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ICASEES : Evaluation a mi-parcours de la deuxième Stratégie Nationale de Développement de la Statistique

Bangui, du 7 au 9 octobre 2026 - Salle de la Résidence JM

Bangui, le 10 octobre 2026

L'Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES) a organisé, du 7 au 9 octobre 2026 à Bangui, l'atelier d'évaluation à mi-parcours de la mise en œuvre de la deuxième Stratégie nationale de développement de la statistique (SNDS2), couvrant la période 2024-2028. Les travaux ont été intégralement financés par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

L'ouverture des travaux a été faite par le Directeur Général de l'ICASEES, M. Blaise Bienvenu ALI, en présence du représentant du PNUD.

L'atelier a réuni les représentants des Institutions de la République, de la Primature, des départements ministériels et offices publics, les membres du Comité Technique de Programmation des Activités Statistiques (CTPAS), les cadres du Système statistique national et des experts.

En août 2023, la République centrafricaine s'est dotée d'une stratégie statistique de deuxième génération, portée par une enveloppe de près de 60 milliards de francs CFA et articulée autour de quatre piliers :

  • le renforcement du cadre réglementaire ;
  • l'élévation des capacités techniques ;
  • l'élargissement de la couverture statistique ;
  • la modernisation des mécanismes de diffusion.

Trois ans plus tard, à mi-chemin de la période couverte, le moment était venu d'en mesurer l'exécution. Dans son discours d'ouverture, le Directeur Général a rappelé que cette vision constitue aujourd'hui « notre boussole », et que le temps était venu « de marquer une halte, non pour regarder en arrière avec complaisance, mais pour examiner avec lucidité le chemin parcouru et celui qui reste à couvrir ».

Il a d'emblée écarté la tentation de l'exercice formel : l'enjeu de ces trois journées, a-t-il souligné, « dépasse le simple exercice comptable ». Il s'agissait de confronter les réalisations aux engagements initiaux. En sa qualité de Président du CTPAS, le Directeur Général a exhorté les participants à engager « une revue sans concession » des activités menées au sein de leurs structures respectives.

 

TROIS EXIGENCES POSÉES AUX PARTICIPANTS

Le Directeur Général a assigné aux travaux trois exigences.

La rigueur dans l'actualisation. La programmation doit être ajustée pour rester en phase avec les réalités mouvantes du terrain et les besoins de la Nation.

L'honnêteté dans l'identification des défis. Aucune difficulté ne doit être occultée, qu'elle soit d'ordre structurel, financier ou technique : « le diagnostic doit être complet pour être utile ».

L'audace dans les solutions. « Il ne nous suffit pas de lister des problèmes » : les participants étaient attendus sur la formulation de mesures correctives concrètes et opérationnelles, propres à assurer la mise en œuvre harmonieuse des activités restantes d'ici à 2028.

 

UN CONTEXTE PROFONDÉMENT MODIFIÉ DEPUIS L'ADOPTION

L'évaluation intervient dans un paysage statistique qui a sensiblement évolué depuis 2023.

Le RGPH-4. Après le dénombrement, le Quatrième Recensement général de la population et de l'habitation est entré dans sa phase de traitement. Les travaux d'apurement conduits de mai à septembre 2026 ont mobilisé les équipes techniques autour de la vérification et de la cohérence des données censitaires, préalable à leur tabulation et à la publication des résultats.

La réforme du cadre juridique. Le projet de loi destiné à remplacer la loi n° 01.008 du 16 juillet 2001 relative à la réglementation des activités statistiques touche directement au premier pilier de la stratégie. Il a franchi les étapes de validation technique et de relecture stratégique avant son examen par la Commission chargée des projets de textes officiels.

Le renforcement des capacités. Le Plan de renforcement des capacités des cadres du Système statistique national, validé en juin 2026, constitue désormais le cadre de référence des actions de formation et de professionnalisation.

Les enquêtes nationales. L'Enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages (EHCVM2) et l'Enquête sur le commerce transfrontalier informel (ECTI) élargissent la couverture statistique sur les conditions de vie des populations et sur des phénomènes économiques difficiles à mesurer.

La transformation numérique. Le Portail Open Data de la République centrafricaine, les Archives nationales de données, la plateforme REDATAM et la participation du pays à l'évaluation internationale Open Data Inventory ont modifié les conditions d'accès aux statistiques officielles.

LES RÉSULTATS ATTENDUS

Au terme des trois journées de travaux, plusieurs produits étaient attendus :

  • une version actualisée de la SNDS2 2024-2028 ;
  • un cadre de résultats et des indicateurs de suivi révisés ;
  • un calendrier de mise en œuvre réaligné sur la période restante ;
  • une matrice de répartition des responsabilités entre les structures du Système statistique national ;
  • un plan de diffusion et de vulgarisation de la stratégie ;
  • un rapport général de l'atelier.

La vulgarisation constitue en effet le prolongement nécessaire de l'évaluation. Une stratégie nationale ne produit pleinement ses effets que si elle est connue au-delà du cercle de ses concepteurs : chaque structure doit pouvoir situer ses activités dans les axes retenus, identifier les engagements qui lui incombent et comprendre les résultats auxquels ses productions contribuent.

« LA QUALITÉ DE NOS DONNÉES DÉTERMINE LA QUALITÉ DE NOS POLITIQUES »

S'adressant aux experts mobilisés pour l'exercice, le Directeur Général a rappelé le lien direct entre la valeur des données et celle des décisions publiques qu'elles éclairent : « la qualité de nos données détermine la qualité de nos politiques de développement ». Transformer le pays suppose, selon lui, de transformer d'abord la manière de produire, d'analyser et de valoriser la statistique publique.

Il a dit compter sur leur expertise, leur esprit critique et leur sens de l'intérêt général pour faire de cet atelier « un véritable catalyseur de la performance » du Système statistique national.

Le Directeur Général a exprimé la gratitude de l'Institut au PNUD pour son appui constant et pour le financement intégral de l'atelier, relevant que l'engagement du PNUD et de la Banque mondiale aux côtés du Gouvernement témoigne de leur confiance dans la vitalité du Système statistique national et dans la pertinence de ses objectifs de développement.

