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Atelier SDMX-ODP 2.0 : La délégation centrafricaine affirme sa participation active à la dynamique statistique de la CEMAC à Libreville   

Libreville, du 14 au 18 septembre 2026

La République centrafricaine a pris une part active à l’atelier conjoint BAD–CEMAC–UNFPA consacré à la mise en œuvre du standard SDMX et au déploiement de la plateforme Open Data Platform (ODP) 2.0 dans les pays de la CEMAC, organisé du 14 au 18 septembre 2026 à Libreville, au Gabon.

Cette rencontre sous-régionale, inscrite dans la dynamique du projet HISWACA, a réuni les experts des six États membres de la CEMAC autour des enjeux liés à la modernisation des systèmes statistiques, à l’harmonisation des données, à leur interopérabilité ainsi qu’à l’amélioration de leur diffusion.

Dans cet important cadre d’échanges et de partage d’expériences, la délégation centrafricaine, associant des représentants de la Commission de la CEMAC et de l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES), a contribué activement aux travaux et aux exercices pratiques.

La participation centrafricaine a été marquée par la diversité des contributions, couvrant à la fois la coordination des travaux, le suivi-évaluation, la planification de la migration vers ODP 2.0, les démonstrations techniques et la restitution des travaux.

AU NIVEAU DE LA CEMAC

M. Boris Martial NGOUAGOUNI, Modérateur, a contribué à l’animation et à la bonne conduite des différentes séquences de l’atelier, favorisant les échanges entre les participants et la circulation des expériences entre les pays membres.

M. David OUAGALE, Expert en Suivi-Évaluation du projet HISWACA CEMAC, a notamment présenté les résultats issus des travaux de l’atelier, contribuant ainsi à la consolidation des acquis et à leur mise en perspective dans le cadre du processus régional.

AU NIVEAU DE L’ICASEES : UNE CONTRIBUTION TECHNIQUE CONCRETE

La représentation de l’ICASEES s’est particulièrement distinguée par des contributions directement liées à la mise en œuvre opérationnelle de l’ODP 2.0.

M. Junior Gustave SEREMANDJI, Directeur du Système Informatique de l’ICASEES, a présenté le plan d’action national pour la mise en œuvre de l’ODP 2.0 en République centrafricaine. Cette présentation a permis de mettre en évidence les principales orientations envisagées pour accompagner la transition de l’ODP 1.0 vers l’ODP 2.0 et inscrire cette évolution dans une démarche structurée au niveau national.

M. Appolinaire GODOM OUALOU, Point Focal ODP et Webmaster de l’ICASEES, a pour sa part assuré une démonstration pratique de l’environnement ODP 2.0 installé localement à l’ICASEES, notamment à travers le chargement, la structuration et la publication de jeux de données.

Cette démonstration s’est appuyée notamment sur les Comptes nationaux 2013–2029, permettant d’illustrer concrètement les possibilités offertes par l’environnement ODP 2.0 pour la gestion et la diffusion des données statistiques.

Cette expérience pratique a constitué un élément particulièrement intéressant dans les échanges, puisqu’elle a permis de présenter aux participants un environnement ODP 2.0 fonctionnel en local, utilisable pour les tests, les exercices et la préparation de la migration. Elle illustre ainsi les premiers efforts engagés par l’ICASEES pour préparer concrètement la transition technologique et méthodologique vers la nouvelle génération de plateforme.

Mme Nadège PASSERENDJI, Démographe à l’ICASEES, a également apporté sa contribution aux travaux à travers la présentation du rapport journalier de la deuxième journée, participant ainsi au suivi, à la documentation et à la restitution des activités de l’atelier.

EXPERIENCE CENTRAFRICAINE AU SERVICE DU PARTAGE SOUS-REGIONAL

Au-delà de la participation institutionnelle, la présence de la RCA a permis de mettre en avant une approche fondée sur le partage d’expériences, l’apprentissage mutuel et la coopération technique.

La démonstration de l’environnement ODP 2.0 local de l’ICASEES, notamment à travers la manipulation de jeux de données réels, a offert une illustration concrète des étapes pouvant conduire à une migration progressive vers ODP 2.0.

Elle a également permis d’alimenter les échanges sur les conditions techniques et organisationnelles nécessaires à la réussite de cette transition : préparation des données, structuration des jeux de données, métadonnées, harmonisation, tests, publication et interopérabilité.

Dans un contexte où les pays de la CEMAC avancent à des rythmes différents dans la mise en œuvre de leurs environnements ODP 2.0, le partage des expériences nationales constitue un levier essentiel pour accélérer collectivement la transformation des systèmes statistiques.

EXPERIENCE NATIONALE VERS UNE DYNAMIQUE CEMAC

L’atelier a ainsi confirmé l’importance d’une démarche régionale permettant aux États membres de progresser ensemble vers des systèmes statistiques davantage harmonisés, interopérables et accessibles. Les travaux consacrés au SDMX et à l’ODP 2.0 s’inscrivent notamment dans la perspective d’une meilleure circulation et d’un meilleur échange des statistiques officielles entre les systèmes nationaux et la future plateforme régionale.

Pour la République centrafricaine, cette rencontre représente une étape importante dans la consolidation de son engagement en faveur de la modernisation de son système de diffusion des données statistiques.

La dynamique engagée à Libreville ouvre ainsi de nouvelles perspectives de collaboration entre les institutions statistiques nationales, la Commission de la CEMAC et les partenaires techniques et financiers. Elle participe également à la construction progressive d’une vision commune autour de la donnée statistique comme outil de connaissance, de planification, de suivi-évaluation et d’aide à la décision.

La délégation centrafricaine remercie les organisateurs et partenaires de cette importante rencontre, notamment la BAD, la CEMAC, l’UNFPA et les partenaires mobilisés autour du projet HISWACA, pour le cadre offert aux échanges, à l’apprentissage et au partage d’expériences.

La RCA réaffirme, à travers cette participation, sa volonté de poursuivre sa contribution aux initiatives statistiques communautaires et de renforcer progressivement ses capacités en matière de SDMX, ODP 2.0 et diffusion moderne des statistiques officielles.

Cette expérience de Libreville constitue donc non seulement un moment de formation et de partage, mais également une étape supplémentaire dans la construction d’une coopération statistique plus étroite entre les pays de la CEMAC, au bénéfice d’une information statistique plus accessible, harmonisée et utile au développement de la sous-région.

DELEGATION ET CONTRIBUTIONS CENTRAFRICAINES

COMMISSION DE LA CEMAC

  • M. Boris Martial NGOUAGOUNI, Commission CEMAC - Modérateur ;
  • M. David OUAGALE -Expert en Suivi-Evaluation du projet HISWACA CEMAC, présentation des résultats issus des travaux de l’atelier.

ICASEES

  • M. Junior Gustave SEREMANDJI - Directeur du Système Informatique, présentation du plan d’action national ODP 2.0 ;
  • M. Appolinaire GODOM OUALOU - Point Focal ODP et Webmaster ICASEES, démonstration de l’environnement ODP 2.0 local, chargement et publication de jeux de données, notamment les Comptes nationaux 2013–2029 ;
  • Mme Nadège PASSERENDJI - Démographe, présentation du rapport journalier de la deuxième journée.

Appolinaire GODOM OUALOU
Webmaster – ICASEES
Point Focal et Administrateur ODIN/ODP RCA


ICASEES : Partenariat stratégique entre l’ONU Femmes et l’ICASEES pour une meilleure prise en compte du genre dans les politiques publiques en RCA

Bangui, 16 septembre 2026

Le 16 septembre 2026, l’ONU Femmes et l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES) ont officialisé un partenariat stratégique d’envergure. Cette collaboration vise à transformer durablement la production et l’exploitation des données sensibles au genre dans notre pays, afin d’orienter plus efficacement les décisions publiques et humanitaires.

OBJECTIFS PRINCIPAUX DU PARTENARIAT

Le partenariat repose sur l’amélioration qualitative et quantitative des données.

L’enjeu est triple :

  • Renforcer l’expertise : Améliorer la disponibilité, l’analyse et l’utilisation des données ventilées par sexe ;
  • Orienter l’action : Soutenir l’élaboration de politiques publiques, les interventions humanitaires et les processus électoraux par des preuves statistiques solides ;
  • Favoriser l’égalité : Consolider les mécanismes nationaux de promotion de la parité en intégrant concrètement les réalités vécues par les femmes et les filles dans la gouvernance.

