des conditions de travail de son personnel, l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES) amorce une nouvelle étape importante : la préparation de son déménagement progressif vers ses locaux annexes, en prélude aux travaux de construction de son futur immeuble R+5.

Cette opération s’inscrit dans la dynamique de transformation engagée par l’ICASEES avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, notamment dans le cadre du Projet d’harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre – Seconde phase (HISWACA-SOP 2), financé par la Banque mondiale.

Le projet de construction du futur immeuble R+5 de l’ICASEES constitue l’un des investissements structurants destinés à renforcer durablement les capacités institutionnelles et opérationnelles de l’Institut.

Comme évoqué dans les précédentes communications consacrées à ce projet, le processus a franchi plusieurs étapes, notamment la préparation technique, les procédures de passation des marchés, les appels d’offres, l’évaluation des soumissions et la sélection du soumissionnaire retenu, conformément aux procédures applicables au projet.

La prochaine phase nécessite désormais la libération progressive de certaines emprises du site actuel, notamment des bâtiments appelés à être démolis afin de permettre le démarrage effectif des travaux.

Cette perspective impose à l'ICASEES d'organiser, avec méthode et anticipation, le déplacement temporaire des services concernés.

Il ne s'agit donc pas d'un simple changement de bureaux, mais d'une opération institutionnelle majeure nécessitant une planification rigoureuse, afin de garantir la continuité des activités statistiques et administratives de l'Institut pendant la période des travaux.

COMITE DES DIRECTEURS MOBILISE AUTOUR DU DG

C'est dans cette perspective que le Comité des directeurs de l'ICASEES, conduit par le Directeur général, M. Blaise Bienvenu ALI, accompagné de Spécialiste en Passation des Marchés (SPM) Madame Olga NAMKIANGA, de plusieurs cadres et consultants, a effectué, ce mercredi 20 août 2026, une visite de travail dans l'immeuble annexe de l'Institut situé à proximité du rond-point Marabena, dans le 4ᵉ arrondissement de Bangui.

Cette visite avait principalement pour objectif d'évaluer les capacités d'accueil des locaux et de procéder à une première organisation de l'occupation des bureaux.

Les responsables de l'Institut ont ainsi examiné les différentes possibilités d'aménagement, la répartition des espaces disponibles et les conditions permettant d'accueillir progressivement les différentes structures et catégories de personnel.

L'objectif est clair : anticiper le déménagement plutôt que de le subir, en préparant suffisamment tôt l'installation de chaque direction, service et unité.

A l'issue de la visite, les premières orientations relatives à l'affectation des espaces ont été arrêtées.

Chaque directeur connaît désormais le bureau qui lui est destiné, ainsi que les espaces prévus pour les chefs de service et les cadres relevant de leurs structures respectives.

Une attention particulière est également accordée aux consultants, stagiaires, personnels d'appui et autres collaborateurs qui participent quotidiennement à la mise en œuvre des programmes et activités de l'ICASEES.

Cette démarche vise à éviter une rupture dans le fonctionnement des services et à maintenir, autant que possible, les conditions nécessaires à la réalisation des missions de l'Institut.

Au cours de cette visite, le Directeur général, M. Blaise Bienvenu ALI, a souligné que le processus de déménagement était désormais engagé.

« Le déménagement est déjà lancé. Chaque direction doit désormais se préparer, dans l'attente des directives qui permettront d'organiser le déplacement de manière ordonnée. »

Cette orientation traduit la volonté de la Direction générale de conduire cette transition avec anticipation, coordination et responsabilité.

Le déménagement sera ainsi réalisé progressivement, en fonction de l'évolution du chantier et des besoins de libération des espaces concernés.

Les services seront appelés à préparer leurs équipements, documents, archives et matériels de travail afin de faciliter leur transfert dans les meilleures conditions.

PRESERVER LA CONTINUITE DU SERVICE STATISTIQUE

L'enjeu dépasse largement la seule question immobilière.

L'ICASEES assure des missions essentielles pour le Système statistique national (SSN). Il produit, centralise, analyse et diffuse des données nécessaires à la connaissance de la situation économique et sociale de la République centrafricaine.

Ses activités couvrent notamment les statistiques économiques et sociales, les comptes nationaux, les recensements, les enquêtes auprès des ménages, les statistiques sectorielles ainsi que la gestion et la diffusion des données statistiques.

L'Institut développe également progressivement son écosystème numérique de données à travers plusieurs plateformes et outils, notamment l'Archive nationale de données (NADA), le Portail des données ouvertes (ODP RCA) et les dispositifs liés à ODIN, contribuant ainsi à améliorer l'accessibilité et la valorisation des données statistiques publiques.

La préparation du déménagement doit donc impérativement tenir compte de cette dimension numérique et documentaire.

La protection des archives, la continuité des bases de données, la disponibilité des équipements informatiques, la connectivité et la sécurité des documents constituent autant de paramètres qui devront accompagner le processus.

Le futur immeuble R+5 ne représente pas uniquement un nouveau bâtiment administratif.

Il constitue une composante visible d'une transformation plus large de l'ICASEES et de son environnement de travail.

