• +236 72 05 25 93
  • Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

TOUTES LES ACTUALITES

Actualités

Renforcement des capacités des opérateurs SIG en prélude au RGPH-4

Laboratoire SIG – ICASEES | 25 juillet 2025
Thème : La pratique de la cartographie pendant le dénombrement

UN ATELIER STRATÉGIQUE AU CŒUR DES PRÉPARATIFS DU RGPH-4

En préparation du 4ᵉ Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-4) prévu prochainement en République Centrafricaine, l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES) a lancé une série d’activités techniques ciblées. Parmi elles, un atelier de formation intensive, dédié aux opérateurs SIG (Systèmes d’Information Géographique), s’est tenu le 25 juillet 2025 dans les locaux du laboratoire SIG de l’ICASEES.

Ce rendez-vous technique intervient à un moment charnière : il s’inscrit en amont de la formation des experts CAPI (Collecte Assistée par Informatique) et des agents recenseurs, qui seront prochainement déployés sur le terrain.

OBJECTIF : PROFESSIONNALISER L’ENCADREMENT CARTOGRAPHIQUE DU RECENSEMENT

La cartographie est une étape cruciale dans tout recensement, car elle conditionne la qualité du dénombrement. Il est donc essentiel que les opérateurs SIG puissent transmettre des connaissances claires, normalisées et pratiques aux agents en charge de la collecte.

L’objectif de cet atelier était ainsi de renforcer les compétences techniques et pédagogiques des opérateurs SIG, pour qu’ils puissent former efficacement les agents à la lecture, l’interprétation et à l’actualisation des cartes utilisées pendant les opérations de terrain.

DES MODULES ADAPTÉS AUX RÉALITÉS DU TERRAIN

Les participants ont suivi un programme structuré, composé de modules ciblés :

  • Lecture de cartes des Zones de Dénombrement (AD) : apprentissage des éléments graphiques et symboliques nécessaires à l’analyse cartographique ;
  • Identification des AD : repérage des limites spatiales sur la base des cartes existantes et des informations administratives ;
  • Reconnaissance sur le terrain : méthodologie de vérification des données géographiques et d’adaptation des limites lors de la collecte ;
  • Exercices pratiques : manipulation de cartes numériques et papier, simulations de cas réels, utilisation d’outils SIG adaptés.

PARTICIPANTS CONCERNÉS

L’ensemble des opérateurs SIG de l’ICASEES, déjà engagés dans le processus préparatoire du RGPH-4, ont été mobilisés pour cette session. Leur rôle est central : ce sont eux qui accompagneront la formation terrain des agents cartographes, experts CAPI et agents recenseurs dans les différentes préfectures du pays.

UNE ÉTAPE CLÉ DANS LA CHAÎNE DE FIABILITÉ DES DONNÉES

Cet atelier constitue une étape fondamentale pour garantir la fiabilité et l’exhaustivité du recensement. Une cartographie bien maîtrisée permet de couvrir l’intégralité du territoire, d’éviter les doublons et les oublis, et d’assurer une répartition équitable des ressources humaines.

En professionnalisant l’usage de la cartographie numérique et en harmonisant les pratiques entre acteurs, l’ICASEES démontre son engagement pour un RGPH-4 rigoureux, inclusif et conforme aux standards internationaux.

 

Par Appolinaire GODOM OUALOU


Atelier d’Analyse des Résultats du Recensement Pilote Allégé (RPA) du RGPH-4 : Vers une Meilleure Préparation du Recensement Général

du 24 au 29 juillet 2025 dans la Salle informatique de l’ICASEES, Bangui

CONTEXTE

Dans le cadre du processus du Quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH-4), l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES) a conduit un Recensement Pilote Allégé (RPA) du 03 au 25 juin 2025. Objectif : tester à échelle réduite les dispositifs organisationnels, techniques et méthodologiques du recensement principal.

Cette étape cruciale a permis d’identifier les potentielles failles du système, de valider les outils de collecte, d’évaluer les procédures logistiques, les équipements utilisés, ainsi que la qualité de la formation des agents déployés sur le terrain.

Un atelier d’apurement des données s’est tenu du 8 au 14 juillet 2025 à Boali, pour assurer l’exhaustivité, la cohérence et la qualité des informations recueillies.