Ce partenariat inaugure une série d’activités de terrain et d’études sectorielles, soutenues par l’ONU Femmes. Ces initiatives se concentreront sur cinq (5) axes prioritaires avec des objectifs bien visés :

  • Analyses Rapides de Genre (ARG) : Réagir avec agilité aux contextes changeants pour mieux répondre aux besoins spécifiques ;
  • Violence électorale : Étude nationale sur les violences faites aux femmes candidates aux élections locales ;
  • Paix, justice et sécurité : Enquêtes de perception pour comprendre le rôle des femmes dans la stabilité nationale ;
  • Genre et climat : Analyse des liens entre les changements climatiques, la sécurité et la situation des femmes ;
  • Observatoire National de la Parité (ONP) : Appui institutionnel au suivi des progrès en matière d'égalité.

Enfin, en plaçant les données au service de la stratégie nationale, l’ONU Femmes et l’ICASEES aspirent à rendre les politiques publiques plus inclusives. Cet engagement marque une étape clé pour doter notre pays d’outils de suivi robustes, indispensables pour mesurer les avancées en matière d'égalité de genre et assurer une meilleure représentation des préoccupations des femmes dans l'agenda national.

Redaction : Blaise Bienvenu ALI, Directeur Général de l’ICASEES

Publication : Appolinaire GODOM OUALOU


ICASEES : Observatoire des marchés de communications électroniques en République centrafricaine

Bangui, le 16 septembre 2026 - Site aficiel : arcep.cf  -  E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


L’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES) annonce la mise à disposition, sur son site web officiel, des premières publications de l’Observatoire des marchés de communications électroniques en République centrafricaine, produites par l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et de la Poste (ARCEP).

Cette publication constitue une avancée importante dans le renforcement de l’accès aux données statistiques et sectorielles relatives aux communications électroniques en République centrafricaine. Elle contribue à améliorer la disponibilité de l’information, à renforcer la transparence du secteur et à faciliter l’analyse de l’évolution des marchés des communications électroniques.

Une première série de publications désormais accessible

A travers son portail institutionnel, l’ICASEES met à la disposition du public, des administrations, des chercheurs, des étudiants, des partenaires techniques et financiers ainsi que des acteurs du secteur privé, une première série de rapports de l’Observatoire des marchés de communications électroniques.

Les documents disponibles couvrent les périodes suivantes :

  • Premier semestre 2025 (S1 2025) ;
  • Deuxième semestre 2025 (S2 2025) ;
  • Premier semestre 2026 (S1 2026).

Ces publications permettent de disposer d’informations documentées sur les tendances et les évolutions du marché des communications électroniques en République centrafricaine. Elles constituent également des ressources utiles pour le suivi du secteur, l’analyse économique et la préparation des décisions publiques.

Des données utiles à la connaissance du secteur numérique

Le secteur des communications électroniques occupe une place croissante dans le développement économique et social. L’accès aux réseaux, l’utilisation des services de communication, la connectivité et l’évolution des marchés constituent des éléments importants pour apprécier la transformation numérique du pays.

La disponibilité de ces rapports contribue notamment à :

  • Améliorer la connaissance des marchés de communications électroniques ;
  • Faciliter l’analyse des évolutions du secteur ;
  • Renforcer l’accès aux données statistiques et réglementaires ;
  • Appuyer les travaux de recherche et d’analyse économique ;
  • Eclairer les politiques publiques liées au numérique et à la connectivité ;
  • Favoriser la transparence et la diffusion de l’information sectorielle.

Les publications disponibles sur le site de l’ICASEES

1. Observatoire des marchés de communications électroniques — S1 2025

Télécharger le rapport S1 2025

2. Observatoire des marchés de communications électroniques — S2 2025

Télécharger le rapport S2 2025

3. Observatoire des marchés de communications électroniques — S1 2026

Télécharger le rapport S1 2026

Un partenariat institutionnel au service de la diffusion des données

La mise en ligne de ces documents traduit la volonté de l’ICASEES de renforcer la diffusion des statistiques et des informations sectorielles produites par les institutions publiques de la République centrafricaine.

Elle s’inscrit également dans la dynamique de modernisation du Système Statistique National, qui vise à rendre les données plus accessibles, plus visibles et davantage utiles à la prise de décision.

En assurant la publication de ces rapports sur son site web, l’ICASEES contribue à rapprocher les producteurs de données des utilisateurs et à promouvoir une meilleure utilisation de l’information statistique dans les domaines économiques, sociaux, institutionnels et numériques.

L’Institut encourage les utilisateurs à consulter régulièrement son site officiel afin de suivre les nouvelles publications statistiques, les rapports sectoriels, les études et les autres documents mis à la disposition du public.

Site officiel de l’ARCEP :

www.arcep.cf

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Par Appolinaire GODOM OUALOU

Webmaster – ICASEES
Point Focal et Administrateur ODIN/ODP RCA

 


ICASEES : Ouverture de l'atelier de Synthèse des Comptes Nationaux 2022 et de construction de la Matrice de Comptabilité Sociale

Boali, du 15 au 27 septembre 2026 — Salle de conférence de l'Hôtel Providence

L'Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES) a ouvert, le 15 septembre 2026 à Boali, un atelier de douze jours consacré à la synthèse des travaux des Comptes nationaux de l'année 2022, au renforcement des capacités des comptables nationaux et à la construction de la Matrice de Comptabilité Sociale (MCS) 2022.

La cérémonie d'ouverture s'est tenue sous la présidence de M. Roger YELE, Directeur de la Comptabilité Nationale et des Prévisions Economiques. Le discours d'ouverture a été prononcé par M. Guy GOTHARD, Directeur, au nom du Directeur Général de l'ICASEES, empêché.

La rencontre réunit des cadres de l'ICASEES, des consultants nationaux ainsi que des représentants de plusieurs départements sectoriels. Elle s'inscrit dans les efforts engagés pour renforcer la production, la qualité et l'utilisation des statistiques économiques en République centrafricaine.

POURQUOI LES COMPTES NATIONAUX

Les Comptes nationaux constituent un instrument essentiel pour comprendre la situation économique d'un pays. Ils permettent de mesurer l'évolution de l'activité économique, d'analyser la structure de la production et des revenus, de suivre les relations entre les secteurs institutionnels et les branches d'activité, et d'éclairer l'élaboration comme le suivi des politiques publiques.

La République centrafricaine fait toutefois face à un retard dans la production régulière de ses comptes en année courante. Cette situation limite la disponibilité d'informations économiques récentes pour les décideurs publics et complique l'analyse des principaux agrégats macroéconomiques.

Pour contribuer au rattrapage de ce retard, une feuille de route a été élaborée avec l'appui du partenaire technique et financier. Elle vise la production progressive d'un compte national et d'une Matrice de Comptabilité Sociale à la fin de chaque trimestre, à l'horizon de la fin du deuxième trimestre 2027.

Dans cette perspective, l'élaboration des Comptes nationaux de l'année 2022 représente une étape déterminante : elle doit assurer la continuité de la série statistique avec l'année de base et les deux comptes déjà publiés, tout en préparant les travaux futurs de production et d'actualisation des comptes économiques.

TROIS AXES MAJEURS POUR DOUZE JOURS DE TRAVAUX

1.     Finaliser les Comptes nationaux de l'année 2022

Les travaux portent notamment sur :

  • la projection de la matrice des consommations intermédiaires ;
  • le calage des données sur les documents officiels disponibles ;
  • l'élaboration du Tableau des Échanges Inter-Industriels (TEI) ;
  • la construction du Tableau des Ressources et des Emplois (TRE) ;
  • l'élaboration du Tableau des Comptes Économiques Intégrés (TCEI) ;
  • le report des résultats au niveau fin de la nomenclature ;
  • la vérification de la cohérence entre les approches production, revenu et dépense du PIB.

Ces opérations nécessitent la mobilisation et la confrontation de nombreuses sources : enquêtes auprès des ménages et des entreprises, données budgétaires et fiscales, statistiques douanières, données du Trésor, informations relatives à l'emploi et au commerce extérieur.