C'est sur ces mots qu'il a déclaré officiellement ouvert l'atelier d'évaluation à mi-parcours de la mise en œuvre de la SNDS2.

L'évaluation à mi-parcours n'a pas vocation à clore un cycle, mais à corriger une trajectoire. Les mesures correctives arrêtées à Bangui devront désormais se traduire en activités programmées, dotées de responsables identifiés et d'échéances, jusqu'au terme de la stratégie en 2028.

C'est à cette condition que la SNDS2 jouera pleinement son rôle fédérateur : relier les réformes institutionnelles aux priorités techniques, et donner une direction commune aux interventions des différents producteurs de données au service de la décision publique.

Credits photos : Service Communication - ICASEES

Par Appolinaire GODOM OUALOU

Point focal et administrateur du Portail Open Data (ODP-RCA)

Webmaster – ICASEES


ICASEES : La mission d'appui de la Banque mondiale au projet HISWACA-SOP2

Bangui, les 7 et 8 octobre 2026 - Salle de conférence de l’ICASEES

Bangui, le 9 octobre

L’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES) a accueilli, les 7 et 8 octobre 2026, une mission de supervision et d’appui de la Banque mondiale consacrée à la mise en œuvre du Projet d’Harmonisation et d’Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (HISWACA-SOP2, P180085).

Cette mission s’inscrit dans le cadre du suivi régulier des activités du projet et vise à apprécier le niveau d’exécution des engagements, à examiner les résultats obtenus, à identifier les difficultés rencontrées et à convenir des mesures nécessaires pour améliorer la mise en œuvre des activités. Les échanges ont notamment porté sur la gestion fiduciaire, les sauvegardes environnementales et sociales, le suivi-évaluation, la production statistique ainsi que le renforcement des capacités opérationnelles de l’Institut.

Au-delà de l’examen des réalisations, ces travaux ont constitué un cadre de dialogue technique entre la Banque mondiale et les responsables de l’ICASEES autour des priorités de développement du Système Statistique National et des exigences de performance associées au projet.

UNE MISSION ANNONCÉE PAR LE REPRÉSENTANT RÉSIDENT DE LA BANQUE MONDIALE

Par courrier n° GBM/RCA/RR/GY/rby/579 du 21 septembre 2026, adressé à Son Excellence Monsieur Marc MANDABA, Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération internationale, le Représentant résident du Groupe de la Banque mondiale, Monsieur Alexandre ARROBBIO, avait annoncé la venue de l’équipe chargée de cette mission, initialement programmée du 5 au 9 octobre 2026.

La mission avait pour objectif de faire le point avec l’ICASEES et les autres structures concernées sur l’état d’avancement de la mise en œuvre du projet, en accordant une attention particulière à la gestion fiduciaire, aux sauvegardes environnementales et sociales et au dispositif de suivi-évaluation. Elle devait également permettre d’apprécier la mise en œuvre des recommandations formulées lors de la précédente mission d’appui et d’examiner les actions prioritaires à engager.

Conduite par Monsieur Gervais Chamberlin YAMA, Statisticien principal, Pauvreté et Équité, la délégation réunissait des spécialistes couvrant les principaux domaines techniques et opérationnels du projet :

  • Madame Sandrine Armelle NAMBESSA NDOUBENOUE, spécialiste en sauvegarde environnementale ;
  • Madame Melat Assefa ASFAW, spécialiste en infrastructure ;
  • Monsieur Angelo DONOU, spécialiste principal en gestion financière ;
  • Monsieur Harouna DJIBRILLA DJIMBA, spécialiste principal en passation des marchés ;
  • Monsieur Evariste MBAYELAO, spécialiste en développement social ;
  • Monsieur Cédric DE SAINT FRANÇOIS SEBIRO TEWARA, consultant en gestion financière ;
  • Monsieur Gany APAIDA MBOLIDI, consultant en passation des marchés ;
  • Madame Rosine Prudence BABOU YAKONDJI, assistante d’équipe.

La diversité des compétences mobilisées traduit le caractère transversal de la supervision, qui ne se limite pas aux résultats techniques des activités statistiques, mais couvre également les conditions administratives, financières, sociales et matérielles indispensables à leur bonne exécution.

UN CALENDRIER RÉAMÉNAGÉ POUR PRÉSERVER L’ENSEMBLE DES OBJECTIFS

Le déroulement de la mission a nécessité une adaptation du calendrier initial en raison des engagements opérationnels de l’ICASEES et des contraintes de déplacement de l’équipe de la Banque mondiale.

Du 2 au 5 octobre 2026, l’Institut avait organisé à Boali, dans la salle de conférence « Le Manager », une retraite de travail consacrée à l’apurement et à la tabulation des données du quatrième Recensement général de la population et de l’habitation (RGPH-4). Cette activité, essentielle au processus de traitement et de valorisation des données censitaires, a mobilisé les équipes de l’ICASEES jusqu’au 5 octobre, leur retour à Bangui étant intervenu le 6 octobre.

Dans ce contexte, le Directeur général de l’ICASEES, également coordonnateur du projet HISWACA-SOP2, avait convié les directeurs, chefs de service, cadres et consultants nationaux à prendre part aux réunions de travail programmées du 7 au 12 octobre 2026.

Toutefois, la mission de la Banque mondiale devant s’achever le 9 octobre, compte tenu d’autres engagements prévus dans la sous-région CEMAC, les travaux ont été réorganisés autour des journées des 7 et 8 octobre.

Ce réaménagement a conduit à un calendrier particulièrement dense, sans réduction du périmètre de la revue. Les présentations techniques, l’examen des documents de suivi et les échanges avec les responsables concernés ont été concentrés sur deux journées, avec pour objectif de parcourir l’ensemble des points inscrits à l’ordre du jour.

.Les travaux se sont déroulés dans la salle de conférence de l’ICASEES, en présence des responsables des directions techniques, des chefs de service, des cadres fonctionnaires et des consultants nationaux concernés par la mise en œuvre du projet.