OBJECTIF DE L'ACTIVITE

La dernière phase du processus concerne la tabulation et l’analyse approfondie des données issues du RPA. Cette mission est soutenue par le projet HISWACA SOP2 financé par la Banque mondiale, à travers sa composante 1.2 relative à la production des statistiques démographiques.

RESULTATS ATTENDUS

L’activité vise à :

  • Assurer une compréhension partagée des travaux à réaliser ;
  • Valider le plan d’analyse et les étapes de production du rapport ;
  • Définir les délais de livraison des différentes sections ;
  • Réaliser une tabulation exhaustive des données ;
  • Compiler, valider et transmettre le rapport final à la Direction Générale.

PLAN D’ANALYSE DU RPA

La Direction Technique du RGPH-4 a retenu une dizaine de thématiques prioritaires pour une analyse rapide et efficace. Le rapport comprendra :

STRUCTURE DU RAPPORT :

  • Avant-propos
  • Listes des tableaux et graphiques
  • Sigles et acronymes
  • Synthèses des indicateurs d’évaluation et d’analyse
  • Introduction : méthodologie, données disponibles, structure de la base, outils utilisés, calendrier

THEMATIQUES ANALYSEES :

  1. État de la collecte des données
  2. Qualité des données
  3. Structure démographique
  4. Caractéristiques socioculturelles
  5. Dynamique de la population (fécondité, mortalité, VIH, migration)
  6. Données économiques
  7. Situation matrimoniale
  8. Éducation (alphabétisation, instruction, scolarisation)
  9. Ménages et habitat
  10. Agriculture

ORGANISATION DU TRAVAIL

PHASES DE TRAVAIL :

Phase 1 – Jour 1 : Réunion de validation du plan d’analyse, harmonisation des sections et cadrage méthodologique.

Phase 2 – Jours 2 et 3 : Travail de rédaction individuel ou en binôme par thématique.

Phase 3 – Jour 4 : Atelier de synthèse, compilation du rapport.

Phase 4 – Jour 5 : Relecture collective et validation finale du rapport.

Un échange préliminaire avec les unités techniques est prévu pour coordonner la production des tableaux et graphiques au fil de l’eau.

LIEU ET CALENDRIER

Les activités se dérouleront dans les locaux de l’ICASEES à Bangui, plus précisément dans la salle de conférence, du 24 au 29 juillet 2025.

LISTE DES INTERVENANTS

Une équipe pluridisciplinaire composée d’analystes, d’experts techniques et de membres du comité de relecture a été mobilisée. Les tâches sont réparties par thématique, garantissant une couverture complète des champs d’analyse du RPA.

CONCLUSION

Ce travail marque une étape déterminante pour garantir le succès du recensement principal. Grâce à l’analyse rigoureuse du RPA, l’ICASEES dispose des leviers nécessaires pour ajuster ses outils, affiner ses stratégies et assurer un RGPH-4 efficace, fiable et conforme aux standards internationaux.


Atelier de validation des documents techniques du Recensement des Unités Économiques (RUE)

Bangui, le 21 juillet 2025

Du 17 au 19 juillet 2025 à Bangui, l’ICASEES a organisé un atelier de validation des documents techniques du RUE à l’Hôtel Ledger Plazza.

L’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES), avec le soutien de la Banque mondiale, a réuni à Bangui 35 experts issus des administrations publiques, institutions internationales (Banque mondiale, BEAC...), du secteur privé et d’associations locales, afin de valider les outils du Recensement des Unités Économiques (RUE).

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du renforcement du Système Statistique National (SSN) et de la préparation du futur répertoire géo-référencé des Entreprises et Etablissements en République Centrafricaine (RCA).

OBJECTIFS DE L’ATELIER

L’atelier visait à :

  • Valider la méthodologie retenue pour le RUE ;
  • Valider les questionnaires de collecte (répertoire et structure) ;
  • Impliquer et sensibiliser toutes les parties prenantes.

Une cérémonie d’ouverture marquée par un appel à l’action

Monsieur Moïse ZAMI, Directeur de Cabinet du Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération Internationale (MEPCI), accompagné de Monsieur Roger YELE, Directeur Général par intérim de l’ICASEES, a rappelé l’importance stratégique des données statistiques pour le développement économique du pays.

