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ICASEES : Participation de la République Centrafricaine à la réunion régionale de suivi des mises à jour ODIN/ODP

Bangui, juin 2026 – Visioconférence via Google Meet

L’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES), à travers son Point Focal du Portail Open Data (ODP) et du suivi des indicateurs Open Data Inventory (ODIN), a pris part à une importante réunion régionale organisée par visioconférence via Google Meet, consacrée à l’état d’avancement des publications des licences ouvertes, à la mise à jour des indicateurs statistiques ainsi qu’à la préparation des prochaines évaluations internationales ODIN prévues en 2026.

Cette rencontre technique régionale a été organisée par la Banque Africaine de Développement (BAD), en partenariat avec la Fondation Bill & Melinda Gates, avec la participation des Instituts Nationaux de Statistique (INS) de plusieurs pays africains ainsi que des équipes d’Open Data Watch (ODW), structure internationale chargée du suivi méthodologique et technique des évaluations ODIN.

La réunion s’inscrit dans la dynamique continentale de modernisation des systèmes statistiques nationaux et de promotion des données ouvertes comme levier essentiel de transparence, de gouvernance et d’aide à la décision publique.

Depuis plusieurs années, la Banque Africaine de Développement (BAD) joue un rôle majeur dans l’accompagnement des pays africains en matière de transformation numérique, de gouvernance des données et de développement des systèmes statistiques modernes.

A travers son partenariat stratégique avec la Fondation Bill & Melinda Gates, la BAD soutient de nombreuses initiatives visant :

  • l’amélioration de la disponibilité des données publiques ;
  • le renforcement des capacités des Instituts Nationaux de Statistique ;
  • l’harmonisation des standards statistiques ;
  • la promotion des politiques de données ouvertes ;
  • ainsi que l’amélioration des mécanismes de diffusion et d’accessibilité des statistiques officielles.

Les évaluations internationales ODIN, conduites par Open Data Watch, sont devenues aujourd’hui un indicateur de référence permettant de mesurer le niveau d’ouverture, de disponibilité et de qualité des données statistiques publiées par les pays.

Elles prennent notamment en compte :

  • la couverture des indicateurs ;
  • la disponibilité des métadonnées ;
  • les formats ouverts ;
  • l’accessibilité des plateformes ;
  • ainsi que la qualité globale des portails nationaux de diffusion statistique.

UN SUIVI DETAILLE DE L’ETAT D’AVANCEMENT DES PAYS

Les échanges ont permis de faire un point détaillé sur l’évolution des travaux de mise à jour des indicateurs ODIN/ODP dans plusieurs pays africains.

Concernant le Sénégal, les participants ont été informés que la licence ouverte est déjà publiée sur le portail national. Des ajustements techniques du site web sont actuellement en cours afin de finaliser la conformité avant l’évaluation officielle. Un suivi spécifique du Sénégal est programmé au mois de juillet 2026 avec une forte implication du comité national dirigé par le Directeur Général de l’INS.

Open Data Watch a précisé que les vérifications porteront principalement sur le portail ODP 1.0 ainsi que sur le site officiel des Instituts Nationaux de Statistique, tout en laissant la possibilité d’intégrer ODP 2.0 selon les besoins des pays.

Le Burkina Faso a également confirmé avoir publié sa licence ouverte sur le portail dès le mois de mai 2026. Les corrections techniques du site institutionnel sont en cours de finalisation avant l’évaluation. Un atelier national de mise à jour des indicateurs se déroule actuellement afin de rendre disponibles les données avant la fin du mois de juin.

La République centrafricaine, représentée par l’ICASEES, a pour sa part confirmé l’intégration de la nouvelle licence ouverte sur son portail Open Data et le site web institutionnel. L’Institut a également annoncé l’organisation prochaine d’un atelier national de mise à jour des indicateurs ODIN/ODP prévu à la fin du mois de juin 2026.

Cet atelier, qui sera financé par la Banque mondiale à travers le projet HISWACA SOP 2, permettra de mobiliser les ministères sectoriels, les institutions partenaires et les producteurs de données autour des travaux de collecte, de vérification, de formatage et de mise à jour des séries statistiques nationales en prélude à l’évaluation ODIN prévue à la mi-août 2026.

UN APPUI STRATEGIQUE DE LA BANQUE MONDIALE A TRAVERS LE PROJET HISWACA SOP 2

En République centrafricaine, la Banque mondiale accompagne activement les efforts de modernisation du système statistique national à travers le Projet d’Harmonisation et d’Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (HISWACA SOP 2).

Ce projet régional constitue aujourd’hui un levier majeur pour :

  • le renforcement des capacités statistiques ;
  • la digitalisation des systèmes de collecte et de diffusion ;
  • le développement des plateformes Open Data ;
  • l’amélioration de la gouvernance des données ;
    ainsi que la production de statistiques harmonisées conformes aux standards internationaux.

L’atelier national prévu à la fin du mois de juin 2026 s’inscrit pleinement dans cette dynamique de modernisation portée par le Gouvernement centrafricain avec l’appui de la Banque mondiale.

DES DÉFIS TECHNIQUES COMMUNS AUX PAYS PARTICIPANTS

Les travaux ont également mis en lumière plusieurs contraintes techniques auxquelles les pays restent confrontés dans le processus de mise à jour des indicateurs.

Le Burundi a indiqué avoir déjà actualisé une grande partie de ses indicateurs statistiques. Toutefois, l’intégration des nouvelles unités administratives demeure conditionnée par la disponibilité des résultats du recensement ainsi que de nouveaux shapefiles attendus de la BAD.

Le changement récent du découpage administratif soulève des défis méthodologiques importants liés :

  • à la conservation des anciennes séries statistiques ;
  • à la comparabilité des données dans le temps ;
  • ainsi qu’à la nécessité d’élaborer des notes méthodologiques explicatives.

Afin de respecter les échéances de début juillet, l’équipe technique régionale a suggéré l’utilisation provisoire de l’ancien découpage administratif.

Plusieurs autres contraintes ont été relevées :

  • l’absence récente d’Enquêtes Démographiques et de Santé (EDS) dans certains pays ;
  • la faible disponibilité des données de santé reproductive ;
  • le retard dans les statistiques de pauvreté ;
  • l’insuffisance des données environnementales actualisées ;
  • ainsi que les difficultés techniques liées aux formats des bases de données.

Certaines équipes nationales ont également signalé :

  • l’accès limité aux fichiers Excel ;
  • les besoins de conversion depuis les formats DDS ou livrets statistiques ;
  • ainsi que l’absence de certains outils nécessaires à la désagrégation des données par sexe et par région.

DES MISES À JOUR SECTORIELLES EN COURS

Malgré ces contraintes, plusieurs avancées sectorielles ont été enregistrées.

Les indicateurs de pauvreté demeurent actuellement basés sur les données de 2021 dans plusieurs pays, en attendant les résultats des nouvelles enquêtes en cours.

Les statistiques relatives à la pollution sont disponibles jusqu’en 2022, tandis que les comptes nationaux continuent d’être actualisés dans le cadre des Programmes Nationaux de Réforme et de Développement (PNRD).

Les annuaires statistiques de la santé et de l’éducation pour l’année 2025 sont attendus à partir du mois de juillet 2026 avec une possibilité d’intégration avant les évaluations prévues au mois d’août.

LE CAMEROUN ET LE MALI MOBILISÉS POUR LES ÉVALUATIONS À VENIR

Le Mali a indiqué que son évaluation ODIN est prévue au mois d’août 2026 avec une priorité accordée au renforcement des indicateurs conjoncturels couvrant les années 2024 et 2025.

Le Cameroun, quant à lui, a déjà publié sa licence ouverte sur le portail ODP et poursuit la mise à jour prioritaire des données macroéconomiques.

Les responsables camerounais ont annoncé l’organisation prochaine d’un atelier national dans le cadre du projet FASA au troisième trimestre 2026 avec une tentative d’avancement dès le début du mois d’août afin de coïncider avec l’évaluation internationale.

Au cours de la réunion, Monsieur Abdoulaye Boundy a présenté un diagnostic détaillé des portails nationaux ainsi que les fiches techniques de collecte des données. Les opérations de collecte des données manquantes devraient démarrer dès la semaine suivante dans plusieurs pays, accompagnées d’ateliers techniques de mise à jour.

LA RCA ENGAGÉE DANS LE RENFORCEMENT DE SON PORTAIL OPEN DATA

À travers sa participation active à cette réunion régionale, l’ICASEES réaffirme son engagement en faveur de la transparence statistique et du développement des données ouvertes en République centrafricaine.