Les séances ont privilégié une approche fondée sur l’examen des réalisations et des documents de suivi, plutôt que sur de simples présentations générales. Chaque responsable était invité à rendre compte de l’état d’avancement des activités relevant de son domaine, à présenter les résultats obtenus, à signaler les difficultés rencontrées et à préciser les mesures correctives ou les actions prioritaires envisagées.

Une attention particulière a été accordée à l’outil de suivi des activités de l’ICASEES, arrêté à la situation du 30 septembre 2026. Les activités ont été examinées individuellement, en considérant leur intitulé, le responsable désigné, l’état d’exécution et l’appréciation de conformité. Les informations disponibles ont été discutées au regard des éléments de justification présentés, tandis que les lignes non renseignées ont été relevées pour permettre un meilleur suivi.

La matrice de mise en œuvre des recommandations de la précédente mission d’appui a également été passée en revue. Chaque recommandation a fait l’objet d’un examen portant sur son état d’avancement et son niveau de réalisation, afin de distinguer les mesures déjà mises en œuvre de celles nécessitant des efforts supplémentaires.

Cette démarche vise à renforcer la fiabilité du reporting, la traçabilité des décisions et la capacité des équipes à mesurer les progrès accomplis. Elle contribue également à identifier les écarts entre la programmation initiale et l’exécution effective des activités, condition essentielle à une meilleure planification des interventions futures.

Les discussions ont couvert les principaux axes d’intervention du projet, en commençant par l’état de mise en œuvre des recommandations antérieures et l’exécution du Plan de travail et budget annuel (PTBA) 2026.

A ce titre, les participants ont examiné les activités réalisées, les niveaux d’engagement et de décaissement, ainsi que les difficultés susceptibles d’affecter l’exécution du programme de travail. L’objectif était d’apprécier la concordance entre les activités planifiées, les ressources mobilisées et les résultats attendus.

1. LES STATISTIQUES ECONOMIQUES

Le volet des statistiques économiques a occupé une place importante dans les travaux. Les échanges ont notamment porté sur :

  • la production des statistiques du secteur réel et des statistiques fiscales ;
  • l’élaboration des comptes nationaux ;
  • le développement des statistiques administratives de l’éducation et de l’enseignement supérieur ;
  • les statistiques agricoles et de l’élevage ;
  • le recensement des unités économiques ;
  • la production de l’indice des prix à la consommation.

Ces domaines sont déterminants pour améliorer la disponibilité d’informations fiables sur l’évolution de l’économie nationale, soutenir l’analyse conjoncturelle et structurelle et répondre aux besoins des administrations publiques, des partenaires techniques et financiers, des chercheurs et des autres utilisateurs de données.

2. LES STATISTIQUES DEMOGRAPHIQUES ET SOCIOECONOMIQUES

Les travaux ont également accordé une attention particulière aux grandes opérations de collecte et de production de données démographiques et socioéconomiques, notamment le quatrième Recensement général de la population et de l’habitation (RGPH-4), la deuxième Enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages (EHCVM2) et l’Enquête sur le commerce transfrontalier informel (ECTI).

Le RGPH-4 constitue, à cet égard, un chantier majeur pour la connaissance de la population centrafricaine, de sa répartition territoriale et de ses caractéristiques démographiques et socioéconomiques. Les travaux d’apurement et de tabulation engagés par l’ICASEES s’inscrivent dans le processus de transformation des données collectées en résultats statistiques exploitables pour la planification du développement.

L’EHCVM2 et l’ECTI répondent, quant à elles, à des besoins complémentaires en matière de connaissance des conditions de vie des ménages et de mesure des échanges commerciaux transfrontaliers informels. La qualité de ces opérations et la disponibilité de leurs résultats constituent des enjeux importants pour l’élaboration et l’évaluation des politiques publiques.

3. LES REFORMES INSTITUTIONNELLES ET L’ACCES AUX DONNEES

Les discussions ont également porté sur la Stratégie nationale de développement de la statistique, la politique de diffusion des données et le renforcement des capacités des acteurs du système statistique national.

Les questions relatives à la gestion, au traitement, au partage et à l’anonymisation des bases de données ont été abordées, de même que les besoins de formation et d’accompagnement technique.

L’enjeu est de favoriser une production statistique plus cohérente, accessible et conforme aux exigences de qualité, tout en veillant à la protection des informations individuelles. La diffusion et l’exploitation des données constituent en effet des étapes essentielles pour transformer les résultats statistiques en outils d’aide à la décision et en ressources utiles au débat public.

LA GESTION FIDUCIAIRE, LES SAUVEGARDES ET LES INFRASTRUCTURES AU CŒUR DE LA SUPERVISION

Conformément aux exigences applicables aux projets financés par la Banque mondiale, la mission a examiné les aspects fiduciaires et les mesures de sauvegarde associés à la mise en œuvre du HISWACA-SOP2.

Les échanges ont notamment concerné la passation des marchés, la gestion financière, la justification des dépenses et le respect des procédures applicables. L’examen de ces éléments vise à consolider la transparence dans l’utilisation des ressources, la conformité des opérations et la traçabilité des décisions prises dans le cadre du projet.

Les sauvegardes environnementales et sociales ont également figuré parmi les points examinés, afin de veiller à la prise en compte des exigences correspondantes dans les activités concernées.

Le volet des infrastructures a, pour sa part, porté sur le contrat de construction du bâtiment, le contrat relatif au bureau de supervision et de contrôle des travaux, ainsi que la location provisoire de locaux. Ces éléments revêtent une importance particulière pour le renforcement des capacités matérielles de l’Institut et l’amélioration de ses conditions de fonctionnement.

L’ensemble de ces questions a été abordé dans une logique de prévention des risques, de résolution des difficultés et d’amélioration continue de la gestion du projet.

La conduite des séances a été marquée par un examen méthodique des activités et des pièces de suivi. Les responsables ont été appelés à étayer leurs présentations par les informations disponibles, à expliciter les écarts constatés et à préciser les actions nécessaires pour améliorer les résultats.

Les échanges ont ainsi permis de confronter les niveaux d’avancement déclarés aux éléments documentaires présentés, tout en attirant l’attention sur les activités restant à renseigner, à justifier ou à faire progresser.