Il a souligné que ce recensement permettra à la RCA de :

  • disposer d’outils fiables pour suivre le tissu économique,
  • mieux mesurer la contribution des entreprises,
  • et élaborer des politiques publiques adaptées.

Il a également salué l’appui constant des partenaires, notamment la Banque mondiale à travers le projet HISWACA SOP 2 (2024-2029).

DEROULEMENT DES TRAVAUX

L’atelier s’est articulé autour de trois sessions principales.

1. Présentation de la méthodologie générale

Monsieur Éric Lambert DJIALEU, consultant international, a exposé la démarche retenue pour le RUE :

Pourquoi ce recensement ?

  • Méconnaissance du tissu productif national,
  • Dernier recensement datant de 2007,
  • Faible couverture des secteurs informels et formels hors fichiers administratifs.

OBJECTIFS :

  • Créer une base de données géo-référencée des unités économiques ;
  • Mettre en place un Système d’Information Géographique interactif (Web-SIG) ;
  • Produire des outils pour alimenter les comptes nationaux et suivre les indicateurs économiques.

RESULTATS ATTENDUS :

  • Répertoire à jour des unités économiques,
  • Outils de sondage pour les enquêtes futures,
  • Rapports thématiques et général,
  • Web-SIG fonctionnel.

2. Travaux en commissions sur les documents méthodologiques

Trois commissions ont travaillé sur les différentes sections du document de méthodologie. Les recommandations phares :

  • Renforcer le lien entre Numéro d’Identification Fiscale (NIF) et Numéro Unique d’Identification (NUI) ;
  • Impliquer le Comité National sous l’autorité du Ministre de l’Économie ;
  • Associer davantage l’ACFPE et les ministères sectoriels.

3. Examen des questionnaires de collecte

Deux commissions ont travaillé spécifiquement sur :

  • Le questionnaire de répertoire : ajout du code agent, des références ACFPE et RESCOOP, prise en compte des crises économiques.
  • Le questionnaire de structure : ajout d’une section sur les services et l’approvisionnement.

CLOTURE DE L’ATELIER

Monsieur Roger YELE a salué l’implication des participants, soulignant que ces travaux sont essentiels pour la réussite du projet et pour doter le pays d’outils modernes, fiables et souverains pour le suivi de son développement économique.

 

Rédigé par Appolinaire GODOM OUALOU


Recensement Général des Entreprises (RGE) : une étape stratégique pour l’économie centrafricaine

Bangui, République Centrafricaine,  du 17 au 19 juillet 2025 - – Hôtel Ledger Plazza

CONTEXTE

Le Recensement Général des Entreprises (RGE) est une opération statistique majeure visant à dresser une cartographie complète et actualisée des unités économiques opérant sur l’ensemble du territoire national, qu’elles soient formelles ou informelles.

En République Centrafricaine, le dernier RGE remonte à 2007, mené avec l’appui du PNUD. Ce répertoire, bien qu’exhaustif à l’époque, est aujourd’hui obsolète et ne reflète plus la dynamique économique actuelle.

C’est pourquoi l’ICASEES relance cette opération dans un format élargi, avec une méthodologie renouvelée pour recueillir des données essentielles à l’analyse économique, notamment :

  • les indicateurs macroéconomiques (PIB),
  • les statistiques structurelles et conjoncturelles (EAE, TIC, IPI, ICAC…),
  • et les disparités sectorielles et régionales.

OBJECTIFS DE L’ATELIER DE VALIDATION

Organisé à Bangui du 17 au 19 juillet 2025, l’atelier vise à :

  • Valider la méthodologie du recensement,
  • Approuver les questionnaires de répertoire et de structure,
  • Mobiliser et sensibiliser les parties prenantes au processus RGE.

METHODOLOGIE DE TRAVAIL

Les sessions sont animées en plénière et en commissions, selon une approche participative basée sur le triptyque :

  1. Présentations techniques (méthodologie, outils),
  2. Échanges et débats entre parties prenantes,
  3. Travaux en groupes pour l’amendement et la validation finale des documents.

RESULTATS ATTENDUS

  • À l’issue de l’atelier, il est attendu que :
  • La méthodologie RGE soit comprise et adoptée,
  • Les outils de collecte soient finalisés et validés,
  • Les acteurs clés soient mobilisés et engagés dans le processus.

PARTICIPANTS

L’atelier rassemble 35 participants issus de ministères, institutions nationales, structures privées, organisations partenaires (PNUD, BAD, BEAC…) et acteurs de terrain, représentatifs de l’écosystème entrepreneurial centrafricain.

ANNEXES DISPONIBLES :

  • Programme détaillé sur 3 jours
  • Liste des participants
  • Documents techniques (questionnaires, nomenclatures…)

Le prêt de données : une solution temporaire, mais à quel prix ?

Savez-vous pourquoi tous les pays en développement se battent pour disposer de données essentielles, fiables, pertinentes et actualisées ?

Parce qu’un jour, quelqu’un a dit :

« Si vous n’avez pas de données, on va vous les prêter. »

Hein ? Que signifie cette phrase étrange, presque provocatrice ?

Plongeons dans cette réalité méconnue mais bien réelle : le prêt de données.

Que signifie « prêter des données » ?

L’expression peut s’expliquer à travers plusieurs pratiques observées dans les pays à faibles capacités statistiques :

1. Partage de données entre pays ou institutions

Des organisations internationales telles que la Banque mondiale, le FMI, l’ONU, l’OMS, l’UNICEF, ou encore la BAD, peuvent fournir à un pays des données estimées ou des proxies lorsqu’il ne dispose pas de ses propres statistiques fiables.
Exemple : si un pays n’a pas de données à jour sur son PIB, le FMI peut produire une estimation basée sur des modèles économiques.

2. Transfert de données anonymisées

Certains États partagent volontairement leurs données anonymisées (démographiques, sanitaires, etc.) afin d’aider d’autres pays à élaborer leurs politiques publiques.

Exemple : un pays sans système de surveillance épidémiologique peut utiliser les données d’un voisin présentant des caractéristiques similaires.

3. Utilisation de données synthétiques ou modélisées

En l’absence de données réelles, des technologies comme l’intelligence artificielle ou la modélisation statistique peuvent générer des données plausibles, utiles pour la planification urbaine, climatique ou économique.

4. Échange temporaire de données dans le cadre d’accords internationaux

Certains accords bilatéraux ou multilatéraux permettent le prêt temporaire de données stratégiques (ex. : images satellites pour l’agriculture, la gestion des catastrophes naturelles, etc.).

Quels sont les risques et les limites ?

Même si ces pratiques permettent de pallier des urgences, elles ne sont pas sans conséquences.

  • Biais contextuel : Les données prêtées peuvent ne pas refléter fidèlement les réalités locales.
  • Dépendance structurelle : À long terme, un pays peut devenir tributaire de sources externes, ce qui freine le développement de ses propres capacités statistiques.

La République centrafricaine ne veut pas rester dépendante. Posséder ses propres données, c’est détenir le pouvoir décisionnel.

  • Souveraineté des données : Qui détient les données ? Qui décide de leur utilisation ?

Ces questions sont politiques, éthiques et stratégiques.

En conclusion

Le prêt de données est une solution d’appoint, mais jamais une stratégie durable.
Il ne remplace ni l’autonomie statistique, ni la mise en place d’un système national robuste, fiable et souverain.

Dans des secteurs aussi cruciaux que la santé, l’économie ou l’environnement, fonder ses décisions sur des données empruntées peut mener à des politiques mal adaptées, voire inefficaces.

 

Par Blaise Bienvenu ALI
Directeur Général de l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES)
Version web et adaptation : Appolinaire GODOM OUALOU,
Webmater à l'ICASEES


Atelier d’Apurement des Données du RPA : Pour des Analyses Fiables et de Qualité

Boali, République centrafricaine  -  du 8 au 18 juillet 2025

L’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES) organise un atelier technique de 10 jours à Boali, entièrement dédié à l’apurement des données issues du Recensement de la Population et de l’Habitat (RPA).

OBJECTIF : DES DONNEES PROPRES, FIABLES ET EXPLOITABLES

L’objectif principal de cet atelier est de produire des bases de données précises, cohérentes et exploitables, permettant de générer des analyses statistiques de qualité au service des politiques publiques.

LES GRANDES ETAPES DE L’APUREMENT

Le processus d’apurement repose sur une méthodologie rigoureuse, en plusieurs phases :

  • Vérification de l’exhaustivité des données
  • Comparaison des données entre le serveur central et les tablettes de collecte
  • Tri à plat et contrôle de la complétude des questionnaires
  • Détection et correction des incohérences et erreurs
  • Calcul des taux de correction
  • Analyse et suppression des questionnaires invalides
  • Programmation et correction automatique des erreurs identifiées
  • Stabilisation finale des bases de données

UN GAGE DE QUALITE POUR LES RESULTATS DU RPA

Bien que complexe et chronophage, l’apurement des données est une étape cruciale pour transformer les données brutes en informations statistiques fiables. Il constitue un prérequis indispensable à toute analyse sérieuse, et un fondement pour une prise de décision éclairée dans les domaines du développement, de la santé, de l’éducation, ou encore de la gouvernance.

Rédigé par : GODOM OUALOU Appolinaire


Un atelier pour mieux recenser les déplaces et prévenir l’apatride

Bangui, République centrafricaine , du 8 au 10 juillet 2025 – Hôtel Ledger Plaza

Une soixantaine d’experts de l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES) ont pris part à un atelier technique dédié à l’amélioration de la collecte de données sur les personnes déplacées de force et les populations à risque d’apatride du 8 au 10 juillet 2025 à l’hôtel Ledger Plazza.

Organisé par le gouvernement centrafricain avec l’appui technique du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), cet atelier marque une étape clé dans la volonté de mieux intégrer ces groupes vulnérables aux statistiques nationales.

« Une meilleure connaissance de ces populations est essentielle pour garantir leurs droits et orienter les politiques publiques de manière inclusive », a déclaré un représentant du HCR lors de la cérémonie d’ouverture.

ENJEUX : VISIBILITE, DROITS ET INCLUSION

En République centrafricaine, de nombreuses personnes vivent sans documents d’identité valides, exposées à un risque accru d’apatridie. Par ailleurs, les personnes déplacées internes ou réfugiées de retour restent souvent invisibles dans les systèmes statistiques traditionnels, ce qui freine leur accès à l’éducation, aux soins, ou à l’assistance humanitaire.

L’ENJEU EST DONC DOUBLE :

  • Adapter les outils de collecte aux réalités du terrain
  • Renforcer les capacités des institutions en charge de la production statistique

PARTAGE D’EXPERIENCES ET PERSPECTIVES

Durant l’atelier, les participants ont partagé leurs expériences et exploré les bonnes pratiques en matière :

  • d’identification
  • de classification
  • et d’intégration des personnes déplacées et apatrides dans les recensements et les enquêtes

Des outils spécifiques et des modules adaptés devraient être intégrés aux prochaines opérations statistiques, en accord avec les standards internationaux.

« Il ne s’agit pas simplement de produire des chiffres, mais de s’assurer que chaque personne vivant sur le territoire soit reconnue et prise en compte dans les décisions publiques », a souligné un cadre de l’ICASEES.

UNE DYNAMIQUE SOUTENUE PAR LES PARTENAIRES

Cette initiative s’inscrit dans un effort plus large de renforcement du système statistique national, soutenu par divers partenaires techniques et financiers. Elle contribue également à la mise en œuvre des principes du Pacte mondial sur les réfugiés, qui encourage l’inclusion des déplacés dans les systèmes nationaux de développement.

 

Réaction : 

Pamela DOTE

GODOM OUALOU Appolinaire


Atelier EGRISS à Bangui : Vers une meilleure inclusion statistique des personnes déplacées et apatrides

Bangui, du 8 au 10 juillet 2025 – Hôtel Ledger Plaza

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), en partenariat avec l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES), a organisé un atelier de formation EGRISS à Bangui. Cette initiative visait à renforcer les capacités des acteurs nationaux sur les bonnes pratiques de collecte de données relatives aux personnes déplacées de force et à risque d’apatridie.

L’événement a rassemblé 85 participants, issus des ministères, de l’ICASEES, de la Commission Mouvement des Populations (CMP), ainsi que des agences onusiennes.

OBJECTIFS GENERAUX DE L’ATELIER

  • Améliorer la production de données fiables et désagrégées sur les réfugiés, déplacés internes et apatrides ;
  • Approfondir les méthodologies de collecte et d’échantillonnage ;
  • Renforcer le dialogue technique entre les institutions nationales et les partenaires humanitaires ;
  • Intégrer les recommandations EGRISS dans les instruments statistiques nationaux comme le RGPH-4 ou la MICS7.