L’atelier national prévu à la fin du mois de juin 2026 constituera une étape déterminante dans la préparation de l’évaluation ODIN de mi-août 2026 et dans l’amélioration continue du Portail Open Data de la République centrafricaine.

Grâce aux appuis conjoints de la Banque mondiale, de la BAD, de la Fondation Bill & Melinda Gates et des partenaires techniques régionaux, la République centrafricaine poursuit ses efforts de modernisation du système statistique national afin de renforcer la disponibilité, l’accessibilité et la visibilité internationale des données publiques officielles.

 

Par GODOM Appolinaire
PF ODP/Wemaster – ICASEES


ICASEES : Lancement de l’atelier de formation sur les outils de collecte de la monographie de l’enquête sur le commerce transfrontalier informel (ECTI)

Bangui, 10 juin 2026 – Salle de conférence de l’ICASEES

L’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES) a procédé, ce mercredi 10 juin 2026 à Bangui, au lancement officiel de l’atelier de formation sur les outils de collecte de la Monographie de l’Enquête sur le Commerce Transfrontalier Informel (ECTI), organisé dans le cadre du Projet d’Harmonisation et d’Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (HISWACA SOP 2), avec l’appui de la Banque mondiale et des partenaires techniques régionaux.

La cérémonie d’ouverture des travaux, qui se déroulent du 10 au 12 juin 2026 dans la salle de conférence de l’ICASEES, a été présidée par Monsieur Christian NDJEKOU, Directeur des Etudes, des Méthodes, des Normes et de la Recherche (DEMNER), représentant le Directeur Général de l’ICASEES empêché pour des raisons administratives. Il était assisté de Monsieur Mathurin MAKANDA, Chef de Service du Commerce Extérieur et des Infrastructures et Point Focal CETI.

Cet atelier réunit des cadres de l’ICASEES, des représentants de la Direction Générale des Douanes, du Ministère du Commerce ainsi que les membres du Groupe de Travail Technique mobilisés autour de cette importante opération statistique régionale.

UNE INITIATIVE STRATEGIQUE PORTEE PAR LA BANQUE MONDIALE ET LE PROJET HISWACA SOP 2

La tenue de cet atelier s’inscrit dans la dynamique du projet HISWACA SOP 2, programme régional soutenu par la Banque mondiale visant à renforcer durablement les systèmes statistiques nationaux en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale.

A travers ce projet structurant, la Banque mondiale accompagne les Etats membres dans l’harmonisation des méthodologies statistiques, l’amélioration de la qualité des données et le développement d’outils modernes d’aide à la décision publique. En République centrafricaine, l’ICASEES figure parmi les principales institutions bénéficiaires de ce vaste programme régional de transformation statistique.

Depuis plusieurs années, la Banque mondiale appuie activement l’ICASEES dans la modernisation du système statistique national, notamment à travers :
• le renforcement des capacités techniques ;
• la digitalisation des opérations statistiques ;
• l’amélioration des infrastructures de production des données ;
• le développement des statistiques économiques et sociales ;
• les grandes opérations nationales telles que le RGPH-4 ;
• ainsi que les enquêtes stratégiques nécessaires au pilotage des politiques publiques.

Le projet HISWACA SOP 2 constitue aujourd’hui l’un des piliers majeurs de cette coopération entre la République centrafricaine, la Banque mondiale et les institutions régionales de statistique.

LE COMMERCE TRANSFRONTALIER INFORMEL

Dans son exposé introductif, M. Christian NDJEKOU a rappelé que le petit commerce transfrontalier représente une activité économique essentielle pour des milliers de ménages en République centrafricaine et dans l’espace CEMAC.

Les échanges informels de marchandises concernent particulièrement les corridors commerciaux reliant la République centrafricaine au Cameroun, au Tchad, à la République démocratique du Congo, à la République du Congo et au Soudan.

Cependant, une grande partie de ces flux échappe encore aux systèmes classiques d’enregistrement statistique et fiscal. Beaucoup d’acteurs économiques exercent leurs activités en dehors des circuits officiels et utilisent des points de passage non contrôlés.

Cette situation constitue un défi majeur pour les Etats et les organisations d’intégration régionale, notamment la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), engagée dans la promotion de la libre circulation des biens, des services et des personnes.

L’absence de données fiables sur ces flux commerciaux informels limite considérablement :
• la mesure réelle des échanges régionaux ;
• l’évaluation des politiques économiques ;
• le suivi de l’intégration sous-régionale ;
• ainsi que l’appréciation des effets de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf).

C’est dans cette perspective que la CEMAC, avec l’appui des partenaires techniques et financiers, a initié la mise en place d’un dispositif harmonisé d’estimation des échanges commerciaux informels dans la sous-région.

L’Enquête sur le Commerce Transfrontalier Informel (ECTI) s’inscrit dans un vaste processus régional déjà expérimenté dans plusieurs pays africains.

Les experts ont rappelé que :
• le Cameroun fut le premier pays pilote dès 2008 avec des enquêtes bimensuelles ;
• plusieurs pays ont ensuite rejoint le dispositif ;
• la République centrafricaine entre aujourd’hui dans une phase déterminante de structuration de son propre système de suivi des échanges informels.

L’ECTI se déploiera progressivement autour de trois grandes étapes :

  1. la monographie ;
  2. l’enquête de référence ;
  3. l’enquête de suivi.

La phase actuelle de monographie vise principalement à :
• cartographier les points de passage frontaliers ;
• identifier les circuits commerciaux informels ;
• analyser les caractéristiques géographiques et logistiques des postes frontaliers ;
• caractériser les marchandises échangées ;
• identifier les profils des commerçants, transporteurs et autres acteurs impliqués.

Selon les experts, les résultats attendus permettront notamment :
• d’évaluer le poids réel du commerce informel ;
• de comparer les flux informels et formels ;
• de mieux orienter les politiques économiques et commerciales ;
• de renforcer les statistiques du commerce extérieur ;
• et de soutenir les mécanismes d’intégration régionale.

UN ATELIER TECHNIQUE POUR ADAPTER LES OUTILS AUX REALITES CENTRAFRICAINES

Durant trois jours, les participants examineront minutieusement les différents supports méthodologiques élaborés au niveau régional.

Les travaux porteront notamment sur :
• les questionnaires de collecte ;
• les variables statistiques ;
• les modalités d’enquête ;
• les manuels techniques ;
• ainsi que les documents méthodologiques.

L’objectif est de contextualiser ces outils afin qu’ils reflètent fidèlement les réalités observées aux frontières centrafricaines.

Les participants auront ainsi la possibilité :
• d’insérer de nouvelles variables ;
• d’ajuster certaines modalités ;
• de supprimer des éléments inadaptés ;
• ou encore de proposer des améliorations techniques avant validation finale.

Les observations pertinentes formulées par les équipes nationales seront ensuite transmises aux experts régionaux de la CEMAC et du CAPY pour examen et validation définitive.

L’atelier a également permis de présenter le dispositif institutionnel de l’ECTI articulé autour :
• d’une équipe sous-régionale d’experts ;
• d’un Groupe de Travail Technique national ;
• et des équipes de collecte déployées sur le terrain.

La stratégie de mise en œuvre prévoit également :
• des campagnes de sensibilisation auprès des usagers ;
• l’implication des administrations locales ;
• la collaboration avec les groupements de commerçants et syndicats ;
• ainsi que la mobilisation des moyens logistiques et financiers nécessaires à la collecte des données.

L’Enquête sur le Commerce Transfrontalier Informel contribuera à améliorer la connaissance des dynamiques économiques régionales et à fournir aux pouvoirs publics des données stratégiques indispensables à la formulation des politiques de développement.

Au-delà de la dimension statistique, cette opération marque également une avancée importante dans le processus d’intégration économique sous-régionale et dans la consolidation des mécanismes de coopération entre les pays membres de la CEMAC.

Par GODOM Appolinaire
PFP ODP/WB – ICASEES


ICASEES : Mise en place du Secrétariat Technique Permanent (STP) chargé du suivi des activités post-dénombrement du RGPH-4

Bangui, 09 juin 2026 – Salle de Conférence de l’ICASEES

L’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES) a franchi une nouvelle étape décisive dans la conduite du Quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH-4) avec la mise en place officielle du Secrétariat Technique Permanent (STP) chargé du suivi des activités post-dénombrement.

La réunion de mise en place de cette importante structure technique a été présidée le 09 juin 2026 par Monsieur Blaise Bienvenu ALI, Directeur Général de l’ICASEES et Coordonnateur du projet HISWACA SOP 2, assisté de M.  Franck Elvis MATKOSS, DT-RGPH-4 et M. Gustave SEREMANDJI, DTA-RGPH-4, dans la salle de conférence de l’Institut.

Après plusieurs années de préparation, de mobilisation des ressources, de cartographie censitaire, de formation des agents et de collecte des données sur l’ensemble du territoire national, le RGPH-4 est aujourd’hui entré dans sa phase la plus déterminante : celle du traitement, de l’analyse, de la valorisation et de la diffusion des résultats.

Au-delà du dénombrement proprement dit, un recensement ne produit toute sa valeur que lorsque les données collectées sont transformées en informations fiables, exploitables et accessibles aux décideurs, aux chercheurs, aux partenaires au développement et à l’ensemble de la population.

C’est dans cette perspective que l’ICASEES a jugé nécessaire de mettre en place une structure permanente capable d’assurer la coordination technique des travaux post-dénombrement, depuis l’apurement des bases de données jusqu’à la publication des rapports thématiques et à la dissémination des résultats.

Cette initiative s’inscrit pleinement dans la vision portée par le Gouvernement centrafricain visant à renforcer la gouvernance statistique nationale et à disposer de données probantes pour orienter les politiques publiques, conformément aux objectifs de développement durable (ODD), à la Stratégie Nationale de Développement de la Statistique (SNDS) ainsi qu’aux ambitions du projet HISWACA SOP 2, soutenu par la Banque mondiale.

Institué comme organe technique de coordination, le Secrétariat Technique Permanent aura pour mission de planifier, organiser, coordonner et superviser l’ensemble des activités techniques liées à la phase post-dénombrement du RGPH-4.

A travers ce dispositif, l’ICASEES entend garantir la qualité scientifique des travaux d’exploitation des données tout en assurant une diffusion efficace des résultats aux niveaux national, régional et international.

Dans son intervention, le Directeur Général de l’ICASEES a souligné que le recensement constitue l’une des opérations statistiques les plus importantes réalisées par un pays, car il fournit des informations essentielles sur la population, l’habitat, les conditions de vie des ménages, les dynamiques démographiques, les migrations, l’éducation, la santé, l’emploi et de nombreux autres domaines stratégiques.

Il a rappelé que les données issues du RGPH-4 serviront de référence pour la planification du développement économique et social de la République centrafricaine durant les prochaines années.

LES TRAVAUX DU SECRETARIAT TECHNIQUE PERMANENT S’ARTICULERONT AUTOUR DE QUATRE COMPOSANTES MAJEURES.

1. LE PILOTAGE ET LA COORDINATION TECHNIQUE

Cette composante couvrira notamment :

  • l’élaboration des Termes de Référence des ateliers techniques ;
  • la préparation des agendas et plans de travail ;
  • la gestion des correspondances officielles ;
  • le suivi administratif et technique des activités ;
  • la coordination générale du processus post-dénombrement.

L’objectif est d’assurer une cohérence globale entre les différentes équipes appelées à intervenir dans l’exploitation des données du recensement.

2. L’ANALYSE ET L’EXPLOITATION DES DONNEES

Le STP veillera à :

  • finaliser le plan de tabulation et d’analyse ;
  • identifier les thèmes prioritaires d’exploitation ;
  • superviser les opérations d’apurement et de nettoyage des données ;
  • coordonner les travaux de tabulation ;
  • assurer le suivi de l’analyse approfondie des résultats ;
  • produire les différents rapports thématiques.

Ces analyses permettront notamment de mieux comprendre les réalités démographiques, sociales, économiques et territoriales du pays.

3. LA MOBILISATION DES RESSOURCES HUMAINES ET LE RENFORCEMENT DES CAPACITES

Le Secrétariat Technique Permanent sera également chargé de :

  • constituer une base de données d’experts nationaux et internationaux ;
  • identifier les compétences requises pour chaque domaine d’analyse ;
  • organiser les formations et ateliers méthodologiques ;
  • harmoniser les approches analytiques entre les différentes équipes.

Cette démarche vise à renforcer durablement les capacités nationales en matière d’analyse statistique avancée.

4. LA COMMUNICATION ET LA DISSEMINATION DES RESULTATS

Une attention particulière sera accordée à la valorisation des données produites à travers :

  • l’organisation de points de presse ;
  • la production de supports de communication ;
  • la publication des rapports ;
  • le développement des relations avec les médias ;
  • la diffusion des résultats auprès des institutions publiques, des universités, des chercheurs, des partenaires techniques et financiers ainsi que du grand public.

Parmi les principaux produits attendus figurent :

  • un calendrier actualisé des activités post-dénombrement ;
  • un plan de tabulation et d’analyse finalisé ;
  • une base de données des experts mobilisables ;
  • les rapports thématiques d’analyse validés ;
  • un ensemble complet d’outils de dissémination comprenant des brochures, affiches, communiqués de presse, supports de présentation et documents de diffusion.

Ces différents livrables contribueront à transformer les données brutes du recensement en informations stratégiques pour la prise de décision.

Le Secrétariat Technique Permanent sera composé d’experts issus de l’ICASEES et de la Direction Technique du RGPH-4.

Sa composition comprendra notamment :

  • un Coordonnateur technique ;
  • un Coordonnateur technique adjoint chargé du secrétariat ;
  • des spécialistes en statistiques démographiques, sociales, économiques et environnementales ;
  • des experts en traitement et analyse des données ;
  • un responsable de la communication et de la diffusion ;
  • une équipe d’appui technique et administratif.

Une note de service précisera la composition nominative ainsi que les responsabilités de chaque membre.

La mise en place de ce Secrétariat Technique Permanent illustre également la contribution du projet HISWACA SOP 2 au renforcement durable du Système Statistique National.

Au-delà du financement des activités statistiques, le projet soutient le développement des capacités institutionnelles, l’amélioration de la production statistique et la modernisation des outils de collecte, de traitement et de diffusion des données.

Le RGPH-4 constitue ainsi l’une des opérations les plus structurantes jamais conduites par l’ICASEES et représente un investissement majeur pour l’avenir du pays.

PUBLICATION DES RESULTATS DU RGPH-4

Avec l’installation officielle du Secrétariat Technique Permanent, l’ICASEES ouvre une nouvelle séquence décisive qui conduira progressivement à la publication des premiers résultats du RGPH-4 puis à la production des différents rapports thématiques.

Cette étape marque le passage d’une phase de collecte à une phase d’exploitation scientifique des données, avec pour ambition de mettre à la disposition des pouvoirs publics, des partenaires au développement et des citoyens des informations fiables, actualisées et pertinentes sur la population et les conditions de vie en République centrafricaine.

Par GODOM Appolinaire
Point Focal ODP/Webmaster – ICASEES


ICASEES : Validation du Plan de Renforcement des Capacités des Cadres du Système Statistique National

Bangui, du 4 au 5 juin 2026 – Salle de conférence de l’ICASEES

Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’Harmonisation et d’Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (HISWACA SOP 2), financé par la Banque mondiale, l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES) a organisé les 4 et 5 juin 2026 un atelier de lecture et de validation du Plan de Renforcement des Capacités (PRC) des cadres du Système Statistique National (SSN).

Cette activité marque une étape importante dans le processus de modernisation du système statistique centrafricain. Au-delà d’un simple exercice de validation documentaire, l’atelier a permis de jeter les bases d’une vision stratégique de développement des compétences destinée à accompagner les profondes mutations que connaît actuellement le secteur statistique national.

Depuis plusieurs années, la République Centrafricaine s’est engagée dans un vaste chantier de réformes visant à renforcer la production, la qualité, la diffusion et l’utilisation des statistiques officielles.

La relance des opérations statistiques d’envergure nationale, l’amélioration progressive des infrastructures numériques, le développement des plateformes de diffusion des données ouvertes, l’archivage des enquêtes et recensements ainsi que la mise en œuvre de la deuxième Stratégie Nationale de Développement de la Statistique (SNDS II) nécessitent aujourd’hui des ressources humaines hautement qualifiées et adaptées aux nouvelles exigences de la statistique moderne.

Conscient de cet enjeu, l’ICASEES a élaboré un Plan de Renforcement des Capacités destiné à servir de cadre de référence pour l’ensemble des actions de formation, de perfectionnement et de professionnalisation des cadres du Système Statistique National au cours des prochaines années.

 L’objectif principal de l’atelier était de contribuer à l’amélioration de la qualité du Plan de Renforcement des Capacités à travers une revue technique participative avant sa soumission à la Banque mondiale pour avis.

Plus spécifiquement, les participants ont été invités à :

  • examiner la structure, le contenu et la cohérence générale du document ;
  • identifier les besoins prioritaires de renforcement des capacités aux niveaux technique, fonctionnel et institutionnel ;
  • vérifier l’alignement du Plan avec les missions de l’ICASEES, les priorités nationales et les orientations du Projet HISWACA SOP 2 ;
  • proposer des amendements et recommandations visant à améliorer le document ;
  • produire une version consolidée du Plan ;
  • définir les prochaines étapes de sa mise en œuvre.

 OUVERTURE DE L’ATELIER

Les travaux ont été officiellement ouverts par le Directeur Général de l’ICASEES, Monsieur Blaise Bienvenu ALI, qui a rappelé que le développement durable du système statistique national repose avant tout sur la qualité des ressources humaines qui le composent.

Dans son allocution, il a souligné que les investissements en équipements, infrastructures ou solutions numériques ne peuvent produire pleinement leurs effets sans un personnel qualifié capable de maîtriser les nouvelles méthodes statistiques, les technologies de l’information, les outils d’analyse et les standards internationaux de production et de diffusion des données.

Le Directeur Général a ainsi insisté sur la nécessité de disposer d’un cadre structuré permettant d’orienter les actions futures de formation et de développement professionnel des cadres du SSN.

 REVUE METHODIQUE DU DOCUMENT

Afin de garantir une analyse approfondie du projet de Plan, un bureau a été mis en place :

  • Président : Monsieur Roger YELE, Directeur ;
  • Rapporteur : Monsieur Jean Bertrand KOLONDO PENGUILET, Directeur.

La méthodologie retenue a consisté à examiner le document page après page.

Chaque section a fait l’objet d’une lecture détaillée permettant aux participants de formuler des observations, corrections et recommandations.

Les travaux ont porté successivement sur :

  1. Le contexte et la justification ;
  2. Le diagnostic du Système Statistique National ;
  3. Les axes d’intervention du Plan ;
  4. Le modèle de renforcement des capacités ;
  5. Les modalités de renforcement des capacités ;
  6. L’opérationnalisation du Plan ;
  7. La conclusion.

Dans l’ensemble, les amendements proposés ont principalement concerné la forme, la cohérence rédactionnelle ainsi que certaines précisions méthodologiques.

 DES ECHANGES APPROFONDIS

 Les discussions ont également porté sur plusieurs outils structurants du document, notamment :

  • le cycle de progression organisationnelle ;
  • les différents niveaux de capacités requis selon les objectifs de compétences ;
  • le modèle simplifié d’acquisition des connaissances inspiré de la taxonomie de Bloom.

Les participants ont sollicité des éclaircissements supplémentaires concernant l’interprétation et l’application pratique de ces outils dans le contexte du Système Statistique National.

Des explications ont été fournies par le Président de séance, Monsieur Roger YELE. Les participants ont toutefois souhaité que des compléments d’information puissent être apportés ultérieurement par les concepteurs du modèle afin d’en faciliter l’appropriation.

 L’un des points majeurs examinés durant l’atelier concernait le programme de formation proposé dans le cadre du Plan de Renforcement des Capacités.

Ce programme couvre plusieurs domaines stratégiques indispensables à la modernisation du système statistique national.

Parmi les activités prévues figurent notamment :

  • la formation sur les statistiques environnementales ;
  • l’analyse des données cartographiques ;
  • la gestion des bases de données cartographiques et des aires de dénombrement ;
  • l’exploitation des Déclarations Statistiques et Fiscales (DSF) selon le plan comptable OHADA révisé ;
  • la rétropolation des comptes nationaux selon le SCN 2008 ;
  • l’élaboration des comptes nationaux annuels provisoires ;
  • la mise en place d’un dispositif permanent de collecte des données administratives dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’emploi, du genre et du tourisme ;
  • l’analyse, la diffusion et l’archivage des données d’enquêtes et de recensements ;
  • les formations sur ARCGIS, STATA et Excel avancé ;
  • les formations sur la communication moderne, les sites web institutionnels et les outils de visioconférence ;
  • le renforcement des capacités des services statistiques sectoriels sur la définition des indicateurs, leurs formules et les techniques de calcul ;
  • l’accompagnement des acteurs du SSN dans la mise en œuvre de la SNDS II.
    L’ensemble de ces actions témoigne de la volonté de l’ICASEES et du Projet HISWACA SOP 2 de bâtir un système statistique moderne, capable de répondre aux exigences croissantes de production de données de qualité.

 Les participants ont également examiné les tableaux financiers et le chronogramme des activités couvrant les années 2026 et 2027.

Les échanges ont porté sur :

  • la pertinence des formations proposées ;
  • leur hiérarchisation selon les priorités institutionnelles ;
  • l’adéquation entre les besoins exprimés et les ressources financières disponibles ;
  • l’identification des activités à mettre en œuvre en priorité.

Le coût global prévisionnel du Plan a fait l’objet d’une analyse détaillée afin de garantir sa faisabilité tout en préservant son ambition de transformation du système statistique national.

A travers cette initiative, le Projet HISWACA SOP 2 confirme son rôle de catalyseur des réformes statistiques en République Centrafricaine.

Au-delà de l’acquisition d’équipements ou de la modernisation des plateformes technologiques, le projet place le développement du capital humain au cœur de son intervention.

Cette approche répond à une conviction simple : la qualité des statistiques officielles dépend avant tout de la compétence des femmes et des hommes chargés de les produire.

En soutenant l’élaboration et la mise en œuvre du Plan de Renforcement des Capacités, HISWACA SOP 2 contribue ainsi à :

  • améliorer la qualité des statistiques nationales ;
  • renforcer la coordination du Système Statistique National ;
  • promouvoir l’utilisation des normes statistiques internationales ;
  • soutenir la mise en œuvre de la SNDS II ;
  • accroître la disponibilité de données fiables pour la prise de décision publique.

 Au terme de deux journées de travaux intenses et constructifs, l’ensemble du document a été examiné et enrichi grâce aux contributions des participants.

Le Président de séance a félicité les participants pour la qualité des échanges et leur engagement en faveur du développement de la statistique nationale avant de lever la séance le 5 juin 2026 à 15 heures.

La version consolidée du Plan de Renforcement des Capacités constituera désormais un instrument stratégique majeur pour accompagner la professionnalisation des cadres du Système Statistique National et soutenir les ambitions de modernisation portées par l’ICASEES et le Projet HISWACA SOP 2.

 

Par Appolinaire GODOM OUALOU
Point Focal ODP / Webmaster – ICASEES
Projet HISWACA SOP 2


Projet HISWACA : La CEMAC renforce les capacités des experts pour mieux protéger les populations, l’environnement et les agents mobilisés dans les opérations statistiques

Au-delà des chiffres que représentent les statistiques, chaque opération met en jeu des enquêteurs, l’environnement et des communautés concernées par la collecte des données. À Malabo, en Guinée équatoriale, les pays de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) ont planché sur une question devenue essentielle à savoir comment mieux prévenir et gérer les risques liés aux opérations statistiques.

Durant cinq jours, du 25 au 29 mai 2026, une soixantaine d’experts venus du Cameroun, du Congo, du Gabon, de la Guinée équatoriale et du Tchad ont participé aux travaux de l’Atelier régional de sauvegarde environnementale et sociale des activités du Projet d’Harmonisation et d’Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (HISWACA).

Organisé par la Commission de la CEMAC avec l’appui de la Banque mondiale, la rencontre avait pour objectif de renforcer les capacités des acteurs nationaux pour une meilleure prévention et gestion des risques inhérents aux activités statistiques menées dans la sous-région.

PREVENIR LES RISQUES AVANT QU’ILS NE SURVIENNENT.

En plus de la collecte des données, la mise en œuvre des opérations statistiques doit prendre en compte l’anticipation et la gestion des risques susceptibles d’affecter les enquêteurs, les populations et l’environnement.

Les exigences du Plan d’Engagement Environnemental et Social (PEES) et des Normes Environnementales et Sociales applicables aux activités du projet ;
Les mécanismes de signalement et de gestion des incidents environnementaux et sociaux sont autant de thèmes abordés durant l’atelier.

Le projet HISWACA constitue une réponse concrète au défi de disposer, au sein de l’espace CEMAC, de statistiques harmonisées et fiables pour mieux éclairer les décideurs dans les politiques publiques.

Le Commissaire chargé du Département des Politiques Économique, Monétaire et Financière (DPEMF), Monsieur Nicolas BEYEME NGUEMA, a insisté sur l’importance des assises de Malabo.

La gestion des risques environnementaux, sociaux, sanitaires et de sécurité est devenue un facteur central de crédibilité et de durabilité des projets.

Madame Maria CONSUELO NGUEMA OYANA, Ministre de l’Égalité des Genres, des Affaires sociales et de l’Artisanat de la Guinée équatoriale a estimé que la gestion des risques environnementaux et sociaux n’est plus une simple exigence administrative mais constitue désormais un impératif de gouvernance, de performance et de protection des populations.

L’atelier a accordé une place importante aux exercices pratiques et aux échanges d’expériences entre pays.

Monsieur Mincianne NYANGUI MOUSSAVOU, spécialiste venu du Gabon, a relevé que les travaux ont permis d’améliorer les approches de terrain.

 RECOMMANDATIONS ISSUES DES TRAVAUX

A l’issue des travaux, les participants ont formulé plusieurs recommandations destinées à renforcer les systèmes nationaux de gestion des risques :

  • amélioration des dispositifs de sécurité ;
  • renforcement des mécanismes de gestion des plaintes ;
  • harmonisation des outils de suivi des incidents ;
  • développement d’une culture de prévention au sein des projets statistiques.

Dans son discours de clôture, le Commissaire Nicolas BEYEME NGUEMA a rappelé que les opérations statistiques ne se mesurent plus uniquement à la qualité des données produites mais aussi à leur capacité collective à protéger les personnes, prévenir les incidents, gérer les situations de crise avec professionnalisme et garantir que les activités menées en œuvre respectent pleinement la dignité humaine et les principes de responsabilité sociale.

 

Source : CEMAC

Publication ICASEES : Appolinaire GODOM OUALOU – PF ODP/WB-ICASEES


ICASEES : Lancement de la formation des enquêtrices et enquêteurs de l’EHCVM2, une étape décisive pour mesurer les conditions de vie des ménages centrafricains

Bangui, 04 juin 2026 – Stade Barthélemy BOGANDA (20 000 Places)

La statistique officielle ne se construit ni dans les bureaux climatisés, ni derrière les écrans d’ordinateurs. Elle naît sur le terrain, au contact des populations, dans les villages les plus reculés comme dans les quartiers les plus densément peuplés. C’est dans cette perspective que l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES) a lancé, ce jeudi 04 juin 2026, l’atelier de formation des enquêtrices et enquêteurs de la deuxième édition de l’Enquête Harmonisée sur les Conditions de Vie des Ménages (EHCVM2).

Organisée au Stade Barthélemy BOGANDA de Bangui, cette activité marque une étape stratégique dans le processus de production de données statistiques destinées à éclairer les politiques publiques et à améliorer les conditions de vie des populations centrafricaines.

UNE ENQUETE REGIONALE AU CŒUR DE LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETE

L’Enquête Harmonisée sur les Conditions de Vie des Ménages (EHCVM) constitue aujourd’hui l’une des plus importantes opérations statistiques menées dans les pays de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC).

Son objectif est de fournir des informations fiables, comparables et harmonisées sur les conditions de vie des ménages, la pauvreté, l’emploi, les dépenses de consommation, l’éducation, la santé, l’accès aux services sociaux de base ainsi que de nombreux autres indicateurs socio-économiques.

Grâce à cette harmonisation régionale, les pays de la CEMAC disposent désormais d’un cadre commun permettant de mesurer les progrès réalisés dans la lutte contre la pauvreté, d’évaluer les politiques publiques et de renforcer l’intégration régionale à travers des données comparables.

En République Centrafricaine, la première édition de l’EHCVM réalisée en 2021 avait permis de mettre en évidence une réalité sociale préoccupante avec un taux de pauvreté estimé à 65,5 % des ménages. Ces résultats ont constitué une référence essentielle pour le Gouvernement, les partenaires techniques et financiers ainsi que les organisations de développement intervenant dans le pays.

La deuxième édition de l’EHCVM intervient dans un contexte marqué par la mise en œuvre de nombreux programmes de relèvement économique et social. Elle permettra d’évaluer l’évolution du niveau de vie des populations et de mesurer les impacts des différentes interventions publiques et privées.

UNE SELECTION RIGOUREUSE AVANT LA FORMATION

Avant d’accéder à cette formation, les candidats ont dû franchir plusieurs étapes particulièrement sélectives.

Tests écrits, évaluations techniques, contrôles administratifs et vérifications des profils ont rythmé plusieurs semaines de présélection.

Au terme de ce processus, seuls les candidats ayant satisfait aux critères de recrutement ont été retenus pour participer à cette formation intensive qui s’étendra sur plus d’un mois sans interruption.

Mais même à ce stade, rien n’est encore acquis.

Sur les 180 candidats admis à la formation, seuls les 120 meilleurs seront finalement retenus pour intégrer les équipes de collecte qui seront déployées sur l’ensemble du territoire national.

LE JOUR J : MOBILISATION GENERALE DES LES PREMIERES HEURES

Très tôt dans la matinée du 04 juin 2026, bien avant 8 heures, les candidats retenus ont commencé à converger vers le Stade Barthélemy BOGANDA.

Fait remarquable : la mobilisation a été massive et les absences quasiment inexistantes.

À côté des candidats officiellement retenus, plusieurs personnes inscrites sur les listes d’attente ainsi que certains candidats non retenus étaient également présents.

Leur objectif était simple : saisir une ultime opportunité au cas où des désistements ou des absences seraient constatés parmi les candidats sélectionnés.

Cette situation illustre l’intérêt considérable que suscite aujourd’hui la statistique officielle en République Centrafricaine ainsi que la crédibilité des opérations conduites par l’ICASEES.

 

UN CONTROLE D’ACCES DIGNE DES GRANDES OPERATIONS NATIONALES

Cette fois-ci, l’entrée dans les salles de formation n’était pas laissée au hasard.

Chaque candidat devait obligatoirement présenter une pièce d’identité officielle avant d’accéder aux salles.

Cartes nationales d’identité, passeports ou autres documents administratifs étaient systématiquement vérifiés par une équipe de contrôle expérimentée chargée de garantir la conformité des participants.

Visages sérieux, vérifications minutieuses et procédures rigoureuses caractérisaient cette première étape.

Dans chacune des salles, des dispositifs de reproduction documentaire avaient été installés afin de photocopier les pièces administratives des candidats pour les besoins de l’archivage et de la gestion administrative de l’opération.

Deux grandes salles avaient été aménagées pour accueillir les participants, chacune encadrée par des spécialistes et des formateurs expérimentés.

DES MANUELS DE 750 PAGES QUI IMPRESSIONNENT LES FUTURS ENQUETEURS

Pendant que les derniers contrôles se poursuivaient, les équipes logistiques procédaient à la distribution des kits de formation.

Au menu :

  • Manuels techniques ;
  • Documents méthodologiques ;
  • Guides d’entretien ;
  • Blocs-notes ;
  • Stylos ;
  • Supports pédagogiques.

Mais l’élément qui a particulièrement retenu l’attention des participants reste sans doute l’impressionnant manuel de formation de près de 750 pages.

À la vue de cet imposant document, certains candidats ont immédiatement compris que la formation qui les attendait serait loin d’être une simple formalité.

Même les observateurs présents sur place ne pouvaient cacher leur étonnement devant l’ampleur du contenu pédagogique mis à disposition.

L’ARRIVEE DU DIRECTEUR GENERAL : LE MOMENT TANT ATTENDU

Alors que les derniers ajustements étaient en cours, tous les regards étaient tournés vers une personne : le Directeur Général de l’ICASEES, Monsieur Blaise Bienvenu ALI.

Dans les couloirs comme dans les salles, chacun attendait son arrivée.

Pour les candidats des listes d’attente, l’espoir demeurait encore permis.

Quelques minutes plus tard, le Directeur Général fit son entrée solennelle dans la première salle avant de poursuivre sa visite dans la seconde salle sous les applaudissements des participants.

UN MESSAGE FORT

Dans son discours d’ouverture, le Directeur Général a rappelé l’importance stratégique de l’EHCVM2 pour la République Centrafricaine.

Il a souligné que les statistiques produites à travers cette enquête ne constituent pas de simples chiffres mais représentent la réalité quotidienne des populations centrafricaines.

Selon lui, les résultats de l’EHCVM servent de boussole pour la formulation, le suivi et l’évaluation des politiques publiques de lutte contre la pauvreté.

Il a également insisté sur la responsabilité qui incombe aux futurs enquêteurs.

« Vous êtes les yeux et les oreilles de l’État sur le terrain », a-t-il déclaré en rappelant que la qualité des données dépendra directement du professionnalisme, de l’intégrité et de la rigueur des agents de collecte.

Le Directeur Général a enfin exhorté les participants à faire preuve de discipline, d’assiduité et d’engagement durant toute la période de formation.

LE SOUTIEN CONSTANT DE LA BANQUE MONDIALE A LA STATISTIQUE CENTRAFRICAINE

Au cours de son allocution, Monsieur Blaise Bienvenu ALI a également rendu hommage à la Banque mondiale pour son accompagnement continu en faveur du Système Statistique National.

L’EHCVM2 bénéficie en effet de l’appui technique et du financement du Projet HISWACA SOP2, qui accompagne les pays de la sous-région dans le renforcement de leurs capacités statistiques.

Ce soutien contribue à moderniser la production statistique nationale et à mettre à la disposition des décideurs des informations fiables pour orienter les investissements publics et les programmes de développement.

Après son intervention, le Directeur Général a officiellement déclaré ouvert l’atelier de formation des enquêtrices et enquêteurs de l’EHCVM2.

La cérémonie s’est poursuivie par une photo de famille réunissant les responsables de l’ICASEES, les formateurs et les candidats, suivie de plusieurs interviews accordées aux médias présents.

Ainsi débute une nouvelle étape de cette importante opération statistique nationale qui permettra bientôt à la République Centrafricaine de disposer de données actualisées sur les conditions de vie de ses ménages.

Car derrière chaque questionnaire administré, chaque ménage visité et chaque donnée collectée se dessine une ambition plus grande : mieux connaître les réalités des populations afin de mieux planifier le développement du pays.

 

Par GODOM Appolinaire
Point Focal Open Data Platform (ODP) / Webmaster – ICASEES


ICASEES : Echanges sur les mécanismes de sauvegarde avec les Experts de la Banque mondiale dans le cadre du projet HISWACA SOP 2

Bangui, le 03 juin 2026 – Salle de Conférence de l’ICASEES

L’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES) a accueilli, ce mercredi 03 juin 2026, une importante séance de travail consacrée au renforcement des mécanismes de sauvegarde environnementale et sociale dans le cadre du Projet d’Harmonisation et d’Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (HISWACA SOP 2), financé par la Banque mondiale.

Cette rencontre stratégique a réuni l’équipe nationale du projet HISWACA SOP 2 de l’ICASEES ainsi que les experts en sauvegarde sociale de la Banque mondiale pour la région CEMAC, conduits par M. Marcel FERDERL, Chef de projet en Sauvegarde et Développement Social basé à Londres. Il était accompagné de Mme Barbara METUGE EMADE, Spécialiste en Développement Social à Bangui, et de M. Evariste MBAYELAO, Spécialiste en Développement Social à Bangui.

La séance s’est déroulée en présence des cadres techniques de l’ICASEES, notamment l’équipe nationale chargée des sauvegardes du projet HISWACA SOP 2 composée de :

  • François BATAWALIGBA, Spécialiste en Sauvegarde Environnementale du projet HISWACA-SOP2
  • Membres :
  • Mme Aurélie KOUANDONGUI, Responsable de Développement Social du projet HISWACA-SOP2 ;
  • Mme Dorcas GUINEGOUME, Responsable des Peuples Autochtones et des Peulhs ;
  • Prince Jolly Foster OUAKAMBA, Responsable en violence Basée sur le Genre (VGB) Harcèlement et Abus Sexuel (HAS) ;
  • Sylvestre BAZA BANGUMBI, Responsable de la Sécurité du projet HISWACA-SOP2

Financé par la Banque mondiale, le projet HISWACA SOP 2 s’inscrit dans une dynamique régionale visant à renforcer durablement les Systèmes Statistiques Nationaux des pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre.

En République Centrafricaine, ce projet apporte un appui déterminant à l’ICASEES dans plusieurs domaines stratégiques, notamment :

  • le renforcement des capacités institutionnelles ;
  • la modernisation des infrastructures statistiques ;
  • la production de données de qualité conformes aux standards internationaux ;
  • l’amélioration des systèmes de diffusion des données ;
  • la préparation et la réalisation du quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH-4) ;
  • l’intégration des normes environnementales et sociales dans les opérations statistiques.

Depuis le démarrage des activités du projet, plusieurs séances de travail, ateliers techniques et missions d’accompagnement ont été organisés avec les équipes de la Banque mondiale afin de garantir une mise en œuvre conforme au Cadre Environnemental et Social (CES) de l’institution.

La réunion du 03 juin 2026 s’inscrit ainsi dans la continuité des efforts entrepris pour renforcer les dispositifs de prévention, de gestion des risques et de protection des populations impliquées dans les opérations statistiques nationales.

Des échanges approfondis sur les mécanismes de sauvegarde

Les discussions ont principalement porté sur les exigences de sauvegarde applicables aux activités du projet HISWACA SOP 2 et aux grandes opérations statistiques menées par l’ICASEES.

Les experts de la Banque mondiale ont rappelé l’importance du respect des mécanismes de prévention et de gestion des risques sociaux tout au long du cycle des projets.

Les échanges ont particulièrement concerné :

  • le Mécanisme de Gestion des Plaintes (MGP) ;
  • la prévention et la prise en charge des Violences Basées sur le Genre (VBG) ;
  • les questions liées à la santé et à la sécurité des agents de terrain ;
  • les dispositifs d’alerte précoce et de gestion des incidents ;
  • l’utilisation des plateformes numériques pour l’enregistrement et le traitement des plaintes.

L’accent a été mis sur la nécessité de garantir des procédures transparentes, accessibles et efficaces permettant aux populations concernées, aux agents de terrain et aux parties prenantes d’exprimer leurs préoccupations et d’obtenir des réponses appropriées dans des délais raisonnables.

Parmi les innovations présentées figure le système d’enregistrement en ligne des plaintes, destiné à améliorer la remontée rapide des informations et à renforcer la réactivité des équipes de gestion.

Ce dispositif permettra notamment :

  • l’identification rapide des incidents ;
  • le suivi en temps réel des plaintes enregistrées ;
  • l’amélioration de la traçabilité des dossiers ;
  • la production d’indicateurs de suivi ;
  • le renforcement de la transparence dans le traitement des réclamations.

Les participants ont également examiné les quatre principaux domaines de risques identifiés dans le cadre des opérations statistiques de terrain :

  • les risques liés à la santé et à la sécurité ;
  • les risques sociaux ;
  • les violences basées sur le genre ;
  • les incidents opérationnels pouvant affecter les agents ou les populations.

ESIRT : un dispositif moderne de gestion des incidents

Une large partie des travaux a été consacrée à la présentation du système ESIRT (Early Signal, Incident Response and Tracking), mécanisme utilisé dans les opérations statistiques de la sous-région CEMAC pour assurer une gestion rapide, coordonnée et documentée des incidents.

Les experts ont rappelé que l’approche ESIRT repose sur quatre principes fondamentaux :

1. DETECTION ET EVALUATION RAPIDE

Selon la règle des « 3C » :

  • Constater : identifier la nature de l’incident, son lieu, sa date, les personnes concernées et son niveau de gravité ;
  • Contrôler : sécuriser immédiatement la zone et protéger les personnes exposées ;
  • Classer : déterminer le type d’incident afin d’orienter la réponse appropriée.

2. REPONSE IMMEDIATE

Tout incident doit être signalé au superviseur et au point focal ESIRT dans les trente minutes suivant sa survenance.

Une fiche officielle de signalement doit ensuite être produite dans un délai maximal de vingt-quatre heures.

3. SUIVI ET ACCOMPAGNEMENT

Pour les cas sensibles, notamment les situations de VBG, d’Exploitation et d’Abus Sexuels (EAS) ou de Harcèlement Sexuel (HS), l’approche préconisée demeure centrée sur la protection du survivant, le respect du consentement et la confidentialité absolue.

4. CAPITALISATION ET AMELIORATION CONTINUE

Chaque incident doit faire l’objet d’une analyse approfondie afin d’identifier les causes profondes et de mettre en œuvre les mesures correctives nécessaires.

Les leçons apprises sont ensuite diffusées à l’ensemble des équipes afin de prévenir la récurrence des situations similaires.

À travers cette rencontre, la Banque mondiale a réaffirmé son engagement à accompagner l’ICASEES dans la mise en œuvre des meilleures pratiques internationales en matière de sauvegarde environnementale et sociale.

Pour l’ICASEES, ces échanges constituent une étape importante dans le renforcement de la gouvernance des opérations statistiques et dans la consolidation d’un environnement de travail sûr, inclusif et respectueux des droits des populations.

Par GODOM Appolinaire
Point Focal ODP / Webmaster – ICASEES


ICASEES : La République Centrafricaine participe à la Mission Internationale de Suivi Indépendant du 4ᵉ RGPH du Cameroun

Bangui, 02 juin 2026 - ICASEES

Dans le cadre du renforcement de la coopération statistique africaine et des échanges d’expériences entre Instituts Nationaux de Statistique, la République Centrafricaine prend part à la Mission Internationale de Suivi Indépendant (MSI) du 4ᵉ Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-4) du Cameroun, couplé au Recensement Général de l’Agriculture et de l’Élevage (RGAE).

La délégation centrafricaine est représentée par :

  • M. Franck Elvis MATKOS, Directeur Technique du RGPH-4 de la République Centrafricaine ;
  • Mme Florence Géraldine AKELELO, Responsable des opérations de terrain du RGPH-4.

Leur participation témoigne de la reconnaissance du savoir-faire technique développé par l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES) dans la conduite du quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitation de la République Centrafricaine.

Depuis le 24 avril 2026, le Cameroun a lancé les opérations de dénombrement principal de son quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitat. Particularité de cette édition, l’opération est réalisée simultanément avec le module de base du Recensement Général de l’Agriculture et de l’Élevage, constituant ainsi une innovation majeure en matière d’intégration des statistiques démographiques et agricoles.

Cette vaste opération intervient vingt-et-un ans après le dernier recensement réalisé en 2005 qui avait permis de dénombrer 17,4 millions d’habitants. Selon les projections du Bureau Central des Recensements et des Études de Population (BUCREP), la population camerounaise approcherait aujourd’hui les 29 millions d’habitants.

Pour assurer une couverture exhaustive du territoire national, plus de 355 000 agents recenseurs, contrôleurs et superviseurs ont été mobilisés. L’ensemble des opérations repose sur l’utilisation des technologies numériques à travers smartphones et tablettes, renforçant ainsi la qualité, la rapidité et la sécurité de la collecte des données.

Conscient de l’importance stratégique des données produites pour la planification nationale, le Gouvernement camerounais, avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), a mis en place un mécanisme inédit de Mission de Suivi Indépendant (MSI).

Reposant sur les principes de la coopération Sud-Sud, cette mission rassemble des experts issus de plusieurs pays africains afin d’observer, d’évaluer et d’apprécier le déroulement des opérations de terrain conformément aux standards internationaux.

La mission est organisée en deux vagues successives :

  • Première vague : du 05 au 17 mai 2026 ;
  • Deuxième vague : du 17 mai au 03 juin 2026.

Les experts internationaux déployés dans différentes régions du Cameroun procèdent à des observations directes des opérations de dénombrement, de supervision, de gestion logistique et de contrôle qualité.

Les conclusions et recommandations formulées sont transmises à la Coordination Nationale du Recensement afin de contribuer à l’amélioration continue du dispositif opérationnel.

Pour la République Centrafricaine, cette mission constitue une opportunité exceptionnelle d’apprentissage, d’échange d’expériences et de renforcement des capacités.

La présence de M. Franck Elvis MATKOS et de Mme Florence Géraldine AKELELO permet non seulement de partager l’expérience centrafricaine acquise dans la préparation du RGPH-4, mais également de capitaliser les innovations mises en œuvre par le Cameroun en matière de :

  • dénombrement numérique intégral ;
  • supervision électronique des équipes de terrain ;
  • gestion en temps réel des données ;
  • couplage des opérations de recensement démographique et agricole ;
  • mécanismes indépendants d’assurance qualité.

Les enseignements tirés de cette mission viendront enrichir davantage les dispositifs techniques et méthodologiques du RGPH-4 centrafricain.

LA COOPERATION STATISTIQUE AFRICAINE EN ACTION

Au-delà de son aspect technique, cette initiative illustre parfaitement la dynamique de solidarité et de coopération entre les systèmes statistiques nationaux africains.

En favorisant le partage des bonnes pratiques, la mutualisation des expertises et l’apprentissage entre pairs, les pays africains renforcent progressivement leur capacité à produire des statistiques fiables, modernes et conformes aux normes internationales.

Pour l’ICASEES, la participation de ses cadres à cette mission internationale confirme l’engagement de la République Centrafricaine à s’inscrire pleinement dans les mécanismes régionaux de développement de la statistique officielle et de promotion de la culture de la donnée au service des politiques publiques.

Les résultats du recensement camerounais contribueront à l’actualisation des indicateurs démographiques, économiques, sociaux et agricoles indispensables à la planification du développement, au suivi des Objectifs de Développement Durable (ODD) ainsi qu’à la mise en œuvre des stratégies nationales de croissance.

À travers leur participation active à cette Mission Internationale de Suivi Indépendant, les experts centrafricains réaffirment la volonté de l’ICASEES et du Gouvernement centrafricain de promouvoir une statistique moderne, crédible et au service de la prise de décision fondée sur les données probantes.

 

Par Appolinaire GODOM

PF ODP/Webmaster-ICASEES


NADA RCA: Nouvelle interface de la page d’accueil

Bangui, 29 mai 2026 – ICASEES

Ce vendredi 29 mai 2026 marque une nouvelle étape dans le processus de modernisation des plateformes numériques statistiques de l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES). La plateforme NADA de la République Centrafricaine s’offre désormais une nouvelle interface d’accueil plus moderne, plus élégante et davantage orientée vers l’expérience utilisateur.

Désormais, les visiteurs sont accueillis par un nouveau visuel institutionnel affichant fièrement le titre :

« Portail National d’Archivage des Données de la République Centrafriacine – Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES) »

Lien : https://icasees.org/nada/index.php/home

Cette nouvelle page d’accueil intègre également une large barre de recherche moderne et intuitive permettant aux chercheurs, étudiants, partenaires techniques, institutions publiques et utilisateurs des données statistiques de naviguer plus facilement dans les archives nationales de données statistiques.

Cette évolution vient remplacer l’ancienne interface mise en place depuis juillet 2020, laquelle avait accompagné les premières années de fonctionnement du système national d’archivage des données statistiques de la République Centrafricaine.

UN PROJET NE GRACE AU PDNPD ET A L’APPUI DE LA BANQUE MONDIALE

Pour rappel, la plateforme NADA a été mise en place grâce à l’appui financier et technique de la Banque mondiale dans le cadre du Projet de Données Nécessaires à la Prise de Décision (PDNPD).

L’objectif principal de ce projet était de renforcer les capacités nationales de production, d’archivage, de documentation et de diffusion des données statistiques officielles afin de soutenir la prise de décision publique fondée sur des données fiables et accessibles.

Dans cette dynamique, un Consultant International, Monsieur Geoffrey GREENWELL, avait été recruté en 2019 afin d’accompagner l’ICASEES dans :

  • la mise en place d’un système moderne d’archivage des données ;
  • le développement de la plateforme NADA ;
  • ainsi que la création d’une bibliothèque électronique nationale des données statistiques.

2019 : UNE MISSION INTERROMPUE PAR LA COVID-19

Alors que les travaux techniques venaient à peine de commencer à Bangui, le contexte international marqué par l’apparition de la pandémie de COVID-19 en 2019 est venu bouleverser le calendrier initial des activités.

Comme beaucoup d’experts internationaux à cette période, Monsieur Geoffrey GREENWELL avait été contraint de regagner les États-Unis dans un contexte mondial particulièrement incertain.

Cependant, le PDNPD avait déjà prévu le recrutement d’un consultant national chargé d’appuyer le consultant international dans la mise en œuvre opérationnelle de la plateforme.

C’est ainsi qu’en 2020, le recrutement d’un consultant national fut lancé.

2020 : NAISSANCE OPERATIONNELLE DE NADA RCA

A l’issue du processus de recrutement, Monsieur Appolinaire GODOM OUALOU fut recruté en mai 2020 pour conduire les travaux techniques de mise en place et d’opérationnalisation de la plateforme NADA de la République Centrafricaine en juillet 2026.

Dans un contexte marqué par les restrictions sanitaires mondiales, les défis techniques et les contraintes logistiques liées à la pandémie, les travaux de déploiement, de configuration, de personnalisation et d’intégration des contenus statistiques furent progressivement réalisés localement à Bangui.

La plateforme a ainsi commencé à accueillir :

  • des enquêtes nationales ;
  • des recensements ;
  • des rapports statistiques ;
  • des questionnaires ;
  • des dictionnaires de données ;
  • des métadonnées ;
  • des publications sectorielles ;
  • ainsi que plusieurs archives statistiques nationales.

2021 : RECONNAISSANCE DE L’EXPERTISE NATIONALE CENTRAFRICAINE

En 2021, lors du retour à Bangui de l’expert international Geoffrey GREENWELL pour finaliser officiellement ses livrables, ce dernier a découvert avec satisfaction que la plateforme NADA était déjà pleinement opérationnelle et alignée sur les normes internationales de documentation et d’archivage des données statistiques.

A sa grande surprise, l’essentiel des travaux techniques avait déjà été réalisé avec succès localement.

L’expert international n’avait alors pas manqué de saluer et de féliciter l’expertise nationale centrafricaine pour la qualité du travail accompli.

Cette phase a également permis l’organisation d’un important atelier technique de mise à jour des données, des métadonnées et des microdonnées statistiques sous l’encadrement de l’expert international, contribuant ainsi à enrichir considérablement le contenu documentaire et statistique de la plateforme.

Après la restitution officielle des résultats aux autorités nationales, l’expert international regagna son pays tout en laissant derrière lui un système désormais pleinement fonctionnel ainsi qu’une expertise nationale capable d’assurer sa continuité.

PATRIMOINE NUMERIQUE STRATEGIQUE POUR LA RCA

Aujourd’hui, la plateforme NADA constitue l’une des principales infrastructures nationales de conservation et de valorisation des données statistiques officielles.

Elle représente :

  • une mémoire statistique nationale ;
  • un outil stratégique d’aide à la décision ;
  • une source essentielle pour la recherche ;
  • un instrument de transparence publique ;
  • ainsi qu’un pilier du développement du Système Statistique National.

La plateforme permet aux utilisateurs d’accéder à un ensemble riche de données statistiques nationales couvrant plusieurs secteurs socio-économiques.

AVEC LE PROJET HISWACA SOP 2

Après la clôture progressive du PDNPD, une nouvelle dynamique s’ouvre désormais avec le projet HISWACA SOP 2 qui assurera la poursuite des efforts de modernisation numérique statistique de l’ICASEES.

Ce nouveau programme permettra notamment :

  • la mise à jour continue des contenus de la plateforme ;
  • l’intégration des données du RGPH-4 ;
  • l’archivage des données de l’EHCVM2 ;
  • l’intégration des enquêtes MICS ;
  • le renforcement des plateformes Open Data ;
  • ainsi que la modernisation des systèmes numériques statistiques nationaux.

La modernisation de NADA s’inscrit dans une vision plus large portée par l’ICASEES visant à construire un véritable écosystème numérique statistique national intégré autour :

  • de l’Open Data Portal (ODP) ;
  • du site web institutionnel ;
  • des plateformes IMIS/REDATAM ;
  • des systèmes de visualisation statistiques ;
  • ainsi que des futurs mécanismes d’échange automatisé de données via les standards internationaux.

L’ICASEES entend ainsi renforcer progressivement :

  • l’accessibilité des données ;
  • la diffusion numérique ;
  • la transparence statistique ;
  • la gouvernance des données ;
  • et la souveraineté numérique statistique de la République Centrafricaine.

L’ICASEES reviendra prochainement sur les autres plateformes numériques institutionnelles, notamment IMIS/REDATAM, afin de permettre aux utilisateurs, chercheurs et partenaires de mieux découvrir les outils numériques statistiques mis à leur disposition pour les travaux de recherche, d’analyse et d’aide à la décision.

 

 

Par GODOM Appolinaire
PF ODP/Webmaster – ICASEES


ICASEEES : Le site web institutionnel désormais hébergé sur l’infrastructure cloud de l’ICASEES

Bangui, le 25 mai 2026 - ICASEES

 Une nouvelle page de l’histoire numérique de l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES) vient d’être officiellement tournée. Après plusieurs années d’hébergement du site web institutionnel sur les infrastructures techniques d’AFRISTAT, l’ICASEES franchit désormais une étape stratégique majeure : l’autonomisation complète de la gestion de ses plateformes numériques nationales.

Depuis le 14 mai 2026, le site web institutionnel de l’ICASEES est officiellement hébergé sur l’infrastructure cloud propre de l’institut via les services d’Amazon Web Services (AWS), accompagnée du transfert administratif et technique du nom de domaine officiel www.icasees.org.

Cette avancée historique s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités numériques de l’ICASEES soutenu par la Banque mondiale à travers le projet HISWACA SOP 2, notamment dans le cadre des activités trimestrielles liées aux indicateurs de performance (PBF).

Pendant plusieurs années, AFRISTAT a joué un rôle important dans l’accompagnement technique des plateformes statistiques africaines, notamment en facilitant l’hébergement de plusieurs sites institutionnels des Instituts Nationaux de Statistique. Cet appui a permis à l’ICASEES d’assurer progressivement sa présence numérique institutionnelle, la diffusion des activités statistiques nationales ainsi que la visibilité internationale des productions statistiques de la République Centrafricaine.

Cependant, avec l’évolution rapide des technologies numériques, des exigences de cybersécurité, des performances web et des standards internationaux de diffusion des données ouvertes, l’ICASEES devait progressivement renforcer sa souveraineté numérique afin d’assurer :

  • une meilleure autonomie administrative et technique ;
  • une gestion plus rapide des plateformes ;
  • une optimisation des performances de chargement ;
  • une meilleure sécurisation des données ;
  • et une flexibilité accrue dans l’administration des infrastructures numériques.

Cette migration constitue également une étape essentielle dans la modernisation globale du Système Statistique National (SSN) centrafricain.

Le transfert vers le cloud Amazon représente aujourd’hui bien plus qu’un simple changement de serveur. Il traduit la volonté institutionnelle de l’ICASEES de bâtir une véritable infrastructure numérique moderne capable de supporter :

  • le site web institutionnel ;
  • la plateforme Open Data RCA ;
  • la plateforme NADA ;
  • la plateforme IMIS/REDATAM ;
  • les futurs systèmes de diffusion statistiques ;
  • ainsi que les applications numériques liées aux grandes opérations nationales comme le RGPH-4.

Cette opération technique de haute importance a été conduite avec succès par le jeune Informaticien Loïc SEMNGAÏ, Chef de Service Réseaux Informatiques (CSRI) de l’ICASEES, dont l’expertise technique a permis d’assurer la migration, la configuration et la mise en ligne des nouveaux services numériques institutionnels.

Le transfert du domaine icasees.org, la configuration DNS, la sécurisation SSL, l’optimisation des accès web et le déploiement du nouvel environnement cloud représentent un travail technique considérable nécessitant coordination, rigueur et maîtrise des architectures web modernes.

Grâce à cette nouvelle infrastructure, les utilisateurs remarqueront désormais une nette amélioration :

  • de la vitesse de chargement du site ;
  • de la stabilité des services ;
  • de la disponibilité des plateformes ;
  • et de l’accessibilité des contenus statistiques.

L’ICASEES poursuit parallèlement la mise en ligne progressive de la plateforme nationale d’archivage et de diffusion des données statistiques (NADA). Certaines interruptions temporaires peuvent encore être observées durant les opérations techniques de finalisation, de synchronisation des bases de données et de transfert des contenus.

Ainsi, si la plateforme NADA n’apparaît pas momentanément, les utilisateurs sont invités à revenir ultérieurement pendant la phase finale de déploiement.

Cette transition numérique intervient dans un contexte particulièrement dynamique marqué par :

  • la relance des activités statistiques régionales ;
  • le renforcement de l’Open Data ;
  • la modernisation des infrastructures informatiques ;
  • et les importantes opérations du RGPH-4 financées par la Banque mondiale à travers le projet HISWACA SOP 2.

Aujourd’hui, les plateformes numériques ne sont plus de simples vitrines institutionnelles. Elles deviennent de véritables instruments stratégiques de gouvernance, de transparence, d’accès à l’information publique et d’aide à la décision.

L’ICASEES invite ainsi les partenaires, chercheurs, étudiants, administrations publiques et citoyens à visiter le nouveau site web institutionnel et apprécier les améliorations apportées en matière de performance et d’accessibilité :

www.icasees.org

L’histoire numérique de l’ICASEES continue de s’écrire.

Par GODOM Appolinaire
PF ODP / Webmaster – ICASEES


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