Cette approche favorise une compréhension partagée des contraintes de mise en œuvre et contribue à responsabiliser les acteurs dans le suivi des engagements. Elle rappelle également que la performance d’un projet ne se mesure pas uniquement au nombre d’activités engagées, mais aussi à la qualité des réalisations, au respect des procédures et à la capacité à produire des résultats durables.

Malgré le caractère resserré du calendrier, les travaux ont conservé leur dimension technique et opérationnelle, avec une attention constante portée aux éléments de preuve, à la conformité des procédures et à la clarification des responsabilités.

UN AIDE-MÉMOIRE POUR CONSOLIDER LES ACQUIS ET ORIENTER LES PROCHAINES ÉTAPES

Au terme de la mission, un Aide-Mémoire récapitulant les principales observations, conclusions et recommandations doit être préparé, discuté avec la partie gouvernementale, puis transmis conformément aux pratiques de supervision de la Banque mondiale.

Ce document constituera un support de référence pour le suivi des actions à entreprendre. Il permettra de formaliser les points d’attention relevés au cours des échanges, de préciser les mesures correctives attendues et de faciliter le suivi des engagements des différentes parties prenantes.

Pour l’ICASEES, l’enjeu sera de traduire les recommandations retenues en actions concrètes, assorties de responsabilités clairement identifiées et d’échéances de mise en œuvre. Le suivi de ces mesures devra contribuer à améliorer la programmation, l’exécution et la documentation des activités, ainsi qu’à renforcer la coordination entre les équipes techniques et les fonctions de gestion du projet.

UNE ETAPE DANS LA CONSOLIDATION DU SYSTÈME STATISTIQUE NATIONAL

Projet régional consacré à l’harmonisation et à l’amélioration des statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre, le HISWACA-SOP2 vise à renforcer les capacités des instituts nationaux et à améliorer la disponibilité de données fiables pour éclairer les politiques publiques. En République centrafricaine, sa mise en œuvre offre à l’ICASEES l’occasion de moderniser ses méthodes de production, de consolider ses compétences nationales et d’élargir l’accès aux données statistiques.

Les deux journées des 7 et 8 octobre auront permis d’établir un état des lieux documenté des activités en cours : l’avancement du RGPH-4 au stade de l’apurement et de la tabulation, la conduite de l’EHCVM2 et de l’ECTI, la production des statistiques économiques et des comptes nationaux, les chantiers de la Stratégie nationale de développement de la statistique et de la politique de diffusion des données, enfin la construction du futur siège de l’Institut. Elles auront aussi mis en évidence, sans complaisance, les activités restant à renseigner, à justifier ou à faire progresser.

Le resserrement du calendrier n’aura rien retiré à l’exigence de la revue. Il aura au contraire imposé une discipline : celle de rendre compte pièce en main, de distinguer ce qui est réalisé de ce qui est seulement engagé, et d’assumer les écarts entre la programmation et l’exécution. C’est à cette condition qu’un dialogue de supervision devient un instrument de pilotage, et non un exercice formel.

L’Aide-Mémoire attendu au terme de la mission fixera les points d’attention et les mesures correctives convenues. Sa portée dépendra de ce que l’Institut en fera : des recommandations traduites en actions datées, assorties de responsables identifiés et d’une documentation permettant d’en vérifier la mise en œuvre. C’est ce travail de suivi, conduit entre deux missions et non à leur approche, qui déterminera la qualité du prochain état des lieux.

Car un système statistique ne se juge pas au nombre d’activités inscrites à son programme de travail, mais à la fiabilité, à la régularité et à l’utilité des données qu’il met à la disposition de la décision publique et des citoyens. C’est l’horizon que trace cette mission, et c’est à cette aune que seront appréciés les progrès accomplis d’ici la prochaine.

GODOM OUALOU Appolinaire

PF ODIN/ODP RCA – Webmaster, ICASEES


ICASEES : Retraite de travail consacrée à l'apurement et à la tabulation des données du RGPH-4, en images (Jour 2 et Jour 3)

Boali, du 2 au 5 octobre 2026 – Salle de conférence « Le Manager »
Boali, le 4 octobre 2026
Après l'ouverture officielle des travaux et la journée de cadrage méthodologique, la retraite technique de l'ICASEES consacrée à l'apurement, au contrôle de qualité et à la tabulation des données du Quatrième Recensement Général de la Population et de l'Habitation (RGPH-4) est entrée dans sa phase pleinement opérationnelle, en présence du Directeur Général de l'Institut. Retour en images sur les deuxième et troisième journées de travail.
Dans la grande salle aux murs clairs de l'espace « Le Manager », les tables recouvertes de pagnes ont été transformées en postes de travail. Ordinateurs portables, multiprises, rallonges, cahiers de notes, vidéoprojecteurs : l'équipement est modeste, l'organisation efficace. Plus de quarante participants - démographes, statisticiens, informaticiens, programmeurs, chargés de communication, spécialistes du suivi-évaluation et membres de la coordination technique - y travaillent côte à côte du matin au soir.
JOUR 2 - LES GROUPES THEMATIQUES A L'OUVRAGE
La deuxième journée a été celle de la mise en production. Les groupes de travail constitués la veille se sont installés aux quatre coins de la salle et ont engagé le traitement des composantes qui leur avaient été confiées.
Les équipes se sont formées autour des compétences : ceux qui connaissent le questionnaire, ceux qui maîtrisent les programmes, ceux qui portent la lecture démographique des résultats. Les travaux ont porté en parallèle sur les variables relatives à l'activité, à l'emploi, à la profession, aux revenus, à l'ethnie et aux principales caractéristiques sociodémographiques.
Les séances plénières ponctuent la journée. L'assistance se regroupe au centre de la salle, les présentations sont projetées, et chaque groupe rend compte de l'état de ses travaux. Les échanges alternent entre l'exposé et les interventions des participants, chacun apportant la perspective de sa structure et de sa spécialité. Les points de méthode qui ne peuvent être tranchés en petit groupe remontent ainsi à l'ensemble des participants.
Les écrans racontent la diversité des tâches menées simultanément. Sur l'un, un tableur dont certaines cellules ont été surlignées signale les incohérences repérées et les valeurs à arbitrer. Sur un autre, une console affiche l'exécution d'un programme de traitement. Ailleurs, un document de spécifications se remplit ligne après ligne.
JOUR 3 - DU QUESTIONNAIRE AU PROGRAMME
La troisième journée a été consacrée à l'approfondissement des règles de traitement et à leur traduction informatique.
Un détail résume à lui seul l'intensité de ces travaux : deux vidéoprojecteurs fonctionnent simultanément sur le même mur. D'un côté le questionnaire du recensement, de l'autre le tableau des indicateurs et de leurs modalités de désagrégation. Les participants passent de l'un à l'autre pour vérifier qu'une règle de traitement envisagée correspond bien à ce qui a été effectivement demandé sur le terrain.
Car c'est là toute la discipline de l'apurement : avant d'écrire la moindre instruction de correction, on revient au document source. Le questionnaire ménage du RGPH-4 est ainsi resté ouvert à l'écran pendant une large partie de la journée, les sections relatives à l'activité économique et au statut vis-à-vis de la main-d'œuvre faisant l'objet d'un examen particulièrement attentif, question par question et code par code.
Les règles retenues collectivement sont ensuite traduites en programmes sous Stata, SPSS et CSPro, puis testées, ajustées et appliquées au fichier de données. Les premiers croisements du plan de tabulation commencent à être produits et soumis à la relecture des équipes.
LE DIRECTEUR GENERAL AUX COTES DES EQUIPES TECHNIQUES
Empêché lors de la cérémonie d'ouverture, où il était représenté par M. Gustave SEREMANDJI, Directeur des Systèmes Informatiques et Directeur Technique Adjoint du RGPH-4, le Directeur Général de l'ICASEES, M. Blaise Bienvenu ALI, a rejoint les travaux de la retraite à partir de la deuxième journée.
Sa présence ne s'est pas limitée à une visite protocolaire. Le Directeur Général a pris part aux séances plénières, suivi les restitutions des groupes thématiques et participé activement aux échanges, apportant commentaires, observations et orientations sur les options de traitement examinées. Il s'est également déplacé entre les groupes de travail, s'arrêtant devant les écrans pour suivre l'avancement des travaux et discuter directement avec les équipes des difficultés rencontrées.
Cette implication de la première autorité de l'Institut dans une phase technique du recensement illustre l'importance accordée à la qualité des données du RGPH-4. Elle permet aussi que les arbitrages engageant la suite du processus soient pris sur place, au moment où les questions se posent, plutôt que renvoyés à une validation ultérieure.
DES TRAVAUX QUI NE SE LIMITENT PAS A L'APUREMENT
La retraite de Boali ne se réduit pas au traitement du fichier de données. Deux autres chantiers, directement liés à la diffusion et au suivi des résultats, y sont conduits en parallèle.
Le groupe chargé de la communication a élaboré le plan de communication de la présentation des résultats provisoires du RGPH-4 au CNR. Le document arrête le dispositif d'ensemble à mettre en place : préparation en amont de l'évènement avec la liste des médias, le communiqué préparatoire et le dossier de presse ; visibilité par kakémonos, banderoles, badges, polos et casquettes ; accueil et information des invités ; couverture médiatique avec points de presse, interviews et communiqué officiel ; captation audiovisuelle et archivage des temps forts ; supports de présentation - diaporama, cartes et infographies ; enfin les kits remis aux participants. Un chronogramme et un budget prévisionnel accompagnent ce dispositif.

Ce travail prolonge une préoccupation constante de l'Institut : des résultats statistiques ne produisent leurs effets que s'ils sont compris, repris et utilisés. La préparation de leur présentation relève donc de la même exigence de qualité que leur production.
De son côté, le spécialiste en suivi-évaluation du projet HISWACA SOP2 a engagé les travaux sur les indicateurs de performance du projet. Il s'agit d'établir la correspondance entre les livrables du RGPH-4 et les indicateurs sur lesquels le projet rend compte, afin que les progrès accomplis à Boali soient documentés dans le cadre de suivi du programme.
UNE AMBIANCE DE TRAVAIL ET D'ENTRAIDE
Au-delà des outils, ce sont les échanges qui frappent. Les groupes se forment et se défont au fil des questions. Un participant se lève pour aller voir l'écran d'un collègue, se penche sur son clavier, montre une commande, une option, une façon de faire. Les binômes se constituent spontanément : un informaticien et un démographe devant le même ordinateur, chacun apportant ce que l'autre n'a pas.
Les discussions se poursuivent d'une table à l'autre, parfois à voix haute lorsqu'une difficulté mérite l'avis de tous, parfois à voix basse entre deux personnes penchées sur un même résultat. Le cahier manuscrit n'a pas disparu : il voisine avec les ordinateurs, recueillant les règles convenues, les cas particuliers et les points à soumettre à la plénière.
La présence des femmes dans les équipes techniques - neuf participantes sur plus de quarante - se vérifie dans les groupes de travail, où elles occupent des postes de traitement et de programmation au même titre que leurs collègues.
Les polos et tee-shirts des opérations précédentes - recensement pilote allégé de 2025, dénombrement numérique d'octobre-novembre 2025 - rappellent par ailleurs que la plupart des participants accompagnent le RGPH-4 depuis ses premières phases. La retraite de Boali réunit ainsi une équipe qui se connaît et qui a déjà partagé le terrain.
UN CADRE PROPICE A LA CONCENTRATION
Le choix de Boali, à l'écart des sollicitations quotidiennes de Bangui, répond à une logique simple : réunir au même endroit et pendant quatre jours l'ensemble des compétences nécessaires, afin que les arbitrages se prennent immédiatement et collectivement, sans les délais qu'imposent les allers-retours entre services.
Les journées sont longues. Les travaux commencent tôt le matin, dans la lumière qui entre par les fenêtres de la salle, et se prolongent en soirée, à la lumière des vidéoprojecteurs.
Jusqu'au 5 octobre 2026, les équipes techniques de l'ICASEES et du RGPH-4 poursuivront ces travaux, avec pour objectif de consolider la base statistique nécessaire à la production et à la diffusion des résultats du quatrième recensement général de la population et de l'habitation de la République centrafricaine.

 

Par GODOM OUALOU Appolinaire
Point Focal – Administrateur ODP RCA – Webmaster, ICASEES


ICASEES : Retraite de travail consacrée à l’apurement et à la tabulation des données du RGPH-4

Boali, du 2 au 5 octobre 2026 – Salle de conférence « Le Manager »

Boali, le 3 octobre 2026

L’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES) organise, du 2 au 5 octobre 2026 à Boali, une retraite technique consacrée à l’apurement, au contrôle de qualité et à la tabulation des données du Quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH-4).

Cette rencontre constitue une étape importante du processus de traitement, d’analyse et de consolidation des données issues du recensement. Elle vise à examiner leur qualité et leur cohérence, à identifier et corriger les éventuelles anomalies et à produire les tableaux statistiques nécessaires à la préparation des résultats du RGPH-4.

Les travaux ont été officiellement ouverts par M. Gustave SEREMANDJI, Directeur des Systèmes Informatique (DSI) et Directeur Technique Adjoint du RGPH-4 (DTA-RGPH-4), représentant le Directeur Général de l’ICASEES, empêché.

Dans son intervention, il a souligné l’importance de cette phase dans la production des résultats du RGPH-4, en insistant sur la nécessité d’un traitement rigoureux des données afin d’en garantir la fiabilité, la cohérence et la qualité statistique.

La retraite réunit plus de 40 participants, dont 31 hommes et 9 femmes, issus notamment des équipes techniques mobilisées dans le processus du RGPH-4. La présence des femmes témoigne de leur implication dans les différentes étapes de production des données du recensement.

PROLONGEMENT DES TRAVAUX DU CTIR

Cette retraite fait suite à la session du Comité Technique Intersectoriel du Recensement (CTIR), tenue du 23 au 25 septembre 2026, consacrée à l’examen des premiers résultats provisoires du RGPH-4 et à la formulation de recommandations en vue de leur consolidation.

Ces recommandations servent de cadre aux travaux menés à Boali. Les participants procèdent notamment à la vérification et à l’apurement des bases de données, au traitement des anomalies et à la préparation des différentes tabulations destinées aux prochaines étapes de diffusion des résultats.

Après la collecte et la première exploitation des données, l’apurement constitue une phase essentielle pour en assurer la qualité. Durant ces quatre jours, démographes, statisticiens, informaticiens, programmeurs et membres de la coordination technique travaillent notamment sur l’identification des incohérences, des valeurs aberrantes et des non-réponses, ainsi que sur la définition et l’application des règles d’imputation.

Plusieurs groupes de travail thématiques ont été constitués afin de traiter les différentes composantes de l’apurement et de la tabulation. Cette organisation permet de mobiliser les compétences nécessaires et de confronter les approches démographiques, statistiques et informatiques autour des problématiques identifiées.

Une attention particulière est accordée aux variables relatives à l’activité, l’emploi, la profession, les revenus, l’ethnie et aux principales caractéristiques sociodémographiques. Les règles de traitement retenues sont ensuite traduites en programmes informatiques, notamment sous Stata, SPSS et CSPro, puis testées et ajustées avant leur application au fichier de données.

LA TABULATION AU CŒUR DES TRAVAUX

La retraite porte également sur la finalisation du plan de tabulation du RGPH-4, la définition des principaux croisements et indicateurs ainsi que la production des premiers tableaux statistiques à partir du fichier apuré.

Les échanges entre les participants favorisent le partage d’expériences et de pratiques professionnelles, tout en permettant d’harmoniser les méthodes et de rechercher collectivement des solutions aux difficultés techniques rencontrées.

A l’issue des travaux, plusieurs livrables sont attendus :

  • un document de spécifications d’apurement ;
  • les programmes de traitement ;
  • un fichier de données apuré et consolidé ;
  • un plan détaillé de tabulation ;
  • les premiers tableaux statistiques ;
  • un rapport de retraite destiné au CTIR.

ETAPE DETERMINANTE POUR LES RESULTATS DU RGPH-4

Le RGPH-4 constitue une opération statistique majeure pour la République centrafricaine. Ses résultats contribueront à une meilleure connaissance de la population, des ménages et des territoires et serviront de référence à la planification, à la programmation et au suivi des politiques publiques et des programmes de développement.

La retraite de Boali représente ainsi une étape déterminante pour transformer les données collectées en une information statistique fiable, cohérente, documentée et exploitable. La qualité des travaux d’apurement et de tabulation conditionnera la robustesse des tableaux et analyses qui seront produits dans les prochaines phases du recensement.

Jusqu’au 5 octobre 2026, les équipes techniques de l’ICASEES et du RGPH-4 poursuivront leurs travaux dans un esprit de collaboration et de partage d’expériences, avec pour objectif de consolider la base statistique nécessaire à la production et à la diffusion des résultats du quatrième recensement général de la population et de l’habitation de la République centrafricaine.

 

Par GODOM OUALOU Appolinaire
Point Focal – Administrateur ODP RCA – Webmaster, ICASEES


ICASEES : La CEMAC et l’UEMOA renforcent l’appui technique à la mise en œuvre de l’EHCVM2 en République centrafricaine

Bangui, le 28 septembre 2026 – Cabinet du Directeur Général de l’ICASEES

Dans le cadre de la mise en œuvre de la deuxième Enquête Harmonisée sur les Conditions de Vie des Ménages (EHCVM2) dans les États membres de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), une mission d’appui technique de la CEMAC, avec la participation d’experts de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), séjourne à Bangui auprès de l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES) du 28 septembre au 2 octobre 2026.

Cette mission s’inscrit dans le cadre du suivi technique de l’enquête et intervient à une étape importante du dispositif, consacrée notamment au bilan de la première vague de collecte des volets ménage et communautaire, à la préparation de la deuxième vague et au renforcement du contrôle de qualité du volet prix.

LE DIRECTEUR GENERAL DE L’ICASEES REÇOIT LA DELEGATION

A l’occasion du démarrage de la mission, le Directeur Général de l’ICASEES a reçu, le 28 septembre 2026, une délégation composée d’experts statisticiens, économistes et démographes de la CEMAC et de l’UEMOA.

Cette rencontre a permis de rappeler les objectifs de la mission, d’échanger sur l’état d’avancement de l’EHCVM2 en République centrafricaine et de préciser les principaux axes de travail retenus pour cette étape.

L’appui des organisations régionales vise à accompagner les équipes de l’ICASEES dans l’analyse des résultats de la première vague et dans l’identification des ajustements nécessaires avant le lancement de la deuxième vague de collecte.

EVALUER LA PREMIERE VAGUE POUR MIEUX PREPARER LA DEUXIEME

La mission accorde une attention particulière à l’évaluation de la couverture, de la complétude et de la qualité des données recueillies au cours de la première vague.

Les experts examinent également les principales difficultés rencontrées sur les plans méthodologique, technique et opérationnel, afin de dégager les mesures correctives à mettre en œuvre.

Cette démarche doit notamment permettre d’alimenter le processus de recyclage et de renforcement des capacités des agents de collecte, tout en apportant les ajustements nécessaires au dispositif de la deuxième vague.

L’objectif est de tirer les enseignements de la première phase de terrain afin d’améliorer les conditions de collecte et de renforcer la qualité des données produites dans la suite de l’opération.

EXPERTISE REGIONALE MOBILISEE AUTOUR DE L’EHCVM2

Pour conduire cette mission, la CEMAC a mobilisé plusieurs profils spécialisés, en collaboration avec l’UEMOA. La délégation comprend notamment :

  • un Expert CEMAC en statistiques démographiques et sociales, également point focal de l’activité ;
  • un Consultant CEMAC spécialisé en CAPI ;
  • un Expert CEMAC en traitement et contrôle qualité des données ;
  • un Expert UEMOA du volet ménage de l’EHCVM ;
  • un Expert UEMOA du volet prix de l’EHCVM.

Ces compétences complémentaires permettent d’aborder les différents volets de l’enquête sous les angles statistique, démographique, méthodologique, informatique et opérationnel.

Les experts travaillent en étroite collaboration avec les responsables techniques et les équipes de terrain de l’ICASEES, afin de confronter les résultats issus du dispositif de collecte aux réalités observées sur le terrain et de dégager des solutions adaptées aux difficultés rencontrées.

UN ACCENT PARTICULIER SUR LE CONTROLE QUALITE DU VOLET PRIX

Au-delà des volets ménage et communautaire, la mission porte également une attention particulière au volet prix de l’EHCVM2.

Le contrôle de la qualité des données de prix constitue un enjeu important pour la production d’indicateurs économiques fiables. Les travaux permettent ainsi d’examiner les données disponibles, d’identifier les éventuelles anomalies et de renforcer les mécanismes de contrôle mis en place au cours de la collecte.

Cette intervention s’inscrit plus largement dans les efforts engagés par l’ICASEES pour améliorer les dispositifs de production et de suivi des statistiques économiques et sociales.

EN PARALLELE, L’ICASEES RENFORCE SON DISPOSITIF DE PRODUCTION DE L’IHPC

Mission d’installation de l’application Matrix destinée à la collecte et au calcul de l’Indice Harmonisé des Prix à la Consommation (IHPC)

Cette dynamique d’appui technique intervient parallèlement à une autre activité importante menée au sein de l’ICASEES : la mission d’installation de l’application Matrix destinée à la collecte et au calcul de l’Indice Harmonisé des Prix à la Consommation (IHPC).

Cette mission, qui se déroule du 22 septembre au 6 octobre 2026 dans la salle de conférence de l’ICASEES, mobilise notamment M. TAME DJKAM Thierry, développeur, M. NANTCHOUANG DJIOKOUE Azer, expert en méthodologie de l’IHPC et statisticien-prix, ainsi que Mme NANA née TCHOUA Christelle.

L’installation et la mise en place de cet outil participent au renforcement du dispositif technique consacré à la collecte, au traitement et au calcul de l’IHPC.

Ces différentes activités témoignent de l’importance accordée par l’ICASEES au renforcement des capacités techniques, à la modernisation des outils statistiques et à l’amélioration continue de la qualité des données produites au niveau national.

COOPERATION REGIONALE AU SERVICE DE LA QUALITE STATISTIQUE

La mission d’appui technique de la CEMAC et de l’UEMOA constitue une nouvelle étape dans la coopération statistique régionale et dans l’accompagnement des États membres pour la production de statistiques harmonisées et comparables.

Pour la République centrafricaine, cet accompagnement permet de bénéficier d’une expertise spécialisée dans les différentes composantes de l’EHCVM2 et de renforcer les mécanismes de suivi et de contrôle de la qualité.

A travers l’évaluation de la première vague, l’identification des difficultés rencontrées et la préparation des mesures correctives, les travaux engagés à Bangui doivent contribuer à consolider la suite du processus de collecte.

La mission se poursuivra jusqu’au 2 octobre 2026, avec la mobilisation conjointe des experts régionaux et des équipes techniques de l’ICASEES autour d’un objectif commun : améliorer la qualité, la fiabilité et la comparabilité des données nécessaires à une meilleure connaissance des conditions de vie des ménages en République centrafricaine.

Par GODOM OUALOU Appolinaire
Point Focal – Administrateur ODP RCA – Webmaster, ICASEES


CENTRAFRIQUE : RGPH-4, l'ICASEES présente les résultats provisoires globaux et préliminaires au CTIR

Trois ans et demi après avoir examiné les questionnaires, le même comité se penche cette fois sur les chiffres. Entre les deux : une cartographie de 7 591 aires de dénombrement, plus de onze mille personnes mobilisées, et sept vies perdues.

Présidium de la réunion du CTIR consacrée aux résultats provisoires du RGPH-4, salle Bé-Afrika, Bangui, 23 septembre 2026
De gauche à droite : le représentant du HCR (UNHCR), le représentant de l'UNFPA, Bienvenu Gustave SEMNGAÏ, Président du Conseil d'administration de l'ICASEES, le représentant de la MDB et le Directeur général de l'ICASEES, à l'ouverture de la réunion du CTIR. Salle Bé-Afrika, Bangui, 23 septembre 2026.

Bangui, 23 septembre 2026 - Salle de Conférence de  Bé-Afrika

Le 24 mai 2023, à l'Hôtel Oubangui, le Comité technique intersectoriel du recensement (CTIR) se réunissait pour la première fois. Il s'agissait alors d'examiner des outils : le cadre légal, le chronogramme des activités, les questionnaires, le schéma de collecte des données. Les travaux se tenaient sous la supervision de M. APETE MATONGO Stève, Directeur de Cabinet par intérim du Ministre d'État chargé de l'Économie, du Plan et de la Coopération Internationale. Rien n'avait encore été collecté.

Ce mercredi 23 septembre 2026, le même comité s'est réuni dans la salle de conférence Bé-Afrika, au sein du BARC à Bangui. Cette fois, les documents posés sur la table ne sont plus des questionnaires à valider, mais les résultats provisoires globaux et préliminaires du Quatrième Recensement Général de la Population et de l'Habitation (RGPH-4).

Entre ces deux réunions, la République centrafricaine a recensé sa population pour la première fois depuis 2003.

Un présidium à l'image du caractère collectif de l'opération

La cérémonie d'ouverture s'est tenue devant un présidium de cinq personnalités, dont les cartons de table disaient à eux seuls la nature de l'entreprise : UNHCR, UNFPA, PCA ICASEES, MDB, DG ICASEES.

Au centre, Bienvenu Gustave SEMNGAÏ, Président du Conseil d'administration de l'ICASEES et Chargé de mission responsable de la Statistique au ministère de l'Économie, du Plan et de la Coopération internationale, représentait le Ministre, empêché. À sa droite et à sa gauche, les représentants des partenaires ; à l'extrémité, le Directeur général de l'ICASEES.

Cette disposition n'est pas protocolaire par hasard. Le RGPH-4 n'est ni une opération purement administrative, ni un projet de bailleurs : c'est une opération nationale, conduite techniquement par l'Institut national de la statistique, validée par les départements sectoriels et financée avec l'appui des partenaires au développement.

Le dispositif institutionnel du CTIR le reflète également. Le Chargé de mission responsable de la Statistique en est le Premier Vice-Président, et le Directeur général de l'ICASEES le Deuxième Vice-Président.

« Le recensement n'est pas qu'une simple opération statistique »

Dans son discours d'ouverture, prononcé au nom du Ministre chargé de l'Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Bienvenu Gustave SEMNGAÏ a posé d'emblée l'enjeu.

« Le recensement n'est pas qu'une simple opération statistique ; c'est le socle sur lequel nous bâtissons l'avenir. Ce sont ces données qui dicteront la pertinence de nos politiques publiques, de notre planification et de l'allocation de nos ressources pour le bien-être de chaque Centrafricain. »

La formule mérite d'être prise au sérieux. Un pays qui ignore combien il compte d'habitants, où ils vivent et de quoi ils ont besoin, planifie à l'aveugle. Depuis 2003, la République centrafricaine a connu des bouleversements démographiques, économiques et sociaux considérables — déplacements de populations, évolution du découpage administratif, transformations des modes d'habitat. Aucune de ces évolutions n'était mesurée.

Le chemin parcouru depuis le décret n°22.077

Le RGPH-4 a été formellement lancé par le décret n°22.077 du 23 mars 2022. Le PCA de l'ICASEES a rappelé les quatre étapes qui ont jalonné le processus depuis.

La rigueur cartographique. La cartographie censitaire numérique et sa mise à jour, conduites de novembre 2020 à mars 2023, ont structuré le territoire national en 7 591 Aires de Dénombrement (AD). Ce découpage constitue le socle géographique de toute l'opération : sans lui, pas de dénombrement exhaustif possible. Le travail a dû absorber une difficulté imprévue — l'extension du périmètre administratif national, passé de 17 à 20 préfectures, 85 sous-préfectures et 182 communes, qui a augmenté la charge cartographique et imposé des actualisations.

La transformation technologique. Le basculement vers le numérique s'est appuyé sur 10 500 tablettes, 10 000 power banks, 400 kits Starlink et un espace cloud dédié au stockage des données.

Le capital humain. C'est sans doute le chiffre le plus parlant de l'opération, et il méritait d'être détaillé.

FonctionEffectif
Agents recenseurs 7 800
Chefs d'équipe 1 600
Agents de sensibilisation 1 200
Assistants TIC 536
Superviseurs 72
Coordonnateurs 58
Logisticiens 58
Administrateurs IT 32
Total ≈ 11 350

À cet effectif s'ajoutent un Conseiller Technique Principal, une Experte internationale en CAPI et une Experte en EPC/traitement des données en CAPI. Toutes ces équipes ont été formées en cascade, du niveau national jusqu'aux agents de terrain. « Une véritable armée du savoir », selon les mots du discours d'ouverture.

L'épreuve du terrain. Avant le déploiement national, deux exercices grandeur nature ont été conduits : un Recensement Pilote (RP) sur 100 aires de dénombrement, puis un Recensement Pilote Allégé (RPA) sur 55 aires. Ils ont permis d'ajuster la méthodologie et d'évaluer la charge réelle de travail.

Ce que les pilotes ont révélé — et comment on y a répondu

Les phases pilotes n'ont pas servi qu'à valider : elles ont surtout servi à échouer utilement, avant que l'échec ne coûte cher.

Les populations mobiles et dispersées se sont révélées difficiles à localiser, de même que les ménages isolés, les diplomates et les ressortissants étrangers, dont la disponibilité était variable. Réponse retenue : des approches spécifiques et une prise de rendez-vous.

La formation, déployée sur 13 jours pour 70 personnels de terrain lors du RPA, a fait apparaître une maîtrise insuffisante de certaines sections du questionnaire — