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CENTRAFRIQUE : RGPH-4, l'ICASEES présente les résultats provisoires globaux et préliminaires au CTIR

Trois ans et demi après avoir examiné les questionnaires, le même comité se penche cette fois sur les chiffres. Entre les deux : une cartographie de 7 591 aires de dénombrement, plus de onze mille personnes mobilisées, et sept vies perdues.

Présidium de la réunion du CTIR consacrée aux résultats provisoires du RGPH-4, salle Bé-Afrika, Bangui, 23 septembre 2026
De gauche à droite : le représentant du HCR (UNHCR), le représentant de l'UNFPA, Bienvenu Gustave SEMNGAÏ, Président du Conseil d'administration de l'ICASEES, le représentant de la MDB et le Directeur général de l'ICASEES, à l'ouverture de la réunion du CTIR. Salle Bé-Afrika, Bangui, 23 septembre 2026.

Bangui, 23 septembre 2026 - Salle de Conférence de  Bé-Afrika

Le 24 mai 2023, à l'Hôtel Oubangui, le Comité technique intersectoriel du recensement (CTIR) se réunissait pour la première fois. Il s'agissait alors d'examiner des outils : le cadre légal, le chronogramme des activités, les questionnaires, le schéma de collecte des données. Les travaux se tenaient sous la supervision de M. APETE MATONGO Stève, Directeur de Cabinet par intérim du Ministre d'État chargé de l'Économie, du Plan et de la Coopération Internationale. Rien n'avait encore été collecté.

Ce mercredi 23 septembre 2026, le même comité s'est réuni dans la salle de conférence Bé-Afrika, au sein du BARC à Bangui. Cette fois, les documents posés sur la table ne sont plus des questionnaires à valider, mais les résultats provisoires globaux et préliminaires du Quatrième Recensement Général de la Population et de l'Habitation (RGPH-4).

Entre ces deux réunions, la République centrafricaine a recensé sa population pour la première fois depuis 2003.

Un présidium à l'image du caractère collectif de l'opération

La cérémonie d'ouverture s'est tenue devant un présidium de cinq personnalités, dont les cartons de table disaient à eux seuls la nature de l'entreprise : UNHCR, UNFPA, PCA ICASEES, MDB, DG ICASEES.

Au centre, Bienvenu Gustave SEMNGAÏ, Président du Conseil d'administration de l'ICASEES et Chargé de mission responsable de la Statistique au ministère de l'Économie, du Plan et de la Coopération internationale, représentait le Ministre, empêché. À sa droite et à sa gauche, les représentants des partenaires ; à l'extrémité, le Directeur général de l'ICASEES.

Cette disposition n'est pas protocolaire par hasard. Le RGPH-4 n'est ni une opération purement administrative, ni un projet de bailleurs : c'est une opération nationale, conduite techniquement par l'Institut national de la statistique, validée par les départements sectoriels et financée avec l'appui des partenaires au développement.

Le dispositif institutionnel du CTIR le reflète également. Le Chargé de mission responsable de la Statistique en est le Premier Vice-Président, et le Directeur général de l'ICASEES le Deuxième Vice-Président.

« Le recensement n'est pas qu'une simple opération statistique »

Dans son discours d'ouverture, prononcé au nom du Ministre chargé de l'Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Bienvenu Gustave SEMNGAÏ a posé d'emblée l'enjeu.

« Le recensement n'est pas qu'une simple opération statistique ; c'est le socle sur lequel nous bâtissons l'avenir. Ce sont ces données qui dicteront la pertinence de nos politiques publiques, de notre planification et de l'allocation de nos ressources pour le bien-être de chaque Centrafricain. »

La formule mérite d'être prise au sérieux. Un pays qui ignore combien il compte d'habitants, où ils vivent et de quoi ils ont besoin, planifie à l'aveugle. Depuis 2003, la République centrafricaine a connu des bouleversements démographiques, économiques et sociaux considérables — déplacements de populations, évolution du découpage administratif, transformations des modes d'habitat. Aucune de ces évolutions n'était mesurée.

Le chemin parcouru depuis le décret n°22.077

Le RGPH-4 a été formellement lancé par le décret n°22.077 du 23 mars 2022. Le PCA de l'ICASEES a rappelé les quatre étapes qui ont jalonné le processus depuis.

La rigueur cartographique. La cartographie censitaire numérique et sa mise à jour, conduites de novembre 2020 à mars 2023, ont structuré le territoire national en 7 591 Aires de Dénombrement (AD). Ce découpage constitue le socle géographique de toute l'opération : sans lui, pas de dénombrement exhaustif possible. Le travail a dû absorber une difficulté imprévue — l'extension du périmètre administratif national, passé de 17 à 20 préfectures, 85 sous-préfectures et 182 communes, qui a augmenté la charge cartographique et imposé des actualisations.

La transformation technologique. Le basculement vers le numérique s'est appuyé sur 10 500 tablettes, 10 000 power banks, 400 kits Starlink et un espace cloud dédié au stockage des données.

Le capital humain. C'est sans doute le chiffre le plus parlant de l'opération, et il méritait d'être détaillé.

FonctionEffectif
Agents recenseurs 7 800
Chefs d'équipe 1 600
Agents de sensibilisation 1 200
Assistants TIC 536
Superviseurs 72
Coordonnateurs 58
Logisticiens 58
Administrateurs IT 32
Total ≈ 11 350

À cet effectif s'ajoutent un Conseiller Technique Principal, une Experte internationale en CAPI et une Experte en EPC/traitement des données en CAPI. Toutes ces équipes ont été formées en cascade, du niveau national jusqu'aux agents de terrain. « Une véritable armée du savoir », selon les mots du discours d'ouverture.

L'épreuve du terrain. Avant le déploiement national, deux exercices grandeur nature ont été conduits : un Recensement Pilote (RP) sur 100 aires de dénombrement, puis un Recensement Pilote Allégé (RPA) sur 55 aires. Ils ont permis d'ajuster la méthodologie et d'évaluer la charge réelle de travail.

Ce que les pilotes ont révélé — et comment on y a répondu

Les phases pilotes n'ont pas servi qu'à valider : elles ont surtout servi à échouer utilement, avant que l'échec ne coûte cher.

Les populations mobiles et dispersées se sont révélées difficiles à localiser, de même que les ménages isolés, les diplomates et les ressortissants étrangers, dont la disponibilité était variable. Réponse retenue : des approches spécifiques et une prise de rendez-vous.

La formation, déployée sur 13 jours pour 70 personnels de terrain lors du RPA, a fait apparaître une maîtrise insuffisante de certaines sections du questionnaire — activités économiques, migration et éducation. Réponse : davantage d'exercices, et surtout davantage de simulations en sango. Le détail n'en est pas un : la fiabilité d'une réponse dépend d'abord de la clarté de la question dans la langue où elle est posée.

Les kits de collecte sont parfois arrivés incomplets ou tardivement, et l'autonomie de certaines tablettes ne dépassait pas quatre à cinq heures. Réponse : anticipation des commandes, power banks, alimentation de secours.

Les contraintes du dénombrement

Opérer sur l'ensemble du territoire national a imposé, selon les termes du discours, « une logistique de précision dans des contextes parfois difficiles ».

L'accès. État des routes, isolement de hameaux et de campements, cours d'eau saisonniers. Les équipes ont eu recours à la coordination avec les autorités locales, aux reprises différées, à la location de motos, aux contrôles en laboratoire et à des missions complémentaires de terrain — selon une boucle en quatre temps : identifier, contrôler, corriger, reprendre.

La connectivité. L'internet était absent ou insuffisant dans certaines aires, entraînant transmissions et synchronisations différées. Les 400 terminaux Starlink ont constitué la réponse satellitaire.

L'énergie. Recharge difficile, décharge rapide. Outre les 10 000 power banks, 200 groupes électrogènes ont été mobilisés pour sécuriser la continuité des opérations.

L'outil lui-même. Des difficultés d'utilisation du CAPI — la collecte assistée par tablette — ont été traitées par l'assistance des ATIC et des administrateurs informatiques, des débriefings quotidiens et une correction à la source.

La sécurité. Des difficultés ont été signalées dans plusieurs communes, notamment Ouadja Kotto, Yémé, Sido et Bakassa, et certaines zones n'ont pu être immédiatement couvertes.

Sept vies

C'est le chapitre le plus lourd, et la présentation technique ne l'élude pas.

Les documents font état de 46 accidents, 21 incidents et 7 décès survenus au cours des opérations. Les accidents sont principalement liés aux motos, aux véhicules et à l'état des routes. Les incidents signalés comprennent des morsures, des chutes, des vols et des cas d'enlèvement. Un dispositif d'orientation sanitaire, de suivi hiérarchique et d'appui financier a été prévu pour les agents concernés.

Les sept décès se répartissent entre cinq hommes et deux femmes. Six sont survenus des suites de maladie. Le septième est celui d'un coordonnateur résident du recensement, affecté dans sa zone de travail, mortellement atteint par balles.

Face à ce risque, certaines zones ont été délibérément exclues des opérations de rattrapage afin de protéger le personnel. L'exhaustivité reste l'objectif d'un recensement ; elle ne justifie pas d'exposer des agents à un danger avéré.

Derrière les 7 591 aires de dénombrement et les millions de données collectées, il y a plus de onze mille femmes et hommes qui ont parcouru le territoire national — et sept d'entre eux qui ne sont pas rentrés.

C'est aussi pourquoi le discours d'ouverture a tenu à saluer nommément « les Forces de Défense et de Sécurité, la MINUSCA et les Forces Alliées pour avoir garanti la sûreté de nos agents », aux côtés des autorités locales et des leaders communautaires.

Collecter, contrôler, corriger, rattraper

Les chiffres présentés au CTIR sont, selon les termes du discours, « le fruit d'un contrôle de qualité rigoureux, de la fusion des bases de données et de leur apurement ». Ce travail d'apurement s'est achevé quelques jours plus tôt, avec la quatrième et dernière phase de l'atelier d'apurement des données du RGPH-4, tenue à Boali en septembre 2026.

La démarche qualité s'organise en quatre temps — collecter, contrôler, corriger, rattraper — et vise cinq risques précisément identifiés :

  • les erreurs et incohérences de saisie ;
  • les doublons et les champs incomplets ;
  • les omissions de ménages ou de zones entières ;
  • les erreurs de numérotation ;
  • la faible couverture de certaines zones.

L'accent a été mis sur la supervision, sur des contrôles à plusieurs niveaux et sur la correction à la source — sur le terrain, au moment de la collecte, plutôt qu'en aval sur une base déjà constituée. C'est une différence de méthode qui pèse : une erreur corrigée tard coûte davantage et laisse presque toujours une trace.

Cinq enseignements pour les opérations à venir

Au-delà du bilan, la présentation technique dégage une séquence de travail en cinq temps — anticiper, déployer, contrôler, corriger, améliorer — et cinq priorités :

PrioritéCe qu'elle recouvre
Logistique énergie, connectivité, transport, équipements
Terrain sécurité, mobilité, couverture
Technique connectivité, énergie, CAPI
Qualité contrôles, correction, rattrapage
Humain formation, supervision, logistique

Ces enseignements ne valent pas que pour le RGPH-4. Ils constituent un capital méthodologique pour l'ensemble des opérations statistiques que conduira l'ICASEES dans les années à venir.

À quoi serviront ces chiffres

Le discours d'ouverture est explicite sur les trois usages attendus des résultats :

  • ajuster les investissements dans le capital humain, en santé et en éducation ;
  • mieux cibler les infrastructures prévues par le Plan National de Développement (PND) ;
  • affiner la décentralisation des services publics.

Au-delà, les données du RGPH-4 sont appelées à devenir la référence pour l'emploi, l'habitat, la protection sociale et l'ensemble des politiques territoriales. Elles serviront également aux chercheurs, aux collectivités et aux partenaires au développement pour améliorer la programmation et le ciblage de leurs interventions.

Une consigne de confidentialité rappelée avec fermeté

Le PCA de l'ICASEES a tenu à assortir l'ouverture des travaux d'un avertissement sans ambiguïté.

« Les résultats globaux et préliminaires que nous allons examiner sont provisoires. À ce titre, ils ne devront, sous aucun prétexte, faire l'objet de publication des médias ou de partage avant la tenue de la Commission Nationale du Recensement (CNR), présidée par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, seule instance habilitée à donner l'approbation officielle. »

Il a appelé au « sens des responsabilités de chacun des membres du CTIR » et à « la retenue des médias présents ».

Le présent article respecte cette consigne : aucun chiffre de population n'y figure. Ces données appartiennent au processus institutionnel, et c'est à la Commission Nationale du Recensement qu'il reviendra de les rendre publiques.

Le dernier filtre avant la CNR

Pendant trois jours, du 23 au 25 septembre, les responsables statistiques des départements ministériels, les représentants des organismes internationaux, les acteurs des ONG et les équipes de l'ICASEES examineront les résultats provisoires et les aspects méthodologiques de l'opération.

Le rôle du CTIR a été rappelé sans détour : ses recommandations constitueront « le dernier filtre avant la transmission des rapports à la Commission Nationale du Recensement ». Les participants sont invités à un examen « critique mais surtout constructif » — confronter les analyses, identifier d'éventuelles insuffisances, s'assurer que les données finales reflètent au mieux la réalité démographique du pays.

C'est très exactement la fonction que ce même comité remplissait en mai 2023 sur les questionnaires. Trois ans et demi plus tard, il l'exerce sur les résultats.

Une reconnaissance collective

Le discours d'ouverture s'est achevé sur une série de remerciements qui dit assez le caractère partagé de l'entreprise : aux autorités locales et aux leaders communautaires pour leur rôle de facilitateurs ; aux Forces de Défense et de Sécurité, à la MINUSCA et aux Forces Alliées pour la sûreté des agents ; aux populations centrafricaines pour leur civisme et leur accueil ; à l'ensemble du personnel de bureau et de terrain ; et aux partenaires techniques et financiers — la Banque mondiale pour son appui financier substantiel, l'UNFPA pour son leadership technique, ainsi que l'UNHCR, le PNUD et l'UNICEF.


Vingt-trois ans après le recensement de 2003, la République centrafricaine s'apprête à disposer d'une photographie actualisée de sa population et de son territoire. Le chemin reste à parcourir jusqu'à la publication officielle : examen technique, consolidation, validation institutionnelle.

Mais l'essentiel du travail de terrain est derrière. Le défi est désormais de transformer cette masse considérable de données en une connaissance statistique fiable, accessible et utile à la planification du développement national.

Tous unis et engagés pour la réussite du RGPH-4.

Rédaction  :
Appolinaire GODOM OUALOU
Webmaster – ICASEES
Point Focal et Administrateur ODIN/ODP RCA


Atelier SDMX–ODP 2.0 : Clôture des travaux de l'atelier conjoint BAD–CEMAC–UNFPA à Libreville

Libreville, le 18 septembre 2026 — Salle 2 de conférence de l’Hôtel Boulevard


L’atelier conjoint BAD–CEMAC–UNFPA consacré à la mise en œuvre du standard SDMX et au déploiement de la plateforme Open Data Platform (ODP) 2.0 dans les pays de la CEMAC a pris fin ce vendredi 18 septembre 2026 à Libreville, au terme de cinq jours de travaux consacrés à la modernisation des systèmes statistiques, à l’harmonisation des données et au renforcement de leur diffusion.

La cérémonie de clôture a été présidée par M. Nicolas BEYEM NGUEMA, Commissaire de la Commission de la CEMAC en charge des politiques économique, monétaire et financière.

Organisée du 14 au 18 septembre 2026, cette rencontre sous-régionale a réuni des experts issus des six États membres de la CEMAC, des représentants de la Commission de la CEMAC et des partenaires techniques et financiers. Elle s’inscrit dans le cadre du Projet d’Harmonisation et d’Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (HISWACA), qui vise à renforcer la qualité, la comparabilité et la disponibilité des statistiques de la sous-région.

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Thème des travaux : « Atelier conjoint BAD–CEMAC–UNFPA sur la mise en œuvre du standard SDMX et le déploiement de la plateforme Open Data 2.0 »

L’enjeu est double. Il s’agit d’abord de faire évoluer les plateformes nationales ODP 1.0 vers ODP 2.0. Il s’agit ensuite de préparer leur interconnexion avec la future plateforme régionale CEMAC-Data. Le choix du SDMX, standard international d’échange et de transmission structurée des données statistiques, répond à cette exigence : disposer de systèmes capables de communiquer entre eux de façon harmonisée et automatisée.

De l’état des lieux aux exercices pratiques

Les travaux ont permis de dresser un état des lieux des pratiques et des niveaux d’avancement dans les six pays de la CEMAC, d’identifier les besoins techniques et institutionnels et de favoriser le partage d’expériences entre délégations.

Les participants ont été appelés à :

  • renforcer leurs connaissances sur les concepts et outils de modélisation SDMX ;
  • mieux comprendre les structures de données (DSD) et les nomenclatures nécessaires à l’harmonisation régionale ;
  • préparer, charger, administrer et publier des données dans ODP 2.0 ;
  • identifier les principaux jeux de données pouvant être progressivement migrés ;
  • préparer les conditions d’un échange automatisé entre les plateformes nationales et la future plateforme CEMAC-Data ;
  • renforcer la coordination entre les institutions nationales et régionales.

L’atelier a ainsi combiné approche méthodologique et travaux pratiques, permettant aux participants de passer des principes généraux à des exercices directement liés à leurs environnements nationaux.

Vue d'ensemble des participants

Une étape vers CEMAC-Data

CEMAC-Data, future plateforme régionale, est destinée à faciliter la centralisation, l’exploitation et la diffusion des données statistiques communautaires. L’objectif est de permettre, à terme, une meilleure circulation des données entre les systèmes statistiques nationaux et le niveau régional, tout en renforçant leur harmonisation et leur comparabilité.

Les travaux ont donc porté sur les conditions techniques de l’interopérabilité : structures de données (DSD), listes de codes, métadonnées et protocoles d’échange automatisés. Parmi les résultats attendus figurent, selon l’INSTAT Gabon, la préparation d’une version bêta de CEMAC-Data et la définition des modalités d’échange entre les portails nationaux et la plateforme régionale.

Mme Paraiso Evira Libabat, point focal ODP à l’INSTAT du Gabon, juge la migration «primordiale dans la valorisation de la donnée»

La République centrafricaine parmi les délégations pleinement engagées

La République centrafricaine, représentée par l’ICASEES, a pris une part active aux travaux de Libreville, aussi bien dans les échanges techniques que dans les exercices pratiques et les restitutions.

La délégation centrafricaine a présenté les avancées réalisées au niveau national dans la préparation de la transition vers ODP 2.0, ainsi que les premières expériences d’utilisation de l’environnement local. Elle a pu partager ses acquis et ses perspectives avec les autres pays de la sous-région, tout en bénéficiant des échanges avec les experts de la CEMAC, de la BAD, de l’UNFPA et des délégations nationales.

Cette participation s’inscrit dans la continuité des efforts engagés par l’ICASEES pour renforcer la diffusion des données statistiques, moderniser ses outils et préparer l’évolution de son environnement ODP 1.0 vers ODP 2.0.

Des recommandations concrètes pour accélérer la migration

Au terme des cinq jours de travaux, plusieurs recommandations ont été formulées à l’endroit des Instituts Nationaux de la Statistique (INS), des institutions sous-régionales, de la Commission de la CEMAC et des partenaires techniques et financiers.

À l’endroit des INS et des institutions sous-régionales

  1. Élaborer une feuille de route nationale de migration vers ODP 2.0, précisant les activités à réaliser, les responsabilités, les échéances, les besoins en assistance technique et les ressources nécessaires.
  2. Désigner un point focal ODP 2.0/SDMX, chargé de coordonner la migration, d’assurer le suivi de la feuille de route et de faciliter les échanges avec la Commission de la CEMAC et les partenaires techniques.
  3. Harmoniser progressivement les bases de données nationales, en les mettant en conformité avec les structures de données (DSD) de la CEMAC, afin de faciliter leur transmission et leur intégration dans CEMAC-Data selon le standard SDMX.
  4. Identifier les jeux de données prioritaires, en accordant une attention particulière aux données régulièrement transmises à la Commission de la CEMAC.
  5. Renforcer le partage d’expériences, par la documentation et la diffusion des bonnes pratiques, des solutions techniques et des difficultés rencontrées.

Ces orientations rejoignent les conclusions rapportées par le quotidien gabonais L’Union, qui fait état de feuilles de route nationales, d’un calendrier régional 2026–2029, de la désignation de points focaux ODP 2.0/SDMX et de la migration progressive des principaux jeux de données.

Les Experts de la BAD, M. Jean de Dieu KOUASSI et M. Kamel ABDELLAOUI

À l’endroit de la Commission de la CEMAC et des partenaires

La Commission de la CEMAC est appelée à assurer le suivi des feuilles de route nationales, à finaliser les structures de données, les nomenclatures et les métadonnées régionales, et à renforcer les compétences des équipes nationales. Elle devra également poursuivre les efforts visant à rendre CEMAC-Data opérationnelle et à organiser l’interconnexion avec les plateformes nationales.

La BAD est pour sa part invitée à poursuivre son appui en matière de formation, d’assistance technique, d’outils de diffusion et de maintenance. Le renforcement de la coordination avec les autres partenaires devra contribuer à la pérennité du dispositif.

Une nouvelle étape pour les statistiques officielles de la sous-région

La clôture de cet atelier ne marque pas la fin du processus, mais le passage d’une phase de sensibilisation et de renforcement des capacités à une phase de mise en œuvre.

Pour les pays de la CEMAC, l’enjeu consiste désormais à traduire les acquis de Libreville en actions concrètes : adoption des feuilles de route nationales, désignation des points focaux, préparation des données prioritaires, harmonisation des structures, expérimentation des échanges SDMX et progression vers l’interconnexion des plateformes.

« Le SDMX et l’ODP 2.0 ne constituent pas une fin en soi. »

M. Nicolas BEYEM NGUEMA, Commissaire de la CEMAC

L’objectif demeure l’amélioration de la qualité, de la fiabilité, de l’accessibilité et de l’utilisation des statistiques officielles au service du développement.

Pour la République centrafricaine, et particulièrement pour l’ICASEES, cette dynamique est une occasion de consolider les acquis de l’ODP 1.0, d’accélérer la préparation de la migration vers ODP 2.0 et de renforcer son intégration dans l’écosystème statistique régional.

L’atelier de Libreville aura ainsi rapproché les institutions nationales et régionales autour d’une même ambition : faire de la donnée statistique un bien accessible, fiable, comparable et utile à la connaissance, à la planification, au suivi-évaluation et à la prise de décision dans l’espace CEMAC.


Crédits photos et rédaction

GODOM OUALOU Appolinaire

Webmaster – ICASEES
Point Focal ODP RCA


Atelier SDMX-ODP 2.0 : La délégation centrafricaine affirme sa participation active à la dynamique statistique de la CEMAC à Libreville   

Libreville, du 14 au 18 septembre 2026

La République centrafricaine a pris une part active à l’atelier conjoint BAD–CEMAC–UNFPA consacré à la mise en œuvre du standard SDMX et au déploiement de la plateforme Open Data Platform (ODP) 2.0 dans les pays de la CEMAC, organisé du 14 au 18 septembre 2026 à Libreville, au Gabon.

Cette rencontre sous-régionale, inscrite dans la dynamique du projet HISWACA, a réuni les experts des six États membres de la CEMAC autour des enjeux liés à la modernisation des systèmes statistiques, à l’harmonisation des données, à leur interopérabilité ainsi qu’à l’amélioration de leur diffusion.

Photo de famille du 14 septembre 2026

Dans cet important cadre d’échanges et de partage d’expériences, la délégation centrafricaine, associant des représentants de la Commission de la CEMAC et de l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES), a contribué activement aux travaux et aux exercices pratiques.

La participation centrafricaine a été marquée par la diversité des contributions, couvrant à la fois la coordination des travaux, le suivi-évaluation, la planification de la migration vers ODP 2.0, les démonstrations techniques et la restitution des travaux.

AU NIVEAU DE LA CEMAC

M. Boris Martial NGOUAGOUNI, Modérateur, a contribué à l’animation et à la bonne conduite des différentes séquences de l’atelier, favorisant les échanges entre les participants et la circulation des expériences entre les pays membres.

M. David OUAGALE, Expert en Suivi-Évaluation du projet HISWACA CEMAC, a notamment présenté les résultats issus des travaux de l’atelier, contribuant ainsi à la consolidation des acquis et à leur mise en perspective dans le cadre du processus régional.

M. Boris Martial NGOUAGOUNI, Modérateur

M. David OUAGALE, Expert en Suivi-Évaluation du projet HISWACA CEMAC

     

AU NIVEAU DE L’ICASEES : UNE CONTRIBUTION TECHNIQUE CONCRETE

La représentation de l’ICASEES s’est particulièrement distinguée par des contributions directement liées à la mise en œuvre opérationnelle de l’ODP 2.0.

M. Junior Gustave SEREMANDJI, Directeur du Système Informatique de l’ICASEES, a présenté le plan d’action national pour la mise en œuvre de l’ODP 2.0 en République centrafricaine. Cette présentation a permis de mettre en évidence les principales orientations envisagées pour accompagner la transition de l’ODP 1.0 vers l’ODP 2.0 et inscrire cette évolution dans une démarche structurée au niveau national.

M. Appolinaire GODOM OUALOU, Point Focal ODP et Webmaster de l’ICASEES, a pour sa part assuré une démonstration pratique de l’environnement ODP 2.0 installé localement à l’ICASEES, notamment à travers le chargement, la structuration et la publication de jeux de données.

Cette démonstration s’est appuyée notamment sur les Comptes nationaux 2013–2029, permettant d’illustrer concrètement les possibilités offertes par l’environnement ODP 2.0 pour la gestion et la diffusion des données statistiques.

Cette expérience pratique a constitué un élément particulièrement intéressant dans les échanges, puisqu’elle a permis de présenter aux participants un environnement ODP 2.0 fonctionnel en local, utilisable pour les tests, les exercices et la préparation de la migration. Elle illustre ainsi les premiers efforts engagés par l’ICASEES pour préparer concrètement la transition technologique et méthodologique vers la nouvelle génération de plateforme.

Mme Nadège PASSERENDJI, Démographe à l’ICASEES, a également apporté sa contribution aux travaux à travers la présentation du rapport journalier de la deuxième journée, participant ainsi au suivi, à la documentation et à la restitution des activités de l’atelier.

M. Gustave SEREMANDJI, DSI de l'ICASEES

Mme Nadège PASSERENDJI, Démographe à l’ICASEES

Déléguation centrafricaine avec le Point Focal ODP RCA, M. GODOM OUALOU Appolinaire au milieu

EXPERIENCE CENTRAFRICAINE AU SERVICE DU PARTAGE SOUS-REGIONAL

Au-delà de la participation institutionnelle, la présence de la RCA a permis de mettre en avant une approche fondée sur le partage d’expériences, l’apprentissage mutuel et la coopération technique.

La démonstration de l’environnement ODP 2.0 local de l’ICASEES, notamment à travers la manipulation de jeux de données réels, a offert une illustration concrète des étapes pouvant conduire à une migration progressive vers ODP 2.0.

Elle a également permis d’alimenter les échanges sur les conditions techniques et organisationnelles nécessaires à la réussite de cette transition : préparation des données, structuration des jeux de données, métadonnées, harmonisation, tests, publication et interopérabilité.

Dans un contexte où les pays de la CEMAC avancent à des rythmes différents dans la mise en œuvre de leurs environnements ODP 2.0, le partage des expériences nationales constitue un levier essentiel pour accélérer collectivement la transformation des systèmes statistiques.

EXPERIENCE NATIONALE VERS UNE DYNAMIQUE CEMAC

L’atelier a ainsi confirmé l’importance d’une démarche régionale permettant aux États membres de progresser ensemble vers des systèmes statistiques davantage harmonisés, interopérables et accessibles. Les travaux consacrés au SDMX et à l’ODP 2.0 s’inscrivent notamment dans la perspective d’une meilleure circulation et d’un meilleur échange des statistiques officielles entre les systèmes nationaux et la future plateforme régionale.

Pour la République centrafricaine, cette rencontre représente une étape importante dans la consolidation de son engagement en faveur de la modernisation de son système de diffusion des données statistiques.

La dynamique engagée à Libreville ouvre ainsi de nouvelles perspectives de collaboration entre les institutions statistiques nationales, la Commission de la CEMAC et les partenaires techniques et financiers. Elle participe également à la construction progressive d’une vision commune autour de la donnée statistique comme outil de connaissance, de planification, de suivi-évaluation et d’aide à la décision.

La délégation centrafricaine remercie les organisateurs et partenaires de cette importante rencontre, notamment la BAD, la CEMAC, l’UNFPA et les partenaires mobilisés autour du projet HISWACA, pour le cadre offert aux échanges, à l’apprentissage et au partage d’expériences.

La RCA réaffirme, à travers cette participation, sa volonté de poursuivre sa contribution aux initiatives statistiques communautaires et de renforcer progressivement ses capacités en matière de SDMX, ODP 2.0 et diffusion moderne des statistiques officielles.

Cette expérience de Libreville constitue donc non seulement un moment de formation et de partage, mais également une étape supplémentaire dans la construction d’une coopération statistique plus étroite entre les pays de la CEMAC, au bénéfice d’une information statistique plus accessible, harmonisée et utile au développement de la sous-région.

DELEGATION ET CONTRIBUTIONS CENTRAFRICAINES

COMMISSION DE LA CEMAC

  • M. Boris Martial NGOUAGOUNI, Commission CEMAC - Modérateur ;
  • M. David OUAGALE -Expert en Suivi-Evaluation du projet HISWACA CEMAC, présentation des résultats issus des travaux de l’atelier.

ICASEES

  • M. Junior Gustave SEREMANDJI - Directeur du Système Informatique, présentation du plan d’action national ODP 2.0 ;
  • M. Appolinaire GODOM OUALOU - Point Focal ODP et Webmaster ICASEES, démonstration de l’environnement ODP 2.0 local, chargement et publication de jeux de données, notamment les Comptes nationaux 2013–2029 ;
  • Mme Nadège PASSERENDJI - Démographe, présentation du rapport journalier de la deuxième journée.

Appolinaire GODOM OUALOU
Webmaster – ICASEES
Point Focal et Administrateur ODIN/ODP RCA


ICASEES : Partenariat stratégique entre l’ONU Femmes et l’ICASEES pour une meilleure prise en compte du genre dans les politiques publiques en RCA

Bangui, 16 septembre 2026

Le 16 septembre 2026, l’ONU Femmes et l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES) ont officialisé un partenariat stratégique d’envergure. Cette collaboration vise à transformer durablement la production et l’exploitation des données sensibles au genre dans notre pays, afin d’orienter plus efficacement les décisions publiques et humanitaires.

OBJECTIFS PRINCIPAUX DU PARTENARIAT

Le partenariat repose sur l’amélioration qualitative et quantitative des données.

L’enjeu est triple :

  • Renforcer l’expertise : Améliorer la disponibilité, l’analyse et l’utilisation des données ventilées par sexe ;
  • Orienter l’action : Soutenir l’élaboration de politiques publiques, les interventions humanitaires et les processus électoraux par des preuves statistiques solides ;
  • Favoriser l’égalité : Consolider les mécanismes nationaux de promotion de la parité en intégrant concrètement les réalités vécues par les femmes et les filles dans la gouvernance.

Ce partenariat inaugure une série d’activités de terrain et d’études sectorielles, soutenues par l’ONU Femmes. Ces initiatives se concentreront sur cinq (5) axes prioritaires avec des objectifs bien visés :

  • Analyses Rapides de Genre (ARG) : Réagir avec agilité aux contextes changeants pour mieux répondre aux besoins spécifiques ;
  • Violence électorale : Étude nationale sur les violences faites aux femmes candidates aux élections locales ;
  • Paix, justice et sécurité : Enquêtes de perception pour comprendre le rôle des femmes dans la stabilité nationale ;
  • Genre et climat : Analyse des liens entre les changements climatiques, la sécurité et la situation des femmes ;
  • Observatoire National de la Parité (ONP) : Appui institutionnel au suivi des progrès en matière d'égalité.

Enfin, en plaçant les données au service de la stratégie nationale, l’ONU Femmes et l’ICASEES aspirent à rendre les politiques publiques plus inclusives. Cet engagement marque une étape clé pour doter notre pays d’outils de suivi robustes, indispensables pour mesurer les avancées en matière d'égalité de genre et assurer une meilleure représentation des préoccupations des femmes dans l'agenda national.

Redaction : Blaise Bienvenu ALI, Directeur Général de l’ICASEES

Publication : Appolinaire GODOM OUALOU


ICASEES : Observatoire des marchés de communications électroniques en République centrafricaine

Bangui, le 16 septembre 2026 - Site aficiel : arcep.cf  -  E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


L’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES) annonce la mise à disposition, sur son site web officiel, des premières publications de l’Observatoire des marchés de communications électroniques en République centrafricaine, produites par l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et de la Poste (ARCEP).

Cette publication constitue une avancée importante dans le renforcement de l’accès aux données statistiques et sectorielles relatives aux communications électroniques en République centrafricaine. Elle contribue à améliorer la disponibilité de l’information, à renforcer la transparence du secteur et à faciliter l’analyse de l’évolution des marchés des communications électroniques.

Une première série de publications désormais accessible

A travers son portail institutionnel, l’ICASEES met à la disposition du public, des administrations, des chercheurs, des étudiants, des partenaires techniques et financiers ainsi que des acteurs du secteur privé, une première série de rapports de l’Observatoire des marchés de communications électroniques.

Les documents disponibles couvrent les périodes suivantes :

  • Premier semestre 2025 (S1 2025) ;
  • Deuxième semestre 2025 (S2 2025) ;
  • Premier semestre 2026 (S1 2026).

Ces publications permettent de disposer d’informations documentées sur les tendances et les évolutions du marché des communications électroniques en République centrafricaine. Elles constituent également des ressources utiles pour le suivi du secteur, l’analyse économique et la préparation des décisions publiques.

Des données utiles à la connaissance du secteur numérique

Le secteur des communications électroniques occupe une place croissante dans le développement économique et social. L’accès aux réseaux, l’utilisation des services de communication, la connectivité et l’évolution des marchés constituent des éléments importants pour apprécier la transformation numérique du pays.

La disponibilité de ces rapports contribue notamment à :

  • Améliorer la connaissance des marchés de communications électroniques ;
  • Faciliter l’analyse des évolutions du secteur ;
  • Renforcer l’accès aux données statistiques et réglementaires ;
  • Appuyer les travaux de recherche et d’analyse économique ;
  • Eclairer les politiques publiques liées au numérique et à la connectivité ;
  • Favoriser la transparence et la diffusion de l’information sectorielle.

Les publications disponibles sur le site de l’ICASEES

1. Observatoire des marchés de communications électroniques — S1 2025

Télécharger le rapport S1 2025

2. Observatoire des marchés de communications électroniques — S2 2025

Télécharger le rapport S2 2025

3. Observatoire des marchés de communications électroniques — S1 2026

Télécharger le rapport S1 2026

Un partenariat institutionnel au service de la diffusion des données

La mise en ligne de ces documents traduit la volonté de l’ICASEES de renforcer la diffusion des statistiques et des informations sectorielles produites par les institutions publiques de la République centrafricaine.

Elle s’inscrit également dans la dynamique de modernisation du Système Statistique National, qui vise à rendre les données plus accessibles, plus visibles et davantage utiles à la prise de décision.

En assurant la publication de ces rapports sur son site web, l’ICASEES contribue à rapprocher les producteurs de données des utilisateurs et à promouvoir une meilleure utilisation de l’information statistique dans les domaines économiques, sociaux, institutionnels et numériques.

L’Institut encourage les utilisateurs à consulter régulièrement son site officiel afin de suivre les nouvelles publications statistiques, les rapports sectoriels, les études et les autres documents mis à la disposition du public.

Site officiel de l’ARCEP :

www.arcep.cf

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Par Appolinaire GODOM OUALOU

Webmaster – ICASEES
Point Focal et Administrateur ODIN/ODP RCA

 


ICASEES : Ouverture de l'atelier de Synthèse des Comptes Nationaux 2022 et de construction de la Matrice de Comptabilité Sociale

Boali, du 15 au 27 septembre 2026 — Salle de conférence de l'Hôtel Providence

L'Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES) a ouvert, le 15 septembre 2026 à Boali, un atelier de douze jours consacré à la synthèse des travaux des Comptes nationaux de l'année 2022, au renforcement des capacités des comptables nationaux et à la construction de la Matrice de Comptabilité Sociale (MCS) 2022.

La cérémonie d'ouverture s'est tenue sous la présidence de M. Roger YELE, Directeur de la Comptabilité Nationale et des Prévisions Economiques. Le discours d'ouverture a été prononcé par M. Guy GOTHARD, Directeur, au nom du Directeur Général de l'ICASEES, empêché.

La rencontre réunit des cadres de l'ICASEES, des consultants nationaux ainsi que des représentants de plusieurs départements sectoriels. Elle s'inscrit dans les efforts engagés pour renforcer la production, la qualité et l'utilisation des statistiques économiques en République centrafricaine.

POURQUOI LES COMPTES NATIONAUX

Les Comptes nationaux constituent un instrument essentiel pour comprendre la situation économique d'un pays. Ils permettent de mesurer l'évolution de l'activité économique, d'analyser la structure de la production et des revenus, de suivre les relations entre les secteurs institutionnels et les branches d'activité, et d'éclairer l'élaboration comme le suivi des politiques publiques.

La République centrafricaine fait toutefois face à un retard dans la production régulière de ses comptes en année courante. Cette situation limite la disponibilité d'informations économiques récentes pour les décideurs publics et complique l'analyse des principaux agrégats macroéconomiques.

Pour contribuer au rattrapage de ce retard, une feuille de route a été élaborée avec l'appui du partenaire technique et financier. Elle vise la production progressive d'un compte national et d'une Matrice de Comptabilité Sociale à la fin de chaque trimestre, à l'horizon de la fin du deuxième trimestre 2027.

Dans cette perspective, l'élaboration des Comptes nationaux de l'année 2022 représente une étape déterminante : elle doit assurer la continuité de la série statistique avec l'année de base et les deux comptes déjà publiés, tout en préparant les travaux futurs de production et d'actualisation des comptes économiques.

TROIS AXES MAJEURS POUR DOUZE JOURS DE TRAVAUX

1.     Finaliser les Comptes nationaux de l'année 2022

Les travaux portent notamment sur :

  • la projection de la matrice des consommations intermédiaires ;
  • le calage des données sur les documents officiels disponibles ;
  • l'élaboration du Tableau des Échanges Inter-Industriels (TEI) ;
  • la construction du Tableau des Ressources et des Emplois (TRE) ;
  • l'élaboration du Tableau des Comptes Économiques Intégrés (TCEI) ;
  • le report des résultats au niveau fin de la nomenclature ;
  • la vérification de la cohérence entre les approches production, revenu et dépense du PIB.

Ces opérations nécessitent la mobilisation et la confrontation de nombreuses sources : enquêtes auprès des ménages et des entreprises, données budgétaires et fiscales, statistiques douanières, données du Trésor, informations relatives à l'emploi et au commerce extérieur.

2.     Renforcer les capacités des comptables nationaux

L'atelier comprend un important volet de formation et de transfert de compétences. Les comptables nationaux bénéficient de séances théoriques et pratiques consacrées aux principes, à la structure et aux méthodes d'élaboration d'une Matrice de Comptabilité Sociale.

L'objectif est de consolider l'autonomie technique des équipes nationales et de leur permettre de poursuivre les travaux de construction et d'actualisation des MCS au cours des prochains exercices.

3. Construire la MCS 2022

La troisième composante concerne la construction effective de la Matrice de Comptabilité Sociale 2022. Les participants doivent :

  • construire la matrice des transferts, également appelée « Matrice Qui à Qui » ;
  • intégrer les résultats des Comptes nationaux, notamment ceux issus du TRE et du TCEI ;
  • procéder à l'équilibrage de la matrice ;
  • réaliser les contrôles de cohérence interne et de vraisemblance économique.

La MCS permettra de représenter de manière intégrée les flux économiques entre les secteurs institutionnels, les facteurs de production, les ménages et les branches d'activité.

UNE EQUIPE DE MISSION DE TRENTE-DEUX PARTICIPANTS

Sous la supervision du Directeur de la Comptabilité Nationale et des Prévisions Economiques, l'équipe de mission compte trente-deux participants, parmi lesquels :

  • le Directeur Général de l'ICASEES, pour l'ouverture et la clôture des travaux ;
  • trois cadres de la Direction de la Comptabilité Nationale et des Prévisions Économiques ;
  • trois cadres de la Direction des Statistiques des Entreprises et de la Conjoncture Économique ;
  • un cadre de la Direction des Méthodes, Normes, Études et Recherches ;
  • un cadre de la Direction de la Coordination et du Développement des Statistiques Régionales ;
  • onze consultants nationaux de la DCNPE ;
  • dix représentants des structures sectorielles ;
  • une assistante administrative.

Des chefs d'équipe ont été désignés au sein des différents groupes thématiques — comptes de biens et services, comptes des secteurs institutionnels, MCS. Ils assurent la coordination quotidienne des travaux et la remontée des difficultés méthodologiques.

UNE DEMARCHE ARTICULEE AUTOUR DE TROIS PHASES

La première phase est consacrée à la synthèse des Comptes nationaux 2022 : projection de la matrice des consommations intermédiaires, calage des données sectorielles et macroéconomiques, élaboration du TRE et du TEI, construction du TCEI par secteur institutionnel.

La deuxième phase porte sur le renforcement des capacités. Elle combine présentations méthodologiques, exercices guidés et applications pratiques destinés à faciliter l'appropriation des techniques de construction et d'équilibrage de la MCS.

La troisième phase est dédiée à la construction de la MCS 2022 : élaboration de la matrice des transferts, intégration des données des Comptes nationaux et contrôles d'équilibre, notamment la vérification de l'égalité entre les sommes des lignes et celles des colonnes.

Les participants travaillent en séances plénières et en sous-groupes thématiques. Des points d'étape quotidiens permettent de suivre l'avancement, de résoudre les difficultés techniques et d'arbitrer les questions méthodologiques transversales.

La durée totale de la mission est de douze jours, dont neuf jours consacrés à la synthèse des Comptes nationaux 2022 et trois jours dédiés à l'élaboration de la MCS 2022. Un rapport consolidé présentera les résultats obtenus, les difficultés rencontrées et les recommandations issues de la retraite.

L'ENGAGEMENT DE LA DIRECTION GENERALE

Dans le discours d'ouverture lu en son nom, le Directeur Général de l'ICASEES a souligné l'importance des Comptes nationaux pour l'analyse économique, la planification et le suivi des stratégies nationales de développement.

Il a rappelé que la réussite de cette mission repose sur trois conditions : la mobilisation des compétences nationales, la disponibilité des données, et la collaboration entre les cadres de l'ICASEES, les consultants et les représentants des ministères et structures sectorielles.

Il a enfin invité l'ensemble des participants à faire preuve de rigueur, de disponibilité et d'esprit d'équipe afin d'atteindre les trois résultats attendus : la finalisation des Comptes nationaux 2022, le renforcement des compétences des comptables nationaux et la construction effective de la MCS 2022.

UN APPUI DU PROJET HISWACA SOP 2

Ces travaux bénéficient de l'appui financier du Projet d'Harmonisation et d'Amélioration des Statistiques en Afrique de l'Ouest et du Centre (HISWACA SOP 2), financé par la Banque mondiale, qui accompagne la dynamique de renforcement des capacités et de consolidation des outils statistiques nationaux.

La finalisation des Comptes nationaux 2022 et la construction de la MCS 2022 constituent deux avancées importantes pour améliorer l'analyse des politiques publiques, renforcer le dialogue avec les partenaires techniques et financiers, et doter la République centrafricaine d'outils plus performants d'aide à la décision.

 

Par GODOM OUALOU Appolinaire
Webmaster – ICASEES
Point Focal et Administrateur ODIN/ODP RCA


ICASEES : Quatrième et dernière phase de l’atelier d’apurement des données du RGPH-4 à Boali

Boali, du 25 août au 08 septembre 2026

Du 25 août au 08 septembre 2026, la ville de Boali a accueilli la quatrième et dernière phase de l’atelier d’apurement des données du Quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH-4), organisée par l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES).

Cette nouvelle session constitue une étape majeure dans le processus de traitement et de consolidation des données du RGPH-4, avant leur validation institutionnelle et leur exploitation pour la production des statistiques nationales.

UNE CONTINUITE LOGIQUE DES TRAVAUX ENGAGES DEPUIS MAI 2026

Cette quatrième phase s’inscrit dans la continuité des travaux d’apurement engagés depuis mai 2026.

Une première phase, menée à Bangui puis à Boali, avait fait l’objet d’une restitution le 28 mai 2026. Elle a été suivie d’une deuxième phase, organisée à Boali du 05 au 18 juin 2026 et restituée le 03 juillet 2026, puis d’une troisième phase, conduite également à Boali du 05 au 19 juillet 2026 et restituée le 06 août 2026.

Annoncée par le Directeur Général de l’ICASEES comme l’ultime étape du processus d’apurement, cette quatrième phase avait pour objectif de finaliser le regroupement, l’harmonisation, la vérification et la stabilisation des différentes bases de données du recensement, en vue de leur passage aux étapes suivantes du traitement statistique, notamment la tabulation et l’analyse.

Ainsi, de phase en phase, les travaux ont permis de progresser vers un objectif essentiel : disposer de bases de données cohérentes, consolidées et suffisamment fiables pour produire les résultats du RGPH-4.

TRENTAINE D’EXPERTS NATIONAUX MOBILISES

Durant ces deux semaines de travaux intensifs, une trentaine d’experts nationaux de l’ICASEES, issus de plusieurs domaines, statistique, démographie, économie, informatique, cartographie/géographie et sociologie, ont été mobilisés.

Ces compétences complémentaires ont permis de poursuivre les opérations techniques nécessaires au contrôle, à la correction et à la consolidation des données issues de la collecte du RGPH-4.

La mobilisation de ces experts témoigne de l’importance accordée par l’ICASEES à la qualité statistique des données, condition indispensable à la crédibilité des résultats du recensement.

Pour mener à bien ces travaux, les équipes ont travaillé à partir des concepts et définitions retenus pour le RGPH-4, des plans de tabulation et d’analyse, ainsi que des différents outils d’évaluation de la qualité des données.

L’utilisation de logiciels spécialisés tels que CSPro, SPSS et STATA, associée à l’application de modèles démographiques rigoureux, a permis de poursuivre notamment :

  • l’apurement des différentes bases de données, à travers des opérations systématiques de vérification, de contrôle et de correction destinées à identifier et à éliminer les incohérences ;
  • la tabulation des données, consistant à structurer et organiser les informations afin de préparer la production des tableaux statistiques essentiels à l’analyse des résultats du recensement.

Ce travail technique, réalisé aussi bien sur la forme que sur le fond, constitue une étape fondamentale pour garantir la cohérence, la qualité et la fiabilité des indicateurs qui seront issus du RGPH-4 et qui contribueront à éclairer la planification et les politiques publiques en République centrafricaine.

Cette session de travail a été placée sous la coordination générale du Directeur Général de l’ICASEES, M. Blaise Bienvenu ALI, et sous la supervision technique rapprochée des deux Directeurs Techniques du RGPH-4, MM. Junior Gustave SEREMANDJI et Franck Elvis MATKOSS, avec la mobilisation des « Commandos de l’apurement », engagés aux côtés de l’équipe technique dans les opérations de vérification, de contrôle et de consolidation des données.

La tenue de cette quatrième phase a été rendue possible grâce à l’appui financier de la Banque mondiale, à travers le Projet HISWACA-SOP2, ainsi qu’aux orientations et à l’accompagnement technique de l’UNFPA, partenaire technique historique du RGPH-4.

Cet accompagnement traduit une nouvelle fois l’engagement des Partenaires Techniques et Financiers aux côtés du Gouvernement centrafricain et de l’ICASEES dans la mise en œuvre du RGPH-4 et le renforcement du système statistique national.

CAP SUR LA VALIDATION DES RESULTATS

La clôture de cette quatrième phase marque une nouvelle transition dans le processus du RGPH-4. Après plusieurs mois consacrés au traitement, au contrôle, à l’apurement et à la consolidation des données, les travaux s’orientent désormais vers les étapes de validation et d’exploitation des résultats.

Les résultats consolidés au cours de cet atelier seront prochainement présentés à Bangui, dans le cadre des réunions stratégiques du Comité Technique Intersectoriel du Recensement (CTIR) et de la Commission Nationale du RGPH-4, prévues en septembre et octobre 2026.

Ces instances permettront de poursuivre l’examen et la validation des indicateurs clés, avec la participation des experts sectoriels et des autorités nationales, avant leur diffusion officielle.

Cette étape ouvrira également la voie au lancement des travaux de rédaction des rapports thématiques et des analyses secondaires, destinés à valoriser davantage la richesse des données produites par le RGPH-4.

UNE ETAPE DÉCISIVE DANS L’HISTOIRE DU RGPH-4

De mai à septembre 2026, les différentes phases d’apurement auront ainsi constitué une séquence technique importante dans le parcours du RGPH-4. De Bangui à Boali, les équipes de l’ICASEES ont progressivement travaillé à transformer les données issues de la collecte en une base statistique consolidée, cohérente et exploitable.

Avec l’achèvement de cette quatrième et dernière phase d’apurement, une nouvelle étape s’ouvre désormais : celle de la validation, de l’analyse et de la diffusion des résultats du RGPH-4, qui fourniront des informations de référence pour mieux connaître la population et les conditions de vie en République centrafricaine et contribuer à l’orientation des politiques publiques.

Par GODOM OUALOU Appolinaire
Webmaster – ICASEES
Point Focal et Administrateur ODIN/ODP RCA


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CEMAC : Réunion préparatoire en prélude à l’atelier régional sur la mise en œuvre du SDMX et la migration vers ODP 2.0

CEMAC, 9 septembre 2026 — Réunion en ligne sur Microsoft Teams

Dans le cadre du processus régional de modernisation de la diffusion et de l’échange des données statistiques, une réunion préparatoire à l’atelier régional sur la mise en œuvre du SDMX s’est tenue le mercredi 9 septembre 2026, à 11 heures (heure d’Afrique centrale), par visioconférence sur Microsoft Teams.

Cette rencontre a réuni les représentants de plusieurs pays et institutions de la sous-région, en vue de préparer les travaux de l’atelier régional consacré à la mise en œuvre du SDMX et à la migration progressive vers ODP 2.0.

La République centrafricaine (RCA) a pris part à cette réunion à travers l’ICASEES, représenté par M. GODOM OUALOU Appolinaire, Point Focal et Administrateur ODIN/ODP RCA, accompagné de Mme Nadège PASSERENDJI, Démographe à l’ICASEES.

Réunissant environ 27 participants, cette rencontre préparatoire avait pour objectif de présenter le cadre, les objectifs, l’organisation et les modalités pratiques de l’atelier régional consacré au SDMX (Statistical Data and Metadata eXchange), tout en permettant aux différents pays et institutions participantes de préparer les éléments nécessaires aux travaux pratiques.

A l’ouverture de la réunion, M. Kamel Abdellaoui a présenté les objectifs de cette rencontre préparatoire ainsi que les grandes lignes de l’atelier à venir, qui sera animé par Kamel Abdellaoui et Jean de Dieu.

De son côté, M. Momar Kouta a remercié la CEMAC et l’UNFPA pour leur collaboration et a souligné l’importance de la tenue d’un atelier régional avant la mise en place d’un accompagnement individualisé des différents pays.

L’atelier est ainsi présenté comme une première étape d’un processus plus large d’assistance aux pays dans leur migration vers la nouvelle version du SDMX, avec pour ambition de renforcer progressivement les capacités nationales en matière de structuration, d’échange et de diffusion des données statistiques.

Les échanges ont également porté sur la nécessité de réfléchir, avec la CEMAC, à une feuille de route permettant d’assurer la continuité de l’accompagnement au-delà de l’atelier régional.

A cet égard, les progrès réalisés dans certains pays et institutions, notamment à la Banque de Maurice et au Botswana, ont été évoqués comme des expériences témoignant d’une dynamique favorable à la mise en œuvre des nouveaux outils et standards de diffusion des données.

L’objectif est donc de ne pas limiter l’atelier à une activité ponctuelle, mais de l’inscrire dans une démarche progressive de modernisation et d’harmonisation des systèmes statistiques au niveau national et communautaire.

PARTICIPATION DES PAYS ET INSTITUTIONS DE LA SOUS-REGION

La réunion a également permis de faire le point sur la participation des différentes délégations.

Sous la proposition de Mme Gyna-Romulda Ekomo Essono, les participants ont procédé à une présentation par pays et par institution. La République centrafricaine, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Tchad, l’ISSEA et la CBGRA ont notamment confirmé leur participation, tandis que certaines institutions restaient encore absentes ou injoignables au moment de la réunion.

Cette mobilisation témoigne de l’intérêt porté par les institutions statistiques de la sous-région aux enjeux liés à l’interopérabilité, à l’harmonisation et à la modernisation de la diffusion des données.

FAIRE L’ETAT DES LIEUX POUR MIEUX PREPARER LA MIGRATION VERS ODP 2.0

Présentant les objectifs techniques de l’atelier, M. Kamel Abdellaoui a expliqué que les travaux viseront notamment à :

  • dresser un état des lieux de la situation dans chaque pays ;
  • recenser les outils et dispositifs existants ;
  • identifier les pratiques et systèmes déjà mis en place ;
  • éviter les doublons dans les initiatives et les outils ;
  • et contribuer à l’élaboration d’une feuille de route pour la migration vers ODP 2.0.

Le programme de l’atelier sera organisé autour de plusieurs séquences, comprenant des présentations, un exercice guidé et une application pratique sur des données nationales.

Cette approche doit permettre aux participants de mieux comprendre les différences entre les dispositifs actuels et les nouvelles possibilités offertes par ODP 2.0 et le SDMX.

DES DONNEES NATIONALES POUR LES EXERCICES PRATIQUES

Afin de faciliter les travaux pratiques, chaque pays est invité à préparer des données publiques, validées et déjà diffusées, notamment des données disponibles dans ODP 1.0.

Il ne s’agira toutefois pas de mobiliser l’ensemble des données disponibles. Chaque pays devra sélectionner un ou deux thèmes suffisamment représentatifs et les préparer en amont afin d’éviter de consacrer une partie importante du temps de l’atelier à la recherche ou à la préparation des données.

Les participants devront notamment venir avec des fichiers exploitables, notamment au format Excel, ainsi qu’un ordinateur individuel. Il a été précisé qu’aucun logiciel spécifique ne devra être installé pour participer aux exercices.

DES QUESTIONNAIRES POUR ETABLIR L’ETAT DES LIEUX

La réunion a également permis de faire le point sur les questionnaires préparatoires destinés à recueillir des informations sur les dispositifs statistiques et institutionnels existants.

Les échanges ont notamment rappelé l’existence de deux questionnaires, dont les taux de réponse demeuraient encore incomplets au moment de la réunion.

Les participants ont été encouragés à finaliser ces éléments afin de permettre une meilleure connaissance de la situation de chaque pays et d’adapter l’accompagnement technique aux réalités nationales.

DES ECHANGES D’EXPERIENCE ENTRE LES PAYS

Plusieurs échanges ont permis de clarifier les attentes spécifiques des différentes délégations.

Pour le Gabon, les discussions ont notamment porté sur l’utilisation des fichiers Excel, la récente évolution institutionnelle avec le passage de la Direction générale des statistiques à l’INSTAT, ainsi que sur la composition des équipes chargées de la diffusion des données.

Il a été confirmé que le format Excel était adapté aux exercices et que les documents devaient désormais mentionner la nouvelle dénomination de l’institution. Les participants ont également été invités à signaler simplement, dans les questionnaires, leur niveau d’expérience en matière de SDMX et d’ODP 1.0, y compris lorsqu’aucune expérience n’était encore acquise.

La nécessité d’une bonne coordination entre les équipes nationales, les dispositifs d’assistance technique et les futurs experts pays a également été soulignée. Il est notamment recommandé que deux ou trois personnes soient déjà familiarisées avec les travaux avant les missions d’accompagnement prévues au niveau national.

Du côté du Congo, M. Clarbin Rudy OKOUA a présenté l’état d’avancement des préparatifs. Les questionnaires, le questionnaire institutionnel et la présentation nationale sont finalisés. Des fichiers issus d’Open Data 1.0 seront également conservés pour les exercices et les tests relatifs à Open Data 2.0.

Pour le Cameroun, les échanges ont porté sur la finalisation des questionnaires, des présentations et des jeux de données pilotes. Le pays dispose notamment de jeux de données portant sur les ODD, la NSDD et la GDDDA, qui pourront contribuer aux exercices prévus dans le cadre de l’atelier.

DE LA DONNEE PUBLIQUE A CEMAC DATA

Une attention particulière a été accordée à la portée d’Open Data 2.0 et à son articulation avec le projet CEMAC Data.

En réponse aux interrogations des participants, M. Kamel Abdellaoui a expliqué qu’ODP 2.0 ne se limite pas à une simple plateforme de publication. Il élargit les possibilités de diffusion à un environnement comprenant notamment des entrepôts de données, la transmission automatique, la migration vers SDMX et les mécanismes d’harmonisation nécessaires à une future mise en place de CEMAC Data.

Après quelques difficultés techniques de communication, Mme Gyna-Romulda Ekomo Essono a confirmé que la finalité poursuivie est bien de contribuer à la mise en place de CEMAC Data, l’atelier régional constituant la première étape d’un processus plus vaste.

LA RCA ENGAGEE DANS LA MODERNISATION DE LA DIFFUSION STATISTIQUE

La participation de l’ICASEES, à travers son Point Focal et Administrateur ODIN/ODP RCA, M. GODOM OUALOU Appolinaire, accompagné de Mme Nadège PASSERENDJI, Démographe à l’ICASEES, s’inscrit pleinement dans cette dynamique régionale.

Pour la République centrafricaine, cette rencontre constitue une occasion de renforcer les échanges avec les autres systèmes statistiques de la sous-région, de partager les expériences nationales en matière de diffusion des données et de mieux préparer les prochaines étapes liées à ODP 2.0, au SDMX et à l’interopérabilité des données statistiques.

 

Par GODOM OUALOU Appolinaire
Webmaster – ICASEES
Point Focal et Administrateur ODIN/ODP RCA


Semaine nationale de l’arbre et des forets 2026 : Le MEPCI mobilise ses forces vives, l’ICASEES au rendez-vous de l’engagement environnemental

Bangui, août 2026

A l’occasion de la Semaine nationale de l’Arbre et des Forêts, édition 2026, le Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération Internationale (MEPCI) a engagé une mobilisation de ses différentes structures et de ses collaborateurs autour du programme officiel de célébration de cet événement national.

Cette mobilisation est formalisée par une note de service de la Direction de Cabinet et de la Direction des Ressources du MEPCI, datée du 26 août 2026, portant désignation des participants au programme officiel de célébration de la Semaine nationale de l’Arbre et des Forêts, édition 2026.

LE MEPCI AU CŒUR DE LA MOBILISATION

Placée sous l’impulsion du Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération Internationale, cette initiative traduit la volonté de mobiliser les différentes composantes du département ministériel autour d’une activité d’intérêt collectif liée à la protection de l’environnement et à la valorisation du patrimoine forestier national.

La note de service établit une liste de participants issus des différentes directions, services et structures rattachés au ministère. Elle associe notamment le Cabinet du Ministre, les directions générales, les directions techniques, les services centraux et déconcentrés ainsi que plusieurs structures partenaires ou placées sous la tutelle du département.

En tête de cette liste figure M. Marc MANDABA, au titre du MEPCI, suivi de plusieurs responsables et cadres du ministère, parmi lesquels le Directeur de Cabinet, le Conseiller technique, des membres du Cabinet et des responsables des différentes directions.

Cette organisation illustre le caractère transversal de la participation du MEPCI à la Semaine nationale de l’Arbre et des Forêts.

Parmi les structures représentées figure également l’Institut centrafricain des statistiques et des études économiques et sociales (ICASEES), placé sous la tutelle du MEPCI.

La participation de l’ICASEES est portée notamment par son Directeur général, M. Blaise Bienvenu ALI, qui apparaît dans la liste officielle des participants au titre de la DG ICASEES.

Cette présence est importante à double titre. Elle témoigne, d’une part, de l’implication de l’institution statistique nationale dans les activités conduites sous l’égide de son ministère de tutelle et, d’autre part, de l’importance croissante des questions environnementales dans le système statistique national.

En effet, l’environnement constitue désormais un domaine dans lequel la disponibilité de données fiables est indispensable à la planification, au suivi des politiques publiques et à l’évaluation des actions engagées en faveur du développement durable.

La Semaine nationale de l’Arbre et des Forêts ne se résume pas à la mise en terre d’arbres. Elle constitue également un moment de sensibilisation à la préservation des ressources naturelles, à la protection des forêts et à la responsabilité collective face aux défis environnementaux.

Pour un ministère chargé de l’économie, de la planification et de la coopération internationale, cette dimension revêt une importance particulière. Les questions environnementales sont désormais étroitement liées aux politiques de développement, à la résilience des populations, à l’agriculture, à la gestion des ressources naturelles et à la planification territoriale.

La mobilisation des cadres et agents du MEPCI autour de cette activité permet ainsi de rappeler que la protection de l’environnement est également une question de développement et de planification nationale.

La participation de l’ICASEES prend une dimension particulière dans ce contexte. En tant qu’institution chargée de contribuer à la production, à la centralisation, à l’analyse et à la diffusion des statistiques officielles, l’Institut est appelé à jouer un rôle croissant dans le développement des statistiques environnementales.

Les données statistiques permettent notamment de mesurer les transformations du territoire, de suivre les ressources naturelles, d’apprécier les effets des changements climatiques et de documenter les conséquences économiques et sociales des phénomènes environnementaux.

Elles contribuent également au suivi des engagements nationaux et internationaux, notamment dans le cadre des Objectifs de développement durable (ODD).

Ainsi, l’engagement institutionnel de l’ICASEES dans cette activité vient compléter sa mission statistique : mieux connaître pour mieux planifier, mieux mesurer pour mieux décider et mieux préserver pour mieux préparer l’avenir.

UNE PARTICIPATION LARGEMENT REPRESENTATIVE DU MEPCI

La liste annexée à la note de service montre une participation particulièrement large des structures du ministère. On y retrouve notamment des représentants du Cabinet, des services centraux, des directions générales de l’Économie, de la Planification, de la Programmation, de la Coopération, ainsi que plusieurs directions et services techniques.

La diversité des fonctions représentées, directeurs, cadres, assistants, personnels des services techniques et personnels d’appui, traduit la volonté d'associer différentes catégories de collaborateurs au programme officiel.

Cette approche donne à la Semaine nationale de l’Arbre et des Forêts une dimension institutionnelle et collective, en faisant de l’engagement environnemental une responsabilité partagée au sein du département.

L’ICASEES AUX COTES DE SON MINISTERE DE TUTELLE

Pour l’ICASEES, cette participation s’inscrit donc naturellement dans ses relations institutionnelles avec le MEPCI. Elle constitue également une occasion de renforcer la cohésion entre les différentes structures du ministère et de rappeler que les politiques publiques environnementales ont besoin, au-delà des actions de terrain, d’un système statistique capable de produire des informations fiables et régulièrement actualisées.

A travers la présence de son Directeur général, M. Blaise Bienvenu ALI, l’ICASEES marque ainsi son adhésion au programme officiel arrêté par le MEPCI pour la célébration de l’édition 2026.

La Semaine nationale de l’Arbre et des Forêts apparaît dès lors comme un espace de mobilisation, de sensibilisation et de responsabilité collective, réunissant autour d’un même objectif les décideurs, les administrations, les cadres et les agents publics.

Une chose est certaine : planter un arbre est un geste concret ; disposer de données pour comprendre, protéger et planifier durablement notre environnement est un autre geste tout aussi essentiel.

 

Crédits photos : Dorcas GOUNEGOUME
Rédaction : GODOM OUALOU Appolinaire
Webmaster – ICASEES
PF et Admin ODIN/ODP RCA


ICASEES : Ouverture de la session de formation des Agents Enquêteurs de la monographie sur le commerce transfrontalier informel

Bangui, le 26 août 2026 – Salle de conférence de l’ICASEES

L’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES) a ouvert, ce mercredi 26 août 2026, dans sa salle de conférence, la session de formation des agents enquêteurs appelés à intervenir dans la réalisation de la Monographie de l’Enquête sur le Commerce Transfrontalier Informel en République Centrafricaine.

Prévue du 26 au 30 août 2026, cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en place d’un dispositif statistique pérenne de mesure du commerce transfrontalier informel dans les pays de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC). Elle bénéficie de la dynamique régionale portée par le Projet d’Harmonisation et d’Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (HISWACA SOP 2), avec l’appui de la Banque mondiale et des partenaires techniques régionaux.

L’ouverture de la session a été faite par M. Maturin MAKANDA, Point Focal de l’Enquête sur le Commerce Transfrontalier Informel. Dans son intervention, il a rappelé l’importance de cette formation dans le processus de préparation de la monographie, première phase d’un dispositif appelé à produire, à terme, des données régulières et harmonisées sur les échanges commerciaux informels aux frontières de la République Centrafricaine.

M. MAKANDA a souligné que la qualité des résultats attendus dépendra largement de la maîtrise des outils de collecte, du respect des procédures méthodologiques, de la rigueur dans l’observation des transactions et de la capacité des agents à s’adapter aux réalités des localités frontalières.

Il a invité les participants à faire preuve d’assiduité, de professionnalisme et d’esprit d’équipe tout au long de la formation, afin de garantir une collecte fiable, cohérente et conforme aux exigences statistiques nationales et sous-régionales.

Parmi les participants figurent également les experts et formateurs mobilisés pour appuyer les différentes sessions techniques, notamment M. Thierry TAME, M. Serges NGOUANA et Madame Angélique Lucile MATENE SOB. Leur contribution permettra de renforcer l’appropriation des outils de collecte, des procédures méthodologiques et des exigences de qualité nécessaires à la bonne conduite de l’opération sur le terrain.

MIEUX CONNAITRE LES FLUX COMMERCIAUX INFORMELS

Le commerce transfrontalier informel constitue une réalité économique importante dans les zones frontalières de la République Centrafricaine. Les mouvements de marchandises, les échanges de proximité, les activités des petits commerçants, des transporteurs et des autres acteurs économiques contribuent quotidiennement à l’approvisionnement des populations et à la vitalité des économies locales.

Toutefois, une partie significative de ces flux échappe aux dispositifs classiques d’enregistrement administratif et statistique. La porosité des frontières, la multiplicité des itinéraires, l’existence de points de passage non formellement recensés ainsi que la diversité des produits et des unités de mesure utilisées rendent nécessaire la mise en place d’outils adaptés de collecte et d’analyse.

La monographie permettra ainsi de mieux caractériser les pratiques commerciales observées aux frontières, d’identifier les principaux points de passage, de repérer les circuits de circulation des marchandises et de documenter les contraintes rencontrées par les différents intervenants.

DES OBJECTIFS PRECIS POUR UNE OPERATION STRUCTURANTE

La formation des agents enquêteurs vise notamment à les outiller pour :

  • identifier et géolocaliser les points de passage transfrontaliers ;
  • caractériser les conditions d’accès, les infrastructures et l’environnement institutionnel de chaque poste recensé ;
  • observer et enregistrer les transactions de marchandises non prises en compte par les circuits habituels de collecte ;
  • identifier les produits échangés, les unités de mesure utilisées et les modes de transport ;
  • caractériser les acteurs du commerce transfrontalier informel, notamment les commerçants, transporteurs et autres intervenants ;
  • renseigner les outils numériques de collecte à travers l’application CAPI, tout en maîtrisant les questionnaires de secours sur support papier ;
  • appliquer les principes de qualité, de confidentialité et de fiabilité des données statistiques.

Les agents seront également sensibilisés à la collaboration avec les administrations déconcentrées, notamment les services des douanes, du commerce, de l’agriculture, de l’élevage, les structures chargées de l’expédition ou de la réception des marchandises, ainsi que les organisations professionnelles locales et les autorités traditionnelles.

UNE CONTINUITE DES TRAVAUX DEJA ENGAGES

Cette session de formation s’inscrit dans la continuité des activités techniques menées par l’ICASEES depuis le mois de mai 2026. Les travaux de contextualisation des supports de collecte ont permis d’adapter les questionnaires, les concepts, les manuels et les modalités d’enquête aux réalités économiques, géographiques et institutionnelles de la République Centrafricaine.

Les échanges antérieurs ont également favorisé l’harmonisation des outils avec les orientations régionales de la CEMAC et la préparation des différentes étapes de l’Enquête sur le Commerce Transfrontalier Informel, à savoir la monographie, l’enquête de référence et les enquêtes de suivi.

La présente formation constitue donc une phase opérationnelle essentielle avant le déploiement des équipes sur le terrain. Elle doit permettre de renforcer la capacité des agents à collecter des informations complètes, fiables et comparables, en vue de produire une base de données utile à la compréhension des échanges transfrontaliers informels.

Au-delà de son intérêt statistique, cette opération contribuera à améliorer la connaissance des dynamiques économiques aux frontières et à renforcer les outils d’aide à la décision au profit des pouvoirs publics.

Les résultats attendus permettront notamment de disposer d’une cartographie actualisée des points de passage, d’une meilleure connaissance des produits échangés, d’une caractérisation des acteurs impliqués et d’informations sur le poids des transactions informelles dans les économies locales.

Ces données seront particulièrement utiles pour améliorer les statistiques du commerce extérieur, orienter les politiques publiques, renforcer la coopération entre les administrations concernées et accompagner les efforts d’intégration économique dans l’espace CEMAC, notamment dans le contexte de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

 

Rédaction : GODOM OUALOU Appolinaire
Webmaster – ICASEES

PF-Admin ODIN/PNRD/ODP RCA – Admin Nada et Redatam


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