2.     Renforcer les capacités des comptables nationaux

L'atelier comprend un important volet de formation et de transfert de compétences. Les comptables nationaux bénéficient de séances théoriques et pratiques consacrées aux principes, à la structure et aux méthodes d'élaboration d'une Matrice de Comptabilité Sociale.

L'objectif est de consolider l'autonomie technique des équipes nationales et de leur permettre de poursuivre les travaux de construction et d'actualisation des MCS au cours des prochains exercices.

3. Construire la MCS 2022

La troisième composante concerne la construction effective de la Matrice de Comptabilité Sociale 2022. Les participants doivent :

  • construire la matrice des transferts, également appelée « Matrice Qui à Qui » ;
  • intégrer les résultats des Comptes nationaux, notamment ceux issus du TRE et du TCEI ;
  • procéder à l'équilibrage de la matrice ;
  • réaliser les contrôles de cohérence interne et de vraisemblance économique.

La MCS permettra de représenter de manière intégrée les flux économiques entre les secteurs institutionnels, les facteurs de production, les ménages et les branches d'activité.

UNE EQUIPE DE MISSION DE TRENTE-DEUX PARTICIPANTS

Sous la supervision du Directeur de la Comptabilité Nationale et des Prévisions Economiques, l'équipe de mission compte trente-deux participants, parmi lesquels :

  • le Directeur Général de l'ICASEES, pour l'ouverture et la clôture des travaux ;
  • trois cadres de la Direction de la Comptabilité Nationale et des Prévisions Économiques ;
  • trois cadres de la Direction des Statistiques des Entreprises et de la Conjoncture Économique ;
  • un cadre de la Direction des Méthodes, Normes, Études et Recherches ;
  • un cadre de la Direction de la Coordination et du Développement des Statistiques Régionales ;
  • onze consultants nationaux de la DCNPE ;
  • dix représentants des structures sectorielles ;
  • une assistante administrative.

Des chefs d'équipe ont été désignés au sein des différents groupes thématiques — comptes de biens et services, comptes des secteurs institutionnels, MCS. Ils assurent la coordination quotidienne des travaux et la remontée des difficultés méthodologiques.

UNE DEMARCHE ARTICULEE AUTOUR DE TROIS PHASES

La première phase est consacrée à la synthèse des Comptes nationaux 2022 : projection de la matrice des consommations intermédiaires, calage des données sectorielles et macroéconomiques, élaboration du TRE et du TEI, construction du TCEI par secteur institutionnel.

La deuxième phase porte sur le renforcement des capacités. Elle combine présentations méthodologiques, exercices guidés et applications pratiques destinés à faciliter l'appropriation des techniques de construction et d'équilibrage de la MCS.

La troisième phase est dédiée à la construction de la MCS 2022 : élaboration de la matrice des transferts, intégration des données des Comptes nationaux et contrôles d'équilibre, notamment la vérification de l'égalité entre les sommes des lignes et celles des colonnes.

Les participants travaillent en séances plénières et en sous-groupes thématiques. Des points d'étape quotidiens permettent de suivre l'avancement, de résoudre les difficultés techniques et d'arbitrer les questions méthodologiques transversales.

La durée totale de la mission est de douze jours, dont neuf jours consacrés à la synthèse des Comptes nationaux 2022 et trois jours dédiés à l'élaboration de la MCS 2022. Un rapport consolidé présentera les résultats obtenus, les difficultés rencontrées et les recommandations issues de la retraite.

L'ENGAGEMENT DE LA DIRECTION GENERALE

Dans le discours d'ouverture lu en son nom, le Directeur Général de l'ICASEES a souligné l'importance des Comptes nationaux pour l'analyse économique, la planification et le suivi des stratégies nationales de développement.

Il a rappelé que la réussite de cette mission repose sur trois conditions : la mobilisation des compétences nationales, la disponibilité des données, et la collaboration entre les cadres de l'ICASEES, les consultants et les représentants des ministères et structures sectorielles.

Il a enfin invité l'ensemble des participants à faire preuve de rigueur, de disponibilité et d'esprit d'équipe afin d'atteindre les trois résultats attendus : la finalisation des Comptes nationaux 2022, le renforcement des compétences des comptables nationaux et la construction effective de la MCS 2022.

UN APPUI DU PROJET HISWACA SOP 2

Ces travaux bénéficient de l'appui financier du Projet d'Harmonisation et d'Amélioration des Statistiques en Afrique de l'Ouest et du Centre (HISWACA SOP 2), financé par la Banque mondiale, qui accompagne la dynamique de renforcement des capacités et de consolidation des outils statistiques nationaux.

La finalisation des Comptes nationaux 2022 et la construction de la MCS 2022 constituent deux avancées importantes pour améliorer l'analyse des politiques publiques, renforcer le dialogue avec les partenaires techniques et financiers, et doter la République centrafricaine d'outils plus performants d'aide à la décision.

 

Par GODOM OUALOU Appolinaire
Webmaster – ICASEES
Point Focal et Administrateur ODIN/ODP RCA


ICASEES : Quatrième et dernière phase de l’atelier d’apurement des données du RGPH-4 à Boali

Boali, du 25 août au 08 septembre 2026

Du 25 août au 08 septembre 2026, la ville de Boali a accueilli la quatrième et dernière phase de l’atelier d’apurement des données du Quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH-4), organisée par l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES).

Cette nouvelle session constitue une étape majeure dans le processus de traitement et de consolidation des données du RGPH-4, avant leur validation institutionnelle et leur exploitation pour la production des statistiques nationales.

UNE CONTINUITE LOGIQUE DES TRAVAUX ENGAGES DEPUIS MAI 2026

Cette quatrième phase s’inscrit dans la continuité des travaux d’apurement engagés depuis mai 2026.

Une première phase, menée à Bangui puis à Boali, avait fait l’objet d’une restitution le 28 mai 2026. Elle a été suivie d’une deuxième phase, organisée à Boali du 05 au 18 juin 2026 et restituée le 03 juillet 2026, puis d’une troisième phase, conduite également à Boali du 05 au 19 juillet 2026 et restituée le 06 août 2026.

Annoncée par le Directeur Général de l’ICASEES comme l’ultime étape du processus d’apurement, cette quatrième phase avait pour objectif de finaliser le regroupement, l’harmonisation, la vérification et la stabilisation des différentes bases de données du recensement, en vue de leur passage aux étapes suivantes du traitement statistique, notamment la tabulation et l’analyse.

Ainsi, de phase en phase, les travaux ont permis de progresser vers un objectif essentiel : disposer de bases de données cohérentes, consolidées et suffisamment fiables pour produire les résultats du RGPH-4.

TRENTAINE D’EXPERTS NATIONAUX MOBILISES

Durant ces deux semaines de travaux intensifs, une trentaine d’experts nationaux de l’ICASEES, issus de plusieurs domaines, statistique, démographie, économie, informatique, cartographie/géographie et sociologie, ont été mobilisés.

Ces compétences complémentaires ont permis de poursuivre les opérations techniques nécessaires au contrôle, à la correction et à la consolidation des données issues de la collecte du RGPH-4.

La mobilisation de ces experts témoigne de l’importance accordée par l’ICASEES à la qualité statistique des données, condition indispensable à la crédibilité des résultats du recensement.

Pour mener à bien ces travaux, les équipes ont travaillé à partir des concepts et définitions retenus pour le RGPH-4, des plans de tabulation et d’analyse, ainsi que des différents outils d’évaluation de la qualité des données.

L’utilisation de logiciels spécialisés tels que CSPro, SPSS et STATA, associée à l’application de modèles démographiques rigoureux, a permis de poursuivre notamment :

  • l’apurement des différentes bases de données, à travers des opérations systématiques de vérification, de contrôle et de correction destinées à identifier et à éliminer les incohérences ;
  • la tabulation des données, consistant à structurer et organiser les informations afin de préparer la production des tableaux statistiques essentiels à l’analyse des résultats du recensement.

Ce travail technique, réalisé aussi bien sur la forme que sur le fond, constitue une étape fondamentale pour garantir la cohérence, la qualité et la fiabilité des indicateurs qui seront issus du RGPH-4 et qui contribueront à éclairer la planification et les politiques publiques en République centrafricaine.

Cette session de travail a été placée sous la coordination générale du Directeur Général de l’ICASEES, M. Blaise Bienvenu ALI, et sous la supervision technique rapprochée des deux Directeurs Techniques du RGPH-4, MM. Junior Gustave SEREMANDJI et Franck Elvis MATKOSS, avec la mobilisation des « Commandos de l’apurement », engagés aux côtés de l’équipe technique dans les opérations de vérification, de contrôle et de consolidation des données.

La tenue de cette quatrième phase a été rendue possible grâce à l’appui financier de la Banque mondiale, à travers le Projet HISWACA-SOP2, ainsi qu’aux orientations et à l’accompagnement technique de l’UNFPA, partenaire technique historique du RGPH-4.

Cet accompagnement traduit une nouvelle fois l’engagement des Partenaires Techniques et Financiers aux côtés du Gouvernement centrafricain et de l’ICASEES dans la mise en œuvre du RGPH-4 et le renforcement du système statistique national.

CAP SUR LA VALIDATION DES RESULTATS

La clôture de cette quatrième phase marque une nouvelle transition dans le processus du RGPH-4. Après plusieurs mois consacrés au traitement, au contrôle, à l’apurement et à la consolidation des données, les travaux s’orientent désormais vers les étapes de validation et d’exploitation des résultats.

Les résultats consolidés au cours de cet atelier seront prochainement présentés à Bangui, dans le cadre des réunions stratégiques du Comité Technique Intersectoriel du Recensement (CTIR) et de la Commission Nationale du RGPH-4, prévues en septembre et octobre 2026.

Ces instances permettront de poursuivre l’examen et la validation des indicateurs clés, avec la participation des experts sectoriels et des autorités nationales, avant leur diffusion officielle.

Cette étape ouvrira également la voie au lancement des travaux de rédaction des rapports thématiques et des analyses secondaires, destinés à valoriser davantage la richesse des données produites par le RGPH-4.

UNE ETAPE DÉCISIVE DANS L’HISTOIRE DU RGPH-4

De mai à septembre 2026, les différentes phases d’apurement auront ainsi constitué une séquence technique importante dans le parcours du RGPH-4. De Bangui à Boali, les équipes de l’ICASEES ont progressivement travaillé à transformer les données issues de la collecte en une base statistique consolidée, cohérente et exploitable.

Avec l’achèvement de cette quatrième et dernière phase d’apurement, une nouvelle étape s’ouvre désormais : celle de la validation, de l’analyse et de la diffusion des résultats du RGPH-4, qui fourniront des informations de référence pour mieux connaître la population et les conditions de vie en République centrafricaine et contribuer à l’orientation des politiques publiques.

Par GODOM OUALOU Appolinaire
Webmaster – ICASEES
Point Focal et Administrateur ODIN/ODP RCA


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CEMAC : Réunion préparatoire en prélude à l’atelier régional sur la mise en œuvre du SDMX et la migration vers ODP 2.0

CEMAC, 9 septembre 2026 — Réunion en ligne sur Microsoft Teams

Dans le cadre du processus régional de modernisation de la diffusion et de l’échange des données statistiques, une réunion préparatoire à l’atelier régional sur la mise en œuvre du SDMX s’est tenue le mercredi 9 septembre 2026, à 11 heures (heure d’Afrique centrale), par visioconférence sur Microsoft Teams.

Cette rencontre a réuni les représentants de plusieurs pays et institutions de la sous-région, en vue de préparer les travaux de l’atelier régional consacré à la mise en œuvre du SDMX et à la migration progressive vers ODP 2.0.

La République centrafricaine (RCA) a pris part à cette réunion à travers l’ICASEES, représenté par M. GODOM OUALOU Appolinaire, Point Focal et Administrateur ODIN/ODP RCA, accompagné de Mme Nadège PASSERENDJI, Démographe à l’ICASEES.

Réunissant environ 27 participants, cette rencontre préparatoire avait pour objectif de présenter le cadre, les objectifs, l’organisation et les modalités pratiques de l’atelier régional consacré au SDMX (Statistical Data and Metadata eXchange), tout en permettant aux différents pays et institutions participantes de préparer les éléments nécessaires aux travaux pratiques.

A l’ouverture de la réunion, M. Kamel Abdellaoui a présenté les objectifs de cette rencontre préparatoire ainsi que les grandes lignes de l’atelier à venir, qui sera animé par Kamel Abdellaoui et Jean de Dieu.

De son côté, M. Momar Kouta a remercié la CEMAC et l’UNFPA pour leur collaboration et a souligné l’importance de la tenue d’un atelier régional avant la mise en place d’un accompagnement individualisé des différents pays.

L’atelier est ainsi présenté comme une première étape d’un processus plus large d’assistance aux pays dans leur migration vers la nouvelle version du SDMX, avec pour ambition de renforcer progressivement les capacités nationales en matière de structuration, d’échange et de diffusion des données statistiques.

Les échanges ont également porté sur la nécessité de réfléchir, avec la CEMAC, à une feuille de route permettant d’assurer la continuité de l’accompagnement au-delà de l’atelier régional.

A cet égard, les progrès réalisés dans certains pays et institutions, notamment à la Banque de Maurice et au Botswana, ont été évoqués comme des expériences témoignant d’une dynamique favorable à la mise en œuvre des nouveaux outils et standards de diffusion des données.

L’objectif est donc de ne pas limiter l’atelier à une activité ponctuelle, mais de l’inscrire dans une démarche progressive de modernisation et d’harmonisation des systèmes statistiques au niveau national et communautaire.

PARTICIPATION DES PAYS ET INSTITUTIONS DE LA SOUS-REGION

La réunion a également permis de faire le point sur la participation des différentes délégations.

Sous la proposition de Mme Gyna-Romulda Ekomo Essono, les participants ont procédé à une présentation par pays et par institution. La République centrafricaine, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Tchad, l’ISSEA et la CBGRA ont notamment confirmé leur participation, tandis que certaines institutions restaient encore absentes ou injoignables au moment de la réunion.

Cette mobilisation témoigne de l’intérêt porté par les institutions statistiques de la sous-région aux enjeux liés à l’interopérabilité, à l’harmonisation et à la modernisation de la diffusion des données.

FAIRE L’ETAT DES LIEUX POUR MIEUX PREPARER LA MIGRATION VERS ODP 2.0

Présentant les objectifs techniques de l’atelier, M. Kamel Abdellaoui a expliqué que les travaux viseront notamment à :

  • dresser un état des lieux de la situation dans chaque pays ;
  • recenser les outils et dispositifs existants ;
  • identifier les pratiques et systèmes déjà mis en place ;
  • éviter les doublons dans les initiatives et les outils ;
  • et contribuer à l’élaboration d’une feuille de route pour la migration vers ODP 2.0.

Le programme de l’atelier sera organisé autour de plusieurs séquences, comprenant des présentations, un exercice guidé et une application pratique sur des données nationales.

Cette approche doit permettre aux participants de mieux comprendre les différences entre les dispositifs actuels et les nouvelles possibilités offertes par ODP 2.0 et le SDMX.

DES DONNEES NATIONALES POUR LES EXERCICES PRATIQUES

Afin de faciliter les travaux pratiques, chaque pays est invité à préparer des données publiques, validées et déjà diffusées, notamment des données disponibles dans ODP 1.0.

Il ne s’agira toutefois pas de mobiliser l’ensemble des données disponibles. Chaque pays devra sélectionner un ou deux thèmes suffisamment représentatifs et les préparer en amont afin d’éviter de consacrer une partie importante du temps de l’atelier à la recherche ou à la préparation des données.

Les participants devront notamment venir avec des fichiers exploitables, notamment au format Excel, ainsi qu’un ordinateur individuel. Il a été précisé qu’aucun logiciel spécifique ne devra être installé pour participer aux exercices.

DES QUESTIONNAIRES POUR ETABLIR L’ETAT DES LIEUX

La réunion a également permis de faire le point sur les questionnaires préparatoires destinés à recueillir des informations sur les dispositifs statistiques et institutionnels existants.

Les échanges ont notamment rappelé l’existence de deux questionnaires, dont les taux de réponse demeuraient encore incomplets au moment de la réunion.

Les participants ont été encouragés à finaliser ces éléments afin de permettre une meilleure connaissance de la situation de chaque pays et d’adapter l’accompagnement technique aux réalités nationales.

DES ECHANGES D’EXPERIENCE ENTRE LES PAYS

Plusieurs échanges ont permis de clarifier les attentes spécifiques des différentes délégations.

Pour le Gabon, les discussions ont notamment porté sur l’utilisation des fichiers Excel, la récente évolution institutionnelle avec le passage de la Direction générale des statistiques à l’INSTAT, ainsi que sur la composition des équipes chargées de la diffusion des données.

Il a été confirmé que le format Excel était adapté aux exercices et que les documents devaient désormais mentionner la nouvelle dénomination de l’institution. Les participants ont également été invités à signaler simplement, dans les questionnaires, leur niveau d’expérience en matière de SDMX et d’ODP 1.0, y compris lorsqu’aucune expérience n’était encore acquise.

La nécessité d’une bonne coordination entre les équipes nationales, les dispositifs d’assistance technique et les futurs experts pays a également été soulignée. Il est notamment recommandé que deux ou trois personnes soient déjà familiarisées avec les travaux avant les missions d’accompagnement prévues au niveau national.

Du côté du Congo, M. Clarbin Rudy OKOUA a présenté l’état d’avancement des préparatifs. Les questionnaires, le questionnaire institutionnel et la présentation nationale sont finalisés. Des fichiers issus d’Open Data 1.0 seront également conservés pour les exercices et les tests relatifs à Open Data 2.0.

Pour le Cameroun, les échanges ont porté sur la finalisation des questionnaires, des présentations et des jeux de données pilotes. Le pays dispose notamment de jeux de données portant sur les ODD, la NSDD et la GDDDA, qui pourront contribuer aux exercices prévus dans le cadre de l’atelier.

DE LA DONNEE PUBLIQUE A CEMAC DATA

Une attention particulière a été accordée à la portée d’Open Data 2.0 et à son articulation avec le projet CEMAC Data.

En réponse aux interrogations des participants, M. Kamel Abdellaoui a expliqué qu’ODP 2.0 ne se limite pas à une simple plateforme de publication. Il élargit les possibilités de diffusion à un environnement comprenant notamment des entrepôts de données, la transmission automatique, la migration vers SDMX et les mécanismes d’harmonisation nécessaires à une future mise en place de CEMAC Data.

Après quelques difficultés techniques de communication, Mme Gyna-Romulda Ekomo Essono a confirmé que la finalité poursuivie est bien de contribuer à la mise en place de CEMAC Data, l’atelier régional constituant la première étape d’un processus plus vaste.

LA RCA ENGAGEE DANS LA MODERNISATION DE LA DIFFUSION STATISTIQUE

La participation de l’ICASEES, à travers son Point Focal et Administrateur ODIN/ODP RCA, M. GODOM OUALOU Appolinaire, accompagné de Mme Nadège PASSERENDJI, Démographe à l’ICASEES, s’inscrit pleinement dans cette dynamique régionale.

Pour la République centrafricaine, cette rencontre constitue une occasion de renforcer les échanges avec les autres systèmes statistiques de la sous-région, de partager les expériences nationales en matière de diffusion des données et de mieux préparer les prochaines étapes liées à ODP 2.0, au SDMX et à l’interopérabilité des données statistiques.

 

Par GODOM OUALOU Appolinaire
Webmaster – ICASEES
Point Focal et Administrateur ODIN/ODP RCA


Semaine nationale de l’arbre et des forets 2026 : Le MEPCI mobilise ses forces vives, l’ICASEES au rendez-vous de l’engagement environnemental

Bangui, août 2026

A l’occasion de la Semaine nationale de l’Arbre et des Forêts, édition 2026, le Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération Internationale (MEPCI) a engagé une mobilisation de ses différentes structures et de ses collaborateurs autour du programme officiel de célébration de cet événement national.

Cette mobilisation est formalisée par une note de service de la Direction de Cabinet et de la Direction des Ressources du MEPCI, datée du 26 août 2026, portant désignation des participants au programme officiel de célébration de la Semaine nationale de l’Arbre et des Forêts, édition 2026.

LE MEPCI AU CŒUR DE LA MOBILISATION

Placée sous l’impulsion du Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération Internationale, cette initiative traduit la volonté de mobiliser les différentes composantes du département ministériel autour d’une activité d’intérêt collectif liée à la protection de l’environnement et à la valorisation du patrimoine forestier national.

La note de service établit une liste de participants issus des différentes directions, services et structures rattachés au ministère. Elle associe notamment le Cabinet du Ministre, les directions générales, les directions techniques, les services centraux et déconcentrés ainsi que plusieurs structures partenaires ou placées sous la tutelle du département.

En tête de cette liste figure M. Marc MANDABA, au titre du MEPCI, suivi de plusieurs responsables et cadres du ministère, parmi lesquels le Directeur de Cabinet, le Conseiller technique, des membres du Cabinet et des responsables des différentes directions.

Cette organisation illustre le caractère transversal de la participation du MEPCI à la Semaine nationale de l’Arbre et des Forêts.

Parmi les structures représentées figure également l’Institut centrafricain des statistiques et des études économiques et sociales (ICASEES), placé sous la tutelle du MEPCI.

La participation de l’ICASEES est portée notamment par son Directeur général, M. Blaise Bienvenu ALI, qui apparaît dans la liste officielle des participants au titre de la DG ICASEES.

Cette présence est importante à double titre. Elle témoigne, d’une part, de l’implication de l’institution statistique nationale dans les activités conduites sous l’égide de son ministère de tutelle et, d’autre part, de l’importance croissante des questions environnementales dans le système statistique national.

En effet, l’environnement constitue désormais un domaine dans lequel la disponibilité de données fiables est indispensable à la planification, au suivi des politiques publiques et à l’évaluation des actions engagées en faveur du développement durable.

La Semaine nationale de l’Arbre et des Forêts ne se résume pas à la mise en terre d’arbres. Elle constitue également un moment de sensibilisation à la préservation des ressources naturelles, à la protection des forêts et à la responsabilité collective face aux défis environnementaux.

Pour un ministère chargé de l’économie, de la planification et de la coopération internationale, cette dimension revêt une importance particulière. Les questions environnementales sont désormais étroitement liées aux politiques de développement, à la résilience des populations, à l’agriculture, à la gestion des ressources naturelles et à la planification territoriale.

La mobilisation des cadres et agents du MEPCI autour de cette activité permet ainsi de rappeler que la protection de l’environnement est également une question de développement et de planification nationale.

La participation de l’ICASEES prend une dimension particulière dans ce contexte. En tant qu’institution chargée de contribuer à la production, à la centralisation, à l’analyse et à la diffusion des statistiques officielles, l’Institut est appelé à jouer un rôle croissant dans le développement des statistiques environnementales.

Les données statistiques permettent notamment de mesurer les transformations du territoire, de suivre les ressources naturelles, d’apprécier les effets des changements climatiques et de documenter les conséquences économiques et sociales des phénomènes environnementaux.

Elles contribuent également au suivi des engagements nationaux et internationaux, notamment dans le cadre des Objectifs de développement durable (ODD).

Ainsi, l’engagement institutionnel de l’ICASEES dans cette activité vient compléter sa mission statistique : mieux connaître pour mieux planifier, mieux mesurer pour mieux décider et mieux préserver pour mieux préparer l’avenir.

UNE PARTICIPATION LARGEMENT REPRESENTATIVE DU MEPCI

La liste annexée à la note de service montre une participation particulièrement large des structures du ministère. On y retrouve notamment des représentants du Cabinet, des services centraux, des directions générales de l’Économie, de la Planification, de la Programmation, de la Coopération, ainsi que plusieurs directions et services techniques.

La diversité des fonctions représentées, directeurs, cadres, assistants, personnels des services techniques et personnels d’appui, traduit la volonté d'associer différentes catégories de collaborateurs au programme officiel.

Cette approche donne à la Semaine nationale de l’Arbre et des Forêts une dimension institutionnelle et collective, en faisant de l’engagement environnemental une responsabilité partagée au sein du département.

L’ICASEES AUX COTES DE SON MINISTERE DE TUTELLE

Pour l’ICASEES, cette participation s’inscrit donc naturellement dans ses relations institutionnelles avec le MEPCI. Elle constitue également une occasion de renforcer la cohésion entre les différentes structures du ministère et de rappeler que les politiques publiques environnementales ont besoin, au-delà des actions de terrain, d’un système statistique capable de produire des informations fiables et régulièrement actualisées.

A travers la présence de son Directeur général, M. Blaise Bienvenu ALI, l’ICASEES marque ainsi son adhésion au programme officiel arrêté par le MEPCI pour la célébration de l’édition 2026.

La Semaine nationale de l’Arbre et des Forêts apparaît dès lors comme un espace de mobilisation, de sensibilisation et de responsabilité collective, réunissant autour d’un même objectif les décideurs, les administrations, les cadres et les agents publics.

Une chose est certaine : planter un arbre est un geste concret ; disposer de données pour comprendre, protéger et planifier durablement notre environnement est un autre geste tout aussi essentiel.

 

Crédits photos : Dorcas GOUNEGOUME
Rédaction : GODOM OUALOU Appolinaire
Webmaster – ICASEES
PF et Admin ODIN/ODP RCA


ICASEES : Ouverture de la session de formation des Agents Enquêteurs de la monographie sur le commerce transfrontalier informel

Bangui, le 26 août 2026 – Salle de conférence de l’ICASEES

L’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES) a ouvert, ce mercredi 26 août 2026, dans sa salle de conférence, la session de formation des agents enquêteurs appelés à intervenir dans la réalisation de la Monographie de l’Enquête sur le Commerce Transfrontalier Informel en République Centrafricaine.

Prévue du 26 au 30 août 2026, cette activité s’inscrit dans le cadre de la mise en place d’un dispositif statistique pérenne de mesure du commerce transfrontalier informel dans les pays de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC). Elle bénéficie de la dynamique régionale portée par le Projet d’Harmonisation et d’Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (HISWACA SOP 2), avec l’appui de la Banque mondiale et des partenaires techniques régionaux.

L’ouverture de la session a été faite par M. Maturin MAKANDA, Point Focal de l’Enquête sur le Commerce Transfrontalier Informel. Dans son intervention, il a rappelé l’importance de cette formation dans le processus de préparation de la monographie, première phase d’un dispositif appelé à produire, à terme, des données régulières et harmonisées sur les échanges commerciaux informels aux frontières de la République Centrafricaine.

M. MAKANDA a souligné que la qualité des résultats attendus dépendra largement de la maîtrise des outils de collecte, du respect des procédures méthodologiques, de la rigueur dans l’observation des transactions et de la capacité des agents à s’adapter aux réalités des localités frontalières.

Il a invité les participants à faire preuve d’assiduité, de professionnalisme et d’esprit d’équipe tout au long de la formation, afin de garantir une collecte fiable, cohérente et conforme aux exigences statistiques nationales et sous-régionales.

Parmi les participants figurent également les experts et formateurs mobilisés pour appuyer les différentes sessions techniques, notamment M. Thierry TAME, M. Serges NGOUANA et Madame Angélique Lucile MATENE SOB. Leur contribution permettra de renforcer l’appropriation des outils de collecte, des procédures méthodologiques et des exigences de qualité nécessaires à la bonne conduite de l’opération sur le terrain.

MIEUX CONNAITRE LES FLUX COMMERCIAUX INFORMELS

Le commerce transfrontalier informel constitue une réalité économique importante dans les zones frontalières de la République Centrafricaine. Les mouvements de marchandises, les échanges de proximité, les activités des petits commerçants, des transporteurs et des autres acteurs économiques contribuent quotidiennement à l’approvisionnement des populations et à la vitalité des économies locales.

Toutefois, une partie significative de ces flux échappe aux dispositifs classiques d’enregistrement administratif et statistique. La porosité des frontières, la multiplicité des itinéraires, l’existence de points de passage non formellement recensés ainsi que la diversité des produits et des unités de mesure utilisées rendent nécessaire la mise en place d’outils adaptés de collecte et d’analyse.

La monographie permettra ainsi de mieux caractériser les pratiques commerciales observées aux frontières, d’identifier les principaux points de passage, de repérer les circuits de circulation des marchandises et de documenter les contraintes rencontrées par les différents intervenants.

DES OBJECTIFS PRECIS POUR UNE OPERATION STRUCTURANTE

La formation des agents enquêteurs vise notamment à les outiller pour :

  • identifier et géolocaliser les points de passage transfrontaliers ;
  • caractériser les conditions d’accès, les infrastructures et l’environnement institutionnel de chaque poste recensé ;
  • observer et enregistrer les transactions de marchandises non prises en compte par les circuits habituels de collecte ;
  • identifier les produits échangés, les unités de mesure utilisées et les modes de transport ;
  • caractériser les acteurs du commerce transfrontalier informel, notamment les commerçants, transporteurs et autres intervenants ;
  • renseigner les outils numériques de collecte à travers l’application CAPI, tout en maîtrisant les questionnaires de secours sur support papier ;
  • appliquer les principes de qualité, de confidentialité et de fiabilité des données statistiques.

Les agents seront également sensibilisés à la collaboration avec les administrations déconcentrées, notamment les services des douanes, du commerce, de l’agriculture, de l’élevage, les structures chargées de l’expédition ou de la réception des marchandises, ainsi que les organisations professionnelles locales et les autorités traditionnelles.

UNE CONTINUITE DES TRAVAUX DEJA ENGAGES

Cette session de formation s’inscrit dans la continuité des activités techniques menées par l’ICASEES depuis le mois de mai 2026. Les travaux de contextualisation des supports de collecte ont permis d’adapter les questionnaires, les concepts, les manuels et les modalités d’enquête aux réalités économiques, géographiques et institutionnelles de la République Centrafricaine.

Les échanges antérieurs ont également favorisé l’harmonisation des outils avec les orientations régionales de la CEMAC et la préparation des différentes étapes de l’Enquête sur le Commerce Transfrontalier Informel, à savoir la monographie, l’enquête de référence et les enquêtes de suivi.

La présente formation constitue donc une phase opérationnelle essentielle avant le déploiement des équipes sur le terrain. Elle doit permettre de renforcer la capacité des agents à collecter des informations complètes, fiables et comparables, en vue de produire une base de données utile à la compréhension des échanges transfrontaliers informels.

Au-delà de son intérêt statistique, cette opération contribuera à améliorer la connaissance des dynamiques économiques aux frontières et à renforcer les outils d’aide à la décision au profit des pouvoirs publics.

Les résultats attendus permettront notamment de disposer d’une cartographie actualisée des points de passage, d’une meilleure connaissance des produits échangés, d’une caractérisation des acteurs impliqués et d’informations sur le poids des transactions informelles dans les économies locales.

Ces données seront particulièrement utiles pour améliorer les statistiques du commerce extérieur, orienter les politiques publiques, renforcer la coopération entre les administrations concernées et accompagner les efforts d’intégration économique dans l’espace CEMAC, notamment dans le contexte de la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

 

Rédaction : GODOM OUALOU Appolinaire
Webmaster – ICASEES

PF-Admin ODIN/PNRD/ODP RCA – Admin Nada et Redatam


ICASEES : La MICS7 officiellement lancee a Bangui - Le Comite de Pilotage (COPIL) trace la feuille de route  

Bangui, le 21 août 2026 — Salle de conférence Beafrica

Trois jours après l'annonce officielle de la mise en place du Comité de pilotage de la septième édition de l'Enquête par Grappes à Indicateurs Multiples (MICS7), l'Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES) a franchi, ce vendredi 21 août 2026, une étape décisive avec la tenue de la première session du Comité de pilotage (COPIL), marquant le lancement officiel des travaux préparatoires de cette enquête nationale de référence.

Cette réunion inaugure la phase opérationnelle de la MICS7, une enquête stratégique destinée à produire des données actualisées, fiables et désagrégées sur la situation des enfants, des femmes et des ménages en République centrafricaine. Les résultats attendus contribueront au suivi du Plan National de Développement (PND 2024-2028), des Objectifs de Développement Durable (ODD) ainsi qu'aux engagements nationaux et internationaux en faveur des droits de l'enfant, de la femme et des populations les plus vulnérables.

Placée sous la coordination technique de l'ICASEES, sous la tutelle du Ministère de l'Economie, du Plan et de la Coopération Internationale, avec l'appui technique et financier de l'UNICEF, cette opération confirme la volonté du Gouvernement de renforcer durablement le système statistique national et de promouvoir une gouvernance fondée sur des données probantes.

CEREMONIE D'OUVERTURE

La cérémonie d'ouverture a été présidée par Mme Anita INGABIRE, Représentante Adjointe de l'UNICEF en République centrafricaine.

A ses côtés prenaient place M. Bienvenu Gustave SEMGAÏ, Chargé de Mission en matière de Statistique, Président du Comité de pilotage de la MICS7 et Président du Conseil d'Administration de l'ICASEES, M. Blaise Bienvenu ALI, Directeur Général de l'ICASEES, entouré du Comité des Directeurs de l'Institut, ainsi que M. Bertin YEZIA, Directeur Technique de la MICS7. La rencontre a également enregistré la présence de M. Raymond GOULA, représentant du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), partenaire technique majeur de l'opération, aux côtés des représentants des ministères sectoriels, des partenaires techniques et financiers ainsi que des institutions membres du Système Statistique National. Cette forte mobilisation institutionnelle témoigne de l'engagement collectif en faveur de la réussite de la MICS7 et du renforcement durable de la production des statistiques officielles en République centrafricaine.

La rencontre a également réuni les représentants des ministères sectoriels, des partenaires techniques et financiers ainsi que les principales institutions membres du Système Statistique National, traduisant l'engagement collectif autour de cette opération statistique d'envergure nationale.

Cette forte mobilisation institutionnelle illustre l'importance stratégique de la MICS7, appelée à devenir la principale source de données sociales de référence pour les prochaines années.

Créé par l'UNICEF en 1996, le programme international Multiple Indicator Cluster Surveys (MICS) est aujourd'hui reconnu comme l'une des principales sources mondiales d'informations sur les conditions de vie des enfants, des femmes et des ménages.

En République centrafricaine, cette septième édition intervient dans un contexte marqué par la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND 2024-2028), l'accélération du suivi des Objectifs de Développement Durable (ODD) et la nécessité de disposer de statistiques récentes, fiables et comparables pour accompagner les politiques publiques.

La MICS7 permettra notamment de produire des indicateurs de référence dans plusieurs domaines prioritaires :

  • la santé maternelle, néonatale et infantile ;
  • la nutrition ;
  • l'éducation ;
  • l'eau, l'hygiène et l'assainissement ;
  • la protection de l'enfant ;
  • la protection sociale ;
  • les conditions de vie des ménages ;
  • l'égalité entre les femmes et les hommes ;
  • l'accès aux services sociaux essentiels.

Les données issues de cette enquête constitueront un outil essentiel d'aide à la décision pour le Gouvernement, les collectivités, les partenaires techniques et financiers ainsi que les acteurs du développement.

L'UNICEF REAFFIRME SON APPUI AU GOUVERNEMENT

Dans son allocution d'ouverture, Mme Anita INGABIRE, Représentante Adjointe de l'UNICEF, a salué l'engagement constant du Gouvernement centrafricain dans le renforcement du système statistique national.

Elle a rappelé que la disponibilité de données statistiques fiables constitue une condition indispensable pour mieux comprendre les réalités auxquelles sont confrontées les populations les plus vulnérables, orienter efficacement les interventions publiques, mesurer les progrès réalisés et améliorer les conditions de vie des enfants et des femmes.

Elle a également réaffirmé l'engagement de l'UNICEF à accompagner l'ICASEES tout au long de la mise en œuvre de cette importante opération statistique.

Prenant la parole, M. Bienvenu Gustave SEMGAÏ, Président du Comité de pilotage, a souligné que la MICS7 représente une enquête essentielle pour la République centrafricaine.

Selon lui, les résultats permettront de disposer d'indicateurs de référence indispensables au suivi des politiques publiques dans des secteurs clés tels que la santé de la mère et de l'enfant, l'éducation, la nutrition, la protection sociale et les conditions de vie des ménages.

Il a insisté sur la nécessité de garantir :

  • une coordination efficace entre toutes les institutions concernées ;
  • le respect des standards méthodologiques internationaux ;
  • une mobilisation continue des partenaires ;
  • une collecte de données de haute qualité sur l'ensemble du territoire national.

Le Président du Comité de pilotage a invité l'ensemble des membres à maintenir une collaboration étroite afin d'assurer la réussite de cette opération nationale.

ORIENTATIONS STRATEGIQUES POSEES DES LA PREMIERE SESSION

Conformément à l'ordre du jour, les membres du Comité de pilotage ont examiné plusieurs points majeurs, notamment :

  • les objectifs et la méthodologie de l'enquête ;
  • l'état d'avancement des préparatifs techniques ;
  • l'architecture budgétaire de l'opération ;
  • les modalités de coordination institutionnelle ;
  • les orientations stratégiques destinées à garantir la réussite de la MICS7.

Les échanges ont permis de consolider la coordination entre les différentes institutions impliquées et de définir les prochaines étapes devant conduire au démarrage effectif des opérations de terrain.

FINANCEMENT, MOBILISATION A POURSUIVRE

La question du financement a occupé une place importante au cours des échanges. Comme rappelé lors de l'annonce officielle du lancement de la MICS7, le budget global de l'enquête est estimé à 3 531 513 dollars américains, soit environ 1 942 332 190 FCFA.

A ce stade, 2 000 000 de dollars américains, représentant près de 1,1 milliard de FCFA, ont déjà été mobilisés grâce à l'appui de l'UNICEF et des partenaires techniques et financiers, permettant d'engager les premières activités préparatoires.

Toutefois, un besoin de financement résiduel de 1 531 513 dollars américains, soit environ 842 332 190 FCFA, demeure à mobiliser afin d'assurer la mise en œuvre intégrale de l'enquête sur l'ensemble du territoire national, dans le respect des normes méthodologiques internationales, du calendrier opérationnel et des exigences de qualité qui caractérisent le programme MICS.

La mobilisation de ce financement complémentaire constituera un facteur déterminant pour garantir la couverture nationale de l'opération et produire des données statistiques fiables, désagrégées et comparables au niveau international.

Au-delà des questions de financement, plusieurs défis techniques ont été identifiés comme prioritaires pour assurer le succès de la MICS7.

Il s'agira notamment de :

  • garantir une représentativité statistique nationale malgré les contraintes d'accès à certaines localités ;
  • renforcer la communication communautaire afin de limiter les non-réponses et favoriser l'adhésion des populations ;
  • assurer une formation de haut niveau des agents enquêteurs, des superviseurs et des contrôleurs ;
  • mettre en place un dispositif permanent d'assurance qualité à toutes les étapes de l'enquête ;
  • harmoniser les outils de collecte, les procédures et les méthodes conformément aux standards internationaux du programme MICS.

Ces priorités permettront de garantir la fiabilité, la comparabilité et la qualité des données qui seront produites.

La première réunion du Comité de pilotage marque une étape décisive dans le processus de préparation de la MICS7. Au-delà de son caractère organisationnel, elle consacre l'engagement renouvelé du Gouvernement centrafricain, de l'ICASEES, de l'UNICEF et de l'ensemble des partenaires en faveur d'une production statistique de qualité, indispensable à la conception, au suivi et à l'évaluation des politiques publiques.

Les prochaines étapes porteront notamment sur la finalisation des outils méthodologiques, la mobilisation des ressources complémentaires, la préparation des opérations de terrain ainsi que le renforcement des capacités des équipes techniques et des agents de collecte.

En conduisant cette opération d'envergure nationale, l'ICASEES réaffirme son rôle d'institution nationale de référence en matière de statistique publique, au service d'une gouvernance fondée sur des données probantes, de la transparence et du développement durable en République centrafricaine.

La tenue de cette première session du Comité de pilotage ouvre ainsi une nouvelle phase de préparation de la MICS7. Elle traduit la volonté commune des autorités nationales et de leurs partenaires de doter le pays de données sociales robustes, indispensables pour mieux planifier les politiques publiques, renforcer l'efficacité des interventions et améliorer durablement les conditions de vie des populations centrafricaines.

Crédits photos : Service Communication du MEPCI

Rédaction :
Appolinaire GODOM OUALOU
Webmaster – ICASEES
Point focal et Administrateur ODIN/ODP de la République centrafricaine


ICASEES : Le demenagement progressif se prepare pour accompagner la construction du futur immeuble R+5

Bangui, le 20 août 2026 - Annexe de l’ICASEES, secteur Marabena, 4ᵉ arrondissement

Dans le cadre de la modernisation de ses infrastructures et de l’amélioration des conditions de travail de son personnel, l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES) amorce une nouvelle étape importante : la préparation de son déménagement progressif vers ses locaux annexes, en prélude aux travaux de construction de son futur immeuble R+5.

Cette opération s’inscrit dans la dynamique de transformation engagée par l’ICASEES avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, notamment dans le cadre du Projet d’harmonisation et d’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre – Seconde phase (HISWACA-SOP 2), financé par la Banque mondiale.

Le projet de construction du futur immeuble R+5 de l’ICASEES constitue l’un des investissements structurants destinés à renforcer durablement les capacités institutionnelles et opérationnelles de l’Institut.

Comme évoqué dans les précédentes communications consacrées à ce projet, le processus a franchi plusieurs étapes, notamment la préparation technique, les procédures de passation des marchés, les appels d’offres, l’évaluation des soumissions et la sélection du soumissionnaire retenu, conformément aux procédures applicables au projet.

La prochaine phase nécessite désormais la libération progressive de certaines emprises du site actuel, notamment des bâtiments appelés à être démolis afin de permettre le démarrage effectif des travaux.

Cette perspective impose à l'ICASEES d'organiser, avec méthode et anticipation, le déplacement temporaire des services concernés.

Il ne s'agit donc pas d'un simple changement de bureaux, mais d'une opération institutionnelle majeure nécessitant une planification rigoureuse, afin de garantir la continuité des activités statistiques et administratives de l'Institut pendant la période des travaux.

COMITE DES DIRECTEURS MOBILISE AUTOUR DU DG

C'est dans cette perspective que le Comité des directeurs de l'ICASEES, conduit par le Directeur général, M. Blaise Bienvenu ALI, accompagné de Spécialiste en Passation des Marchés (SPM) Madame Olga NAMKIANGA, de plusieurs cadres et consultants, a effectué, ce mercredi 20 août 2026, une visite de travail dans l'immeuble annexe de l'Institut situé à proximité du rond-point Marabena, dans le 4ᵉ arrondissement de Bangui.

Cette visite avait principalement pour objectif d'évaluer les capacités d'accueil des locaux et de procéder à une première organisation de l'occupation des bureaux.

Les responsables de l'Institut ont ainsi examiné les différentes possibilités d'aménagement, la répartition des espaces disponibles et les conditions permettant d'accueillir progressivement les différentes structures et catégories de personnel.

L'objectif est clair : anticiper le déménagement plutôt que de le subir, en préparant suffisamment tôt l'installation de chaque direction, service et unité.

A l'issue de la visite, les premières orientations relatives à l'affectation des espaces ont été arrêtées.

Chaque directeur connaît désormais le bureau qui lui est destiné, ainsi que les espaces prévus pour les chefs de service et les cadres relevant de leurs structures respectives.

Une attention particulière est également accordée aux consultants, stagiaires, personnels d'appui et autres collaborateurs qui participent quotidiennement à la mise en œuvre des programmes et activités de l'ICASEES.

Cette démarche vise à éviter une rupture dans le fonctionnement des services et à maintenir, autant que possible, les conditions nécessaires à la réalisation des missions de l'Institut.

Au cours de cette visite, le Directeur général, M. Blaise Bienvenu ALI, a souligné que le processus de déménagement était désormais engagé.

« Le déménagement est déjà lancé. Chaque direction doit désormais se préparer, dans l'attente des directives qui permettront d'organiser le déplacement de manière ordonnée. »

Cette orientation traduit la volonté de la Direction générale de conduire cette transition avec anticipation, coordination et responsabilité.

Le déménagement sera ainsi réalisé progressivement, en fonction de l'évolution du chantier et des besoins de libération des espaces concernés.

Les services seront appelés à préparer leurs équipements, documents, archives et matériels de travail afin de faciliter leur transfert dans les meilleures conditions.

PRESERVER LA CONTINUITE DU SERVICE STATISTIQUE

L'enjeu dépasse largement la seule question immobilière.

L'ICASEES assure des missions essentielles pour le Système statistique national (SSN). Il produit, centralise, analyse et diffuse des données nécessaires à la connaissance de la situation économique et sociale de la République centrafricaine.

Ses activités couvrent notamment les statistiques économiques et sociales, les comptes nationaux, les recensements, les enquêtes auprès des ménages, les statistiques sectorielles ainsi que la gestion et la diffusion des données statistiques.

L'Institut développe également progressivement son écosystème numérique de données à travers plusieurs plateformes et outils, notamment l'Archive nationale de données (NADA), le Portail des données ouvertes (ODP RCA) et les dispositifs liés à ODIN, contribuant ainsi à améliorer l'accessibilité et la valorisation des données statistiques publiques.

La préparation du déménagement doit donc impérativement tenir compte de cette dimension numérique et documentaire.

La protection des archives, la continuité des bases de données, la disponibilité des équipements informatiques, la connectivité et la sécurité des documents constituent autant de paramètres qui devront accompagner le processus.

Le futur immeuble R+5 ne représente pas uniquement un nouveau bâtiment administratif.

Il constitue une composante visible d'une transformation plus large de l'ICASEES et de son environnement de travail.

A travers le projet HISWACA-SOP 2, l'appui de la Banque mondiale vise notamment à contribuer au renforcement des systèmes statistiques, à l'amélioration de la qualité des données et au développement des capacités institutionnelles nécessaires à la production de statistiques fiables, régulières et accessibles.

Dans cette dynamique, la construction d'infrastructures adaptées doit accompagner la modernisation des méthodes de travail, le renforcement des compétences et la transformation numérique de l'Institut.

Le futur immeuble devra ainsi offrir un environnement plus adapté aux exigences actuelles d'une institution statistique moderne : espaces de travail fonctionnels, conditions améliorées pour les équipes techniques, espaces de réunion et de formation, ainsi qu'un cadre permettant de renforcer la collaboration entre les différentes structures de l'Institut.

Le déménagement concerne l'ensemble de la communauté de travail de l'ICASEES.

Cadres, directeurs, chefs de service, nouveaux agents intégrés, stagiaires, consultants et personnels d'appui seront progressivement concernés par cette réorganisation spatiale.

La Direction générale appelle ainsi l'ensemble du personnel à faire preuve de compréhension, de disponibilité et d'esprit d'équipe durant cette période de transition.

Cette étape pourra occasionner quelques changements dans les habitudes de travail, mais elle doit surtout être considérée comme une étape transitoire vers de meilleures conditions de travail et une infrastructure institutionnelle plus adaptée.

La visite de l'annexe de Marabena marque ainsi une étape concrète dans la préparation du futur chantier.

Après les différentes étapes administratives et techniques liées à la passation du marché, la phase de préparation physique du site commence progressivement à prendre forme.

Pour l'ICASEES, le message est donc simple : le changement est en marche.

Le déménagement préparatoire, la libération progressive des emprises, la construction du futur R+5 et la modernisation des outils de production et de diffusion statistique participent d'une même ambition : doter la République centrafricaine d'un Institut national de statistique plus moderne, plus performant, mieux organisé et davantage en mesure de répondre aux besoins croissants en données fiables pour éclairer la décision publique.

La transformation de l'ICASEES ne se construit donc pas uniquement avec du béton et des bureaux. Elle se construit également avec des données de qualité, des compétences renforcées, des outils numériques modernes et surtout des femmes et des hommes engagés au service de la statistique publique centrafricaine.

Crédits photos : Service de Communication de l'ICASEES

Rédaction :
Appolinaire GODOM OUALOU
Webmaster – ICASEES
Point focal et administrateur ODIN/ODP RCA


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