A travers le projet HISWACA-SOP 2, l'appui de la Banque mondiale vise notamment à contribuer au renforcement des systèmes statistiques, à l'amélioration de la qualité des données et au développement des capacités institutionnelles nécessaires à la production de statistiques fiables, régulières et accessibles.

Dans cette dynamique, la construction d'infrastructures adaptées doit accompagner la modernisation des méthodes de travail, le renforcement des compétences et la transformation numérique de l'Institut.

Le futur immeuble devra ainsi offrir un environnement plus adapté aux exigences actuelles d'une institution statistique moderne : espaces de travail fonctionnels, conditions améliorées pour les équipes techniques, espaces de réunion et de formation, ainsi qu'un cadre permettant de renforcer la collaboration entre les différentes structures de l'Institut.

Le déménagement concerne l'ensemble de la communauté de travail de l'ICASEES.

Cadres, directeurs, chefs de service, nouveaux agents intégrés, stagiaires, consultants et personnels d'appui seront progressivement concernés par cette réorganisation spatiale.

La Direction générale appelle ainsi l'ensemble du personnel à faire preuve de compréhension, de disponibilité et d'esprit d'équipe durant cette période de transition.

Cette étape pourra occasionner quelques changements dans les habitudes de travail, mais elle doit surtout être considérée comme une étape transitoire vers de meilleures conditions de travail et une infrastructure institutionnelle plus adaptée.

La visite de l'annexe de Marabena marque ainsi une étape concrète dans la préparation du futur chantier.

Après les différentes étapes administratives et techniques liées à la passation du marché, la phase de préparation physique du site commence progressivement à prendre forme.

Pour l'ICASEES, le message est donc simple : le changement est en marche.

Le déménagement préparatoire, la libération progressive des emprises, la construction du futur R+5 et la modernisation des outils de production et de diffusion statistique participent d'une même ambition : doter la République centrafricaine d'un Institut national de statistique plus moderne, plus performant, mieux organisé et davantage en mesure de répondre aux besoins croissants en données fiables pour éclairer la décision publique.

La transformation de l'ICASEES ne se construit donc pas uniquement avec du béton et des bureaux. Elle se construit également avec des données de qualité, des compétences renforcées, des outils numériques modernes et surtout des femmes et des hommes engagés au service de la statistique publique centrafricaine.

Crédits photos : Service de Communication de l'ICASEES

Rédaction :
Appolinaire GODOM OUALOU
Webmaster – ICASEES
Point focal et administrateur ODIN/ODP RCA


Procès-Verbal de la séance publique d'ouverture des offres première enveloppe – Parties techniques travaux de construction d'un immeuble R+5 pour le siège de l'ICASEES à Bangui

Dans le cadre de la procédure de passation du marché relatif aux travaux de construction d’un immeuble R+5 pour le siège de l’ICASEES à Bangui, l’ICASEES met à la disposition du public et des soumissionnaires le procès-verbal de la séance publique d’ouverture des offres – première enveloppe (parties techniques). Ce document présente les éléments issus de la séance publique d’ouverture des offres techniques.

📁 Document à télécharger
Procès-verbal de la séance publique d’ouverture des offres – Première enveloppe (Parties techniques)

Source :
ICASEES

Crédits :
Passation des Marchés du projet HISWACA SOP 2

Rédaction et publication :
Appolinaire GODOM OUALOU
Webmaster – ICASEES
Point Focal et Administrateur ODIN/ODP RCA


ICASEES : Lancement officiel des travaux du Comité de pilotage de la MICS7 en République centrafricaine

Bangui, le 18 août 2026

L'Institut Centrafricain des Statistiques et des Eudes Economiques et Sociales (ICASEES) annonce la tenue, le 21 août 2026, de la première session du Comité de pilotage de la septième édition de l'Enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS7), une étape majeure dans le renforcement du système statistique national et de la production de données sociales en République centrafricaine.

Placée sous la présidence du Chargé de mission en matière de statistique, Président du Comité de pilotage, sur autorisation de Son Excellence Monsieur le Ministre de l'Economie, du Plan et de la Coopération Internationale, cette première session marquera le lancement officiel du processus opérationnel de cette enquête nationale de référence.

Coordonnée par l'ICASEES avec l'appui de ses partenaires, la MICS7 mobilisera les ministères sectoriels, les partenaires techniques et financiers ainsi que l'ensemble des acteurs du Système statistique national autour d'un objectif commun : produire des données fiables, désagrégées et conformes aux normes internationales afin d'éclairer les politiques publiques et de renforcer la prise de décision fondée sur des données probantes.

LA MICS7, UNE ENQUETE STRATEGIQUE POUR LE DEVELOPPEMENT

Depuis sa création par l'UNICEF en 1996, le programme MICS est devenu l'une des principales sources internationales de données sur la situation des enfants, des femmes et des ménages.

En République centrafricaine, cette septième édition intervient dans un contexte marqué par la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND) 2024-2028, le suivi des Objectifs de Développement Durable (ODD) et la nécessité de disposer de statistiques récentes et de qualité pour mesurer les progrès accomplis dans les domaines de la santé, de l'éducation, de la nutrition, de la protection sociale, de l'eau, de l'assainissement, de la protection de l'enfant et de l'égalité entre les sexes.

La MICS7 constituera ainsi un outil essentiel pour accompagner les politiques publiques, renforcer la gouvernance et répondre aux besoins croissants en données statistiques fiables.

UNE PREMIERE SESSION CONSACREE AUX ORIENTATIONS STRATEGIQUES

Les membres du Comité de pilotage examineront notamment :

  • les objectifs et la méthodologie de l'enquête ;
  • l'état d'avancement des préparatifs ;
  • l'architecture budgétaire de l'opération ;
  • les orientations stratégiques destinées à garantir la réussite de la MICS7.

Cette rencontre permettra également de consolider la coordination entre les différentes institutions impliquées et de renforcer l'engagement des partenaires autour de cette opération statistique d'envergure nationale.

UN FINANCEMENT A CONSOLIDER

Le budget global de la MICS7 est estimé à 3 531 513 dollars américains, soit 1 942 332 190 FCFA.

À ce jour, 2 000 000 de dollars américains (environ 1,1 milliard de FCFA) ont déjà été mobilisés.

Il reste un besoin de financement de 1 531 513 dollars américains, soit 842 332 190 FCFA, dont la mobilisation demeure indispensable pour assurer la pleine réalisation de l'enquête sur l'ensemble du territoire national dans le respect des exigences méthodologiques et du calendrier prévu.

DES DEFIS TECHNIQUES MAJEURS

La réussite de la MICS7 reposera également sur plusieurs priorités techniques, notamment :

  • garantir une représentativité statistique nationale malgré les contraintes d'accès à certaines localités ;
  • renforcer la communication communautaire afin de limiter les non-réponses ;
  • assurer une formation de haut niveau des agents de collecte et des superviseurs ;
  • mettre en place un dispositif permanent d'assurance qualité ;
  • harmoniser les outils et les méthodes conformément aux standards internationaux.

La première session du Comité de pilotage du 21 août 2026 ouvrira officiellement les travaux préparatoires de la MICS7 et constituera une étape déterminante vers la réalisation de cette enquête stratégique.

À travers cette initiative, l'ICASEES réaffirme son engagement à produire des statistiques officielles de qualité, au service de la planification, de l'évaluation des politiques publiques et du développement durable en République centrafricaine.

 

Rédaction :
Appolinaire GODOM OUALOU
Webmaster – ICASEES
Point focal et Administrateur ODIN/ODP de la République centrafricaine


ICASEES : la COSUMAF, l'OCDE-INFE et l'ICASEES renforcent leur partenariat pour l'évaluation de l'éducation financière et du bien-être des adultes en République centrafricaine

Bangui, le 15 août 2026

Dans le cadre du renforcement de la culture financière en Afrique centrale, la Commission de Surveillance du Marché Financier de l'Afrique Centrale (COSUMAF), en partenariat avec le Réseau international de l'OCDE sur l'éducation financière (OCDE-INFE) et avec l'appui technique de l'Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES), organisent une enquête sur l'éducation financière et le bien-être financier des adultes âgés de 18 à 79 ans dans le Grand Bangui.

A cet effet, une session de formation des enquêteurs se tient à Bangui du 15 au 16 août 2026, marquant le lancement opérationnel d'une enquête d'envergure internationale dont les résultats contribueront à orienter les politiques publiques en matière d'inclusion financière, de protection des consommateurs et de développement des marchés financiers.

Créée au début des années 2000 dans le cadre du processus d'intégration financière de la Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC), la Commission de Surveillance du Marché Financier de l'Afrique Centrale (COSUMAF) est l'autorité communautaire chargée de la régulation, de la supervision et du développement du marché financier régional. Basée à Libreville, elle veille à la protection de l'épargne investie en valeurs mobilières, à la transparence et à la diffusion de l'information financière, à la protection des investisseurs ainsi qu'au bon fonctionnement, à l'intégrité et au développement du marché financier unifié de la CEMAC, organisé autour de la Bourse des Valeurs Mobilières de l'Afrique Centrale (BVMAC).

Par son action, la COSUMAF contribue au renforcement de la stabilité financière, à la mobilisation de l'épargne au service du financement des économies de la sous-région et à la promotion d'un marché financier moderne, transparent et inclusif. Dans cette dynamique, la promotion de l'éducation financière constitue l'un des axes stratégiques majeurs de son Plan stratégique 2024-2028, visant à améliorer les connaissances financières des populations, à renforcer la confiance des investisseurs et à favoriser une participation accrue des citoyens au développement du marché financier régional.

Au cours des dernières années, la COSUMAF a intensifié ses actions de sensibilisation à travers des campagnes d'information, la Semaine Internationale de l'Investisseur CEMAC, les Olympiades du Marché Financier, des webinaires et plusieurs initiatives destinées à renforcer la culture financière des populations des six États membres de la CEMAC. Cette stratégie vise à permettre aux citoyens de mieux comprendre les produits financiers, d'épargner de manière responsable, de se protéger contre les fraudes et de prendre des décisions financières éclairées.

En République centrafricaine, cette enquête représente une étape importante dans la connaissance des comportements financiers des ménages.

Elle permettra notamment de mesurer :

  • le niveau de connaissances financières des adultes ;
  • les comportements en matière d'épargne, de crédit et d'investissement ;
  • les habitudes de gestion budgétaire des ménages ;
  • le niveau de bien-être financier des populations ;
  • l'utilisation des services financiers formels et numériques ;
  • les disparités selon le sexe, l'âge et les caractéristiques socio-économiques.

Les informations collectées constitueront une base essentielle pour élaborer des politiques nationales favorisant l'inclusion financière, le développement de produits financiers adaptés aux besoins des populations et le renforcement de la protection des consommateurs.

L'OCDE-INFE : UNE METHODOLOGIE RECONNUE AU NIVEAU INTERNATIONAL

Le questionnaire utilisé est celui développé par le Réseau international de l'OCDE sur l'éducation financière (OCDE-INFE), référence mondiale en matière de mesure de la culture financière.

Depuis sa création, le réseau OCDE-INFE accompagne plus d'une centaine de pays dans la conception de stratégies nationales d'éducation financière, l'élaboration d'indicateurs comparables au niveau international et la mesure du bien-être financier des populations. Les résultats de cette enquête permettront ainsi à la République centrafricaine de disposer d'indicateurs comparables avec ceux des autres pays participant aux travaux de l'OCDE-INFE.

LA FORMATION DES ENQUETEURS

Avant le démarrage de la collecte, les enquêteurs bénéficient d'une formation intensive de deux jours portant sur :

  • les objectifs de l'enquête ;
  • la méthodologie d'échantillonnage ;
  • les techniques d'entretien avec les ménages ;
  • les règles d'éthique, de confidentialité et de protection des données ;
  • les procédures de contrôle qualité ;
  • l'utilisation des outils numériques de collecte.

Cette phase est indispensable pour garantir une compréhension uniforme du questionnaire et assurer la fiabilité des données qui seront produites.

UNE ENQUETE DIFFERENTE DES OPERATIONS DU RGPH-4 ET DE L'EHCVM-2

Bien que cette enquête mobilise également des équipes de collecte utilisant des outils numériques, elle se distingue clairement des grandes opérations statistiques récemment conduites par l'ICASEES.

Contrairement aux Agents Recenseurs (AR) du Quatrième Recensement Général de la Population et de l'Habitation (RGPH-4), dont la mission principale consistait à dénombrer de manière exhaustive toutes les personnes, tous les ménages et toutes les habitations du territoire national, les enquêteurs de cette opération interviennent sur un échantillon représentatif et administrent un questionnaire spécialisé portant exclusivement sur les connaissances, les attitudes, les comportements et le bien-être financiers des adultes.

De même, cette enquête diffère de l'Enquête Harmonisée sur les Conditions de Vie des Ménages (EHCVM-2), qui vise principalement à mesurer le niveau de vie, la pauvreté, les dépenses, la consommation et les conditions socio-économiques des ménages. Ici, l'accent est mis sur la capacité des individus à gérer leurs ressources financières, à planifier leurs dépenses, à épargner, à emprunter de manière responsable et à utiliser les services financiers disponibles.

Cette spécialisation exige des enquêteurs une parfaite maîtrise des concepts financiers, des techniques d'entretien et des exigences méthodologiques propres au dispositif OCDE-INFE.

En tant qu'organe officiel du Système Statistique National, l'ICASEES joue un rôle central dans la mise en œuvre de cette enquête en République centrafricaine.

L'Institut met à la disposition du projet son expertise reconnue dans l'organisation des grandes opérations statistiques nationales, notamment en matière de planification, de cartographie statistique, de formation des agents, de collecte assistée par tablette (CAPI), de contrôle de qualité, de traitement des données et de diffusion des résultats.

Fort de l'expérience acquise lors du RGPH-4, de l'EHCVM-2, des enquêtes MICS, des enquêtes agricoles et de nombreuses autres opérations statistiques nationales, l'ICASEES assure la coordination technique de la collecte et veille au strict respect des standards internationaux de qualité statistique.

Par cette collaboration avec la COSUMAF et l'OCDE-INFE, l'ICASEES confirme une nouvelle fois son rôle de partenaire stratégique au service de la production de statistiques officielles fiables, comparables et utiles à la prise de décision publique, au développement économique et au renforcement de l'intégration régionale.

Les résultats de cette enquête contribueront à mieux comprendre les besoins des populations en matière d'éducation financière et constitueront un levier important pour la mise en œuvre de politiques publiques favorisant une inclusion financière durable, une meilleure protection des consommateurs et le développement du marché financier en République centrafricaine et dans l'ensemble de la sous-région CEMAC.

Les détails de cette enquête ainsi que le déroulement des opérations de collecte seront communiqués dans nos prochaines publications.

 

 

Crédit rédactionnel :
GODOM OUALOU Appolinaire
Webmaster – ICASEES
Point Focal et Administrateur ODIN/ODP RCA


ICASEES : Ouverture publique des offres techniques pour la construction de l’immeuble R+5 de l’ICASEES

Bangui, le 10 août 2026 – Salle de conférence de la Direction Générale de l’ICASEES

Une étape importante du processus de passation des marchés relatif à la construction du futur siège de l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES) a été franchie ce lundi 10 août 2026, avec la tenue de la séance d’ouverture publique des offres techniques relatives aux travaux de construction de l’immeuble R+5 destiné à abriter le futur siège de l’Institut à Bangui.

Cette séance s’inscrit dans le cadre du Projet d’Harmonisation et d’Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (HISWACA-SOP 2), financé par la Banque mondiale à travers l’Association internationale de développement (IDA).

La cérémonie d’ouverture a été présidée par M. Gustave Junior SEREMANDJI, Directeur des Systèmes d’Information (DSI) et Directeur Technique Adjoint du RGPH-4, représentant la Direction Générale de l’ICASEES.

L’ouverture publique des offres techniques constitue une étape majeure du processus engagé pour la réalisation de cette infrastructure.

Le processus avait débuté le 12 juin 2026, avec le lancement de l’Appel d’Offres International relatif aux travaux de construction du futur immeuble R+5 de l’ICASEES.

Plusieurs étapes ont ensuite été franchies, notamment la publication d’addenda, la mise à disposition de documents complémentaires, la tenue d’une conférence de présentation et de clarification avec les entreprises intéressées ainsi que la visite du site destiné à accueillir le futur siège.

PARMI LES PRINCIPALES ETAPES DU PROCESSUS FIGURENT :

  • 12 juin 2026 : lancement officiel de l’Appel d’Offres International ;
  • 22 juin 2026 : publication de l’Addendum n°1 ;
  • 23 juin 2026 : publication complémentaire de documents relatifs au projet ;
  • 26 juin 2026 : conférence de présentation et de clarification avec les entreprises intéressées ;
  • 26 juin 2026 : visite du site destiné à accueillir le futur siège ;
  • 27 juin – 3 juillet 2026 : consolidation des questions, réponses et documents techniques ;
  • 3 juillet 2026 : formalisation et publication du procès-verbal relatif aux échanges avec les soumissionnaires ;
  • 6 juillet 2026 : présentation officielle du projet ;
  • 14/15 juillet 2026 : publication de l’Addendum n°2 et prorogation de la date limite de remise des offres ;
  • 24 juillet 2026 : mise à disposition de documents complémentaires, notamment les plans et pièces techniques ;
  • 3 août 2026 : publication de l’Addendum n°3 ;
  • 3 août 2026 : mise à disposition de la version numérique du DAO ;
  • 3 au 9 août 2026 : période consacrée à la finalisation des offres par les soumissionnaires ;
  • 10 août 2026 à 13h30 : échéance finale de remise des offres et ouverture publique des plis.

Cette succession d’étapes témoigne de l’attention portée à l’information des soumissionnaires et au respect du processus prévu dans le dossier d’appel d’offres.

SEPT OFFRES REÇUES DANS LE DELAI

Au cours de la séance d’ouverture publique, la commission a constaté la réception de sept (7) offres dans le délai imparti.

La grille d’ouverture fait ressortir les éléments suivants :

  • 7 offres reçues dans le délai ;
  • 0 notification de retrait ;
  • 0 offre de remplacement ;
  • 0 modification reçue ;
  • 0 offre reçue hors délai.

Ces éléments ont été consignés dans les documents officiels d’ouverture conformément aux dispositions prévues par la procédure.

La séance s’est déroulée suivant une procédure à deux enveloppes, avec une première phase consacrée aux offres techniques. Les éléments financiers restent ainsi sécurisés conformément aux dispositions du dossier d’appel d’offres, avant leur ouverture à l’issue des différentes étapes d’évaluation applicables.

La garantie d’offre exigée dans le cadre de cette procédure est fixée à 100 000 000 FCFA.

Plusieurs responsables et cadres ont pris part à cette étape du processus.

Outre M. Gustave Junior SEREMANDJI, Directeur du Système Informatique de l’ICASEES et Président de la commission, qui a assuré l’ouverture de la séance et la présentation du programme des travaux, la procédure a bénéficié de l’appui de Mme Olga NAMKIANGA, Spécialiste en Passation des Marchés du Projet HISWACA-SOP 2 et Rapporteur général, ainsi que de plusieurs responsables et cadres mobilisés de l’ICASEES.

Parmi les personnes présentes figuraient notamment M. Rock GREKOYASSI, Contrôleur financier auprès de l’ICASEES, Mme Dorcas GOUNEGOUNE, Chef de Service de la Passation des Marchés de l’ICASEES, M. François BATAWALIGBA, Spécialiste en Sauvegarde Environnementale du Projet HISWACA-SOP 2, ainsi que M. Roger YELE, Directeur de la Comptabilité Nationale et des Prévisions Économiques.

La commission comptait également M. Guy Paul YOUNOUKOUYOU et M. Alain MALIGA, tous deux Assistants Spécialistes en Passation des Marchés du Projet HISWACA-SOP 2 et Rapporteurs adjoints, aux côtés des autres membres de la commission et des personnes mobilisées pour cette étape importante de la procédure.

La diversité des profils réunis autour de cette opération témoigne de la volonté de l’ICASEES d’assurer une procédure structurée, transparente et conforme aux exigences applicables en matière de passation des marchés, dans le cadre de la mise en œuvre des activités du Projet HISWACA-SOP 2.

.UNE SEANCE CONSACREE EXCLUSIVEMENT AUX OFFRES TECHNIQUES

Au cours de la séance, le programme détaillé de la procédure a été présenté aux participants.

La représentante du projet a notamment rappelé que cette session était consacrée à l’ouverture des offres techniques, étape préalable à la poursuite du processus et, ultérieurement, à l’ouverture des offres financières des soumissionnaires répondant aux exigences de la procédure.

L’objectif immédiat était donc de procéder à l’ouverture formelle des plis, à l’enregistrement des opérations, à la vérification des éléments requis et à la consignation des observations factuelles dans les documents officiels.

Cette démarche vise notamment à garantir la transparence, l’égalité de traitement des soumissionnaires et la traçabilité des opérations réalisées dans le cadre de la procédure.

La construction du futur immeuble R+5 constitue un investissement important pour l’ICASEES.

Cette infrastructure est appelée à offrir à l’Institut un cadre de travail adapté à ses différentes missions, notamment la production, la coordination, l’analyse et la diffusion de l’information statistique.

Elle devra également accompagner les activités liées aux grandes opérations statistiques nationales, à la gestion des bases de données, à la diffusion numérique des statistiques et au développement des capacités techniques et opérationnelles de l’Institut.

Le futur siège s’inscrit ainsi dans la dynamique de modernisation progressive de l’ICASEES et du Système Statistique National.

UNE NOUVELLE ETAPE AVANT L’EVALUATION DES OFFRES

L’ouverture publique du 10 août 2026 ne constitue pas la fin du processus. Elle marque le début d’une nouvelle phase consacrée à l’examen et à l’évaluation des offres, conformément aux critères et dispositions prévus dans le dossier d’appel d’offres.

Les différentes opérations seront documentées et feront l’objet des procès-verbaux et instruments de suivi prévus par la procédure.

A l’issue des étapes d’évaluation applicables, le processus se poursuivra conformément aux règles de passation des marchés en vigueur.

Pour l’ICASEES, cette nouvelle étape rapproche progressivement l’Institut de la réalisation de son futur siège, une infrastructure appelée à accompagner durablement ses missions au service de la statistique officielle en République centrafricaine.

Avec l’appui financier de la Banque mondiale, à travers le Projet HISWACA-SOP 2, l’ICASEES poursuit ainsi la mise en œuvre de ce projet dans le respect des procédures applicables.

Crédit rédactionnel

GODOM OUALOU Appolinaire
Webmaster – ICASEES
Point Focal et Administrateur ODIN/ODP RCA


ICASEES : La Journée Internationale des Peuples Autochtones célébrée à Pissa autour de l’inclusion et de la reconnaissance des droits

Pissa, village Kpékéto, le 09 août 2026

A l’occasion de la Journée Internationale des Peuples Autochtones, célébrée chaque année le 9 août, l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES) a été représenté, ce dimanche 09 août 2026, au village Kpékéto, dans la commune de Pissa, préfecture de la Lobaye, à l’invitation de l’Organisation Vision Positive pour les Femmes en Afrique (OVPFA).

Cette journée internationale constitue un moment privilégié de sensibilisation, de dialogue et de mobilisation en faveur des droits, de la dignité, de la culture et de la participation des Peuples Autochtones au développement. Instituée par les Nations Unies, elle est célébrée chaque 9 août afin de mettre en lumière les contributions des Peuples Autochtones, leurs cultures et leurs droits, ainsi que les défis auxquels ils demeurent confrontés.

En République centrafricaine, cette célébration revêt une importance particulière au regard de la nécessité de renforcer l’inclusion des communautés autochtones dans les politiques publiques, les programmes de développement et les processus de production des données statistiques nécessaires à une meilleure connaissance de la population.

La rencontre organisée à Kpékéto était placée sous le thème : « Promouvoir les droits, la dignité, la culture et l’inclusion des peuples autochtones AKA pour un développement durable ».

L’ICASEES y a été représenté par Madame Dorcas GOUNEGOUNE, Chef de Service de Passation des Marchés et Responsable des Peuples Autochtones à l’ICASEES, invitée officielle de l’Organisation Vision Positive pour les Femmes en Afrique (OVPFA).

La cérémonie a réuni des membres de la communauté locale, des représentants des populations autochtones, notamment les communautés Aka et Bayaka, ainsi que plusieurs personnalités et représentants des institutions publiques. Parmi les participants figuraient notamment le représentant du ministre en charge de l’Économie numérique et celui du ministre en charge des Arts et de la Culture représenté par le Chargé de Mission des Arts et Culture M. Philippe BOKOULA.

Dans son intervention, Madame Dorcas GOUNEGOUNE a présenté l’importance accordée par l’ICASEES à la promotion de l’inclusion sociale et à la prise en compte effective des Peuples Autochtones dans les opérations statistiques nationales.

Elle a particulièrement mis en avant les enseignements tirés de l’implication des Peuples Autochtones et des Peuls dans le processus du Quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH-4), notamment à travers leur participation au dénombrement numérique.

Le dénombrement numérique constitue une évolution majeure dans la modernisation des opérations de recensement. Au-delà de l’introduction des outils numériques, l’expérience du RGPH-4 a également mis en évidence l’importance de disposer d’une approche inclusive permettant de mieux prendre en compte les différentes composantes de la population centrafricaine, y compris les communautés autochtones.

La représentativité des Peuples Autochtones et des Peuls dans le processus de dénombrement constitue ainsi un enjeu essentiel pour la qualité et l’exhaustivité des données produites. Leur participation permet de rapprocher l’opération statistique des réalités vécues sur le terrain, de faciliter le dialogue avec les communautés et de contribuer à une meilleure couverture des populations parfois difficiles à atteindre par les dispositifs classiques de collecte.

Cette démarche s’inscrit également dans l’esprit de la Norme Environnementale et Sociale n°7 (NES7) de la Banque mondiale, consacrée aux Peuples Autochtones/Communautés locales traditionnelles d’Afrique subsaharienne historiquement défavorisées. La NES7 vise notamment à garantir le respect des droits humains, de la dignité, de l’identité, de la culture et des moyens de subsistance des Peuples Autochtones, tout en favorisant leur participation et leur accès équitable aux bénéfices du développement d’une manière culturellement appropriée et inclusive.

Dans cette perspective, l’expérience du RGPH-4 apparaît comme une illustration concrète de la nécessité de renforcer la participation des communautés concernées dans les opérations statistiques. Pour l’ICASEES, produire des statistiques de qualité signifie également veiller à ce que chaque composante de la population soit visible dans les données et puisse contribuer au processus de production de l’information statistique.

Cette approche prend une dimension particulière dans le cadre du Projet d’Harmonisation et d’Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre, deuxième phase (HISWACA-SOP 2), financé par la Banque mondiale. Le projet contribue au renforcement des systèmes statistiques et à l’amélioration de la disponibilité de données fiables nécessaires à la planification, au suivi des politiques publiques et à la prise de décision.

L’engagement en faveur de l’inclusion des Peuples Autochtones rejoint ainsi une préoccupation centrale de la statistique officielle : ne laisser aucune communauté en dehors du champ de l’observation statistique. La qualité d’un recensement ne se mesure pas uniquement au nombre de personnes dénombrées, mais également à la capacité du dispositif à atteindre les différentes communautés, à respecter leurs spécificités et à garantir leur représentation dans les données produites.

La Journée Internationale des Peuples Autochtones offre également l’occasion de rappeler que les communautés autochtones détiennent des savoirs, des pratiques et des patrimoines culturels qui contribuent à la richesse du pays et à la préservation des ressources naturelles. Les Nations Unies soulignent d’ailleurs le rôle important des Peuples Autochtones dans la conservation de la biodiversité et dans la transmission de connaissances et de pratiques adaptées à leurs territoires.

A Kpékéto, cette célébration aura donc permis de créer un espace de dialogue autour de plusieurs enjeux essentiels : droits, dignité, culture, inclusion, participation communautaire et développement durable.

Pour l’ICASEES, elle constitue surtout une occasion de réaffirmer un principe fondamental : une statistique nationale de qualité doit être une statistique qui donne une visibilité à toutes les composantes de la population centrafricaine.

Dans cette dynamique, l’Institut entend poursuivre ses efforts pour renforcer la prise en compte des Peuples Autochtones et des Peuls dans les opérations statistiques, améliorer leur participation aux processus de collecte et contribuer, à travers des données fiables et désagrégées lorsque cela est pertinent et possible, à une meilleure connaissance de leurs conditions de vie et de leurs besoins.

L’ICASEES remercie l’Organisation Vision Positive pour les Femmes en Afrique (OVPFA) pour son invitation et l’ensemble des participants pour leur mobilisation en faveur de la promotion des droits, de la dignité, de la culture et de l’inclusion des Peuples Autochtones.

Cette célébration rappelle enfin que derrière chaque chiffre se trouve une personne, une famille, une communauté et une histoire. Faire en sorte que chacune et chacun puisse être correctement pris en compte dans les statistiques nationales, c’est aussi contribuer à construire un développement plus équitable, plus inclusif et plus durable pour la République centrafricaine.

Crédits photos : Madame Dorcas GOUNEGOUNE

Crédit rédactionnel :
GODOM OUALOU Appolinaire
Webmaster – ICASEES
Point Focal et Administrateur ODIN/ODP RCA


ICASEES : Publication de l’aide-mémoire sur les travaux de rebasage du PIB, base 2019 selon le SCN 2008

Mission conjointe d’examen des résultats par les partenaires techniques et les pairs

L’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES) met à la disposition du public l’Aide-mémoire relatif aux travaux de rebasage du Produit intérieur brut (PIB) de la République centrafricaine, base 2019 selon le Système de comptabilité nationale 2008 (SCN 2008).

Ce document rend compte des travaux de la mission conjointe d’examen des résultats par les partenaires techniques et les pairs, organisée par l’ICASEES du 13 au 18 février 2023 à Boali Chutes. Cette mission avait pour objectif d’examiner les résultats préliminaires issus du changement d’année de base des comptes nationaux de la République centrafricaine, notamment les sources de données mobilisées, les méthodes appliquées et les calculs effectués.

La mission s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de Données Nécessaires à la Prise de Décision (PDNPD), financé par la Banque mondiale, qui prévoyait notamment la mise en œuvre du Système de comptabilité nationale 2008 et le rebasage des comptes nationaux de la République centrafricaine.

Le passage de l’ancienne base 2005, établie selon le SCN 1993, à une nouvelle base 2019 conforme au SCN 2008 répondait à la nécessité d’actualiser la mesure de l’économie centrafricaine et de mieux prendre en compte les changements structurels intervenus au cours des dernières années.

Le rebasage a ainsi permis d’intégrer de nouvelles sources de données, d’améliorer les techniques d’élaboration des comptes, d’adopter de nouvelles nomenclatures économiques et de mettre en œuvre les recommandations du SCN 2008.

Parmi les principales opérations statistiques mobilisées figurent notamment l’Enquête nationale sur l’agriculture (ENA) et l’Enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages (EHCVM), réalisées en 2021. Ces opérations ont contribué à améliorer la couverture des activités agricoles, de la consommation finale des ménages, de l’autoconstruction, du loyer imputé ainsi que de certaines activités agro-pastorales et informelles. D’autres enquêtes et études spécifiques ont également été conduites dans le cadre du rebasage.

Le processus a également conduit à l’élaboration et à l’adoption de nouvelles nomenclatures, notamment la Nomenclature des activités de la République centrafricaine (NARCA) et la Nomenclature des produits de la République centrafricaine (NOPRCA), ainsi que des nomenclatures de travail utilisées avec le logiciel ERETES.

Sur le plan méthodologique, le passage au SCN 2008 a notamment permis de prendre en compte le calcul et la ventilation du Service d’Intermédiation Financière Indirectement Mesuré (SIFIM), l’estimation de certaines productions non marchandes, le traitement de la recherche et développement dans la Formation Brute de Capital Fixe (FBCF), ainsi que la prise en compte des dépenses d’armement dans la FBCF.

Le rebasage a également permis d’améliorer la couverture de certaines activités qui étaient insuffisamment prises en compte dans l’ancienne série de base 2005, notamment la production et la portance d’eau par les ménages, les activités des professionnels du sexe, les médias et les motos-taxis.

Les travaux ont abouti à l’élaboration du Tableau des Ressources et des Emplois (TRE) pour l’année de base 2019. Les principales phases de traitement ainsi que les résultats préliminaires ont été soumis à l’appréciation des pairs et partenaires techniques, qui ont formulé des observations, recommandations et propositions d’amélioration.

La mission conjointe a réuni des représentants de l’Union Africaine ainsi que des experts et comptables nationaux du Burkina Faso, du Cameroun et du Sénégal. Elle avait notamment pour objectifs d’apprécier la conformité des concepts et définitions de la nouvelle base 2019 avec le SCN 2008, d’examiner les nomenclatures utilisées avec ERETES, d’analyser les traitements des données sources, d’apprécier les principaux résultats préliminaires et de formuler des recommandations pour la poursuite des travaux.

Au terme de la revue, les experts ont salué les efforts déployés par l’ICASEES et les équipes nationales pour mobiliser les sources de données disponibles, conduire de nouvelles opérations de collecte et mettre en place une nouvelle base de calcul du PIB. La mission a toutefois relevé plusieurs points techniques devant faire l’objet d’améliorations avant la finalisation des travaux.

Les recommandations formulées portent notamment sur le renforcement de l’implication des comptables nationaux dans la conception des enquêtes statistiques, l’amélioration de la couverture des coûts de production, le renforcement des compétences dans l’utilisation du module ERETES, la documentation des méthodes d’élaboration des comptes nationaux et la mise en place d’une production régulière et actualisée des comptes nationaux.

La feuille de route issue de la mission prévoyait notamment l’intégration des observations de la revue par les pairs, la finalisation des comptes de l’année de base 2019, la réalisation des comptes de l’année courante 2020 et des comptes provisoires de 2021, ainsi que la diffusion officielle de la série des comptes 2019-2021 selon le SCN 2008.

À travers la publication de cet aide-mémoire, l’ICASEES contribue à renforcer la transparence, la documentation et l’accessibilité des travaux statistiques nationaux. Ce document constitue une référence utile pour les administrations publiques, les partenaires techniques et financiers, les chercheurs, les universitaires, les étudiants, les économistes ainsi que tous les utilisateurs intéressés par l’évolution de la comptabilité nationale en République centrafricaine.

L’ICASEES réaffirme ainsi son engagement à poursuivre la modernisation du Système Statistique National et à améliorer continuellement la qualité, la pertinence, la comparabilité et la diffusion des statistiques économiques officielles.

📂 Document à télécharger

📘 Aide-mémoire – Rebasage du PIB, base 2019

Travaux de rebasage du Produit intérieur brut (PIB) de la République centrafricaine, base 2019 selon le Système de comptabilité nationale 2008 (SCN 2008)

Mission conjointe d’examen des résultats par les partenaires techniques et les pairs

Boali, du 13 au 18 février 2023

⬇ Télécharger le document

Source :
Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES)

Document :
Aide-mémoire de la mission conjointe d’examen des résultats du rebasage du PIB, base 2019 selon le SCN 2008.

Crédits :

Direction de la Comptabilité Nationale et des Prévisions Economiques (DCNPE) – Service des Comptes Nationaux.

Rédaction et publication :
Appolinaire GODOM OUALOU
Webmaster – ICASEES
Point Focal et Administrateur ODIN/ODP RCA


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