JOUR 1 – OUVERTURE ET FONDAMENTAUX

La première journée a été marquée par la cérémonie officielle d’ouverture en présence de :

  • M. Kenneth Monkam Chulley (Représentant par intérim du HCR),
  • M. Roger Yelé (Directeur général par intérim de l’ICASEES),
  • M. Christian Ndjekou (Directeur des méthodes à l’ICASEES),
  • M. Denis Oulaï (Coordonnateur du Cluster Protection au HCR).

Les intervenants ont souligné les défis de l’invisibilité statistique des populations déplacées en RCA et l’importance de disposer de données désagrégées pour formuler des politiques efficaces.

MODULES CLES ABORDES :

  • Protection internationale : concepts fondamentaux, droit international des réfugiés, apatridie, rôle des acteurs humanitaires.
  • Présentation du RGPH-4 : par M. Peguy Morgan DENAMBONA, avec un focus sur les questionnaires adaptés aux ménages ordinaires, collectifs et sans abri.
  • Introduction aux recommandations EGRISS : IRRS (réfugiés), IRIS (PDI), IROSS (apatrides).

JOUR 2 – STATISTIQUES SUR LES DEPLACES INTERNES ET LES REFUGIES

Cette journée a permis d’approfondir les recommandations IRIS et IRRS, présentées par Ahmadou DICKO et Romain WOUNANG.

THEMATIQUES DEVELOPPEES :

  • Définition et classification des PDI ;
  • Structure des flux et stocks ;
  • Intégration des recommandations dans les dispositifs statistiques existants (RGPH-4, MICS7, etc.) ;
  • Exercices pratiques sur l’identification des PDI et réfugiés dans les questionnaires.

JOUR 3 – APATRIDIE ET CLOTURE

La dernière journée a été consacrée :

  • À la restitution des exercices ;
  • À une présentation de l’enquête EHCVM 2021 par M. ZIA KOYANGBO Arsène, portant sur les conditions de vie des ménages déplacés ;
  • À l’exploration des recommandations IROSS sur l’apatridie.

CONCEPTS CLES :

  • Cadres juridiques (Conventions de 1954 et 1961, droits de l’homme, de l’enfant, des femmes) ;
  • Catégorisation des apatrides (catégories A, B et C) ;
  • Sources de données recommandées : recensements, registres, Big data, intégration des bases de données ;
  • Conseils pratiques pour inclure ces populations dans les enquêtes nationales.

FOCUS FINAL : LUTTE CONTRE L’EXPLOITATION ET LES ABUS SEXUELS (EAS)

Pour clore la formation, une session de sensibilisation sur l’exploitation sexuelle, les abus sexuels et le harcèlement a été organisée. Trois cas types ont été présentés à travers des vidéos, afin de mieux faire comprendre aux participants les enjeux éthiques liés à la collecte de données sensibles.

CONCLUSION

Cet atelier marque une étape cruciale vers une meilleure gouvernance des données en République centrafricaine. En intégrant les recommandations EGRISS, les acteurs nationaux renforcent leur capacité à produire des données plus inclusives et à orienter les politiques publiques vers les plus vulnérables. Le HCR et ses partenaires ont réaffirmé leur engagement à accompagner ce processus jusqu’à sa pleine mise en œuvre.

 

Rédigé par GODOM OUALOU Appolinaire


Atelier EGRISS de renforcement des capacités du personnel de l’ICASEES

Atelier EGRISS de renforcement des capacités du personnel de l’ICASEES Sur les bonnes pratiques de collecte de données concernant les personnes en déplacement forcé et à risque d’apatridie

8 au 10 juillet 2025 — Hôtel Ledger Plaza, Bangui

Bangui, 8 juillet 2025

Dans le cadre de l’amélioration de la qualité et de l’inclusivité des données statistiques sur les personnes déplacées de force et les personnes à risque d’apatridie, le HCR organise un atelier technique à l’intention de l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES) et de ses partenaires.

Cet atelier s’inscrit dans la mise en œuvre des recommandations du Groupe d’experts des Nations Unies sur les statistiques relatives aux réfugiés et aux déplacés internes (EGRISS). Il vise à renforcer l’intégration de ces populations dans les recensements et enquêtes nationaux, notamment dans le Quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-4) et la MICS7 (Multiple Indicator Cluster Survey).

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « Inclusion des personnes déplacées de force et à risque d’apatridie dans le RGPH-4 et la MICS7 », financé par le World Bank–UNHCR Joint Data Center on Forced Displacement.

OBJECTIFS DE L’ATELIER

Objectif général :

Renforcer les capacités techniques des participants sur les bonnes pratiques de collecte de données concernant les personnes déplacées de force et les personnes à risque d’apatridie, conformément aux recommandations internationales de l’EGRISS.

Objectifs spécifiques :

  • Présenter les recommandations du groupe EGRISS ;
  • Examiner les questionnaires d’identification des personnes déplacées de force et à risque d’apatridie dans les recensements et les enquêtes auprès des ménages ;
  • Approfondir les méthodologies d’échantillonnage et de collecte adaptées à ces populations ;
  • Maîtriser les notions de base de la protection internationale, y compris les principes de prévention de l’exploitation et des abus sexuels ;
  • Partager les leçons tirées de l’expérience de l’Enquête Harmonisée sur les Conditions de Vie des Ménages (EHCVM) 2021, notamment sur l’inclusion des personnes déplacées internes (PDIs) ;
  • Promouvoir une meilleure coordination entre les acteurs impliqués dans les enquêtes statistiques (Banque mondiale, FNUAP, ICASEES, HCR, OCHA, OIM, UNICEF, etc.).

Résultats attendus

  • Comprendre et appliquer les recommandations de l’EGRISS ;
  • Maîtriser les principes fondamentaux de la protection internationale et de la prévention de l’exploitation et des abus sexuels ;
  • Contribuer à une feuille de route concrète pour l’intégration effective des populations déplacées de force dans les dispositifs statistiques nationaux.

Discours d’ouverture

Lors de la cérémonie d’ouverture, le Directeur général de l’ICASEES par intérim, Roger YELE, a encouragé les participants à profiter pleinement de ces trois jours pour partager leurs expériences, poser les bonnes questions, confronter leurs approches, et surtout, élaborer collectivement une feuille de route en vue d’assurer une meilleure intégration des personnes en déplacement forcé dans les systèmes statistiques nationaux.

 

GODOM OUALOU Appolinaire


Recensement Pilote Allégé : l’ICASEES réunit les acteurs de terrain à Bangui

Bangui, 04 juillet 2025

L’Institut Centrafricain des Statistiques, des Études Économiques et Sociales (ICASEES) a organisé ce matin une importante réunion de restitution avec les principaux acteurs du Recensement Pilote Allégé.

Une mobilisation multisectorielle

Dès 8h, l’ICASEES a accueilli Agents Recenseurs (AR), Chefs d’Équipe (CE), Assistants Techniques Informatiques Communaux (ATIC), Administrateurs IT, ainsi que les Superviseurs du Registre de la Population et de l’Habitat (RPA) pour faire le point sur la mission récemment menée sur le terrain.

Objectif : tirer les leçons avant le recensement général

Cette réunion visait à évaluer les dispositifs techniques et logistiques testés dans plusieurs préfectures — Lobaye, Kémo, Ombella-Mpoko — ainsi qu’à Bangui. Le recensement pilote a permis d’expérimenter l’usage de tablettes numériques et d’applications mobiles, en vue de leur déploiement national.

Des défis identifiés sur le terrain

Les participants ont partagé les principales difficultés rencontrées :

  • Bugs techniques des applications
  • Faible autonomie des équipements
  • Manque de sensibilisation préalable dans certaines zones
  • Méfiance de la population face à l'opération
  • Des solutions concrètes proposées

L’équipe de l’Unité de Méthodologie, d’Analyse et de Publication (UMAP) a pris note des retours pour améliorer les outils numériques. Des recommandations ont aussi été formulées, notamment :

  • Distribution de batteries externes (power banks)
  • Fourniture de vêtements de pluie (imperméables)
  • Renforcement de la logistique pour s’adapter aux réalités locales
  • Une étape clé vers le recensement national

Au-delà du bilan technique, cette rencontre a renforcé la cohésion entre les acteurs du projet. Elle marque une étape stratégique vers le lancement du recensement général à l’échelle nationale.

 

Rédaction :

GODOM OUALOU Appolinaire 

Pamela DOTE


Sous-catégories

CONNECTEZ-VOUS

ABONNEZ-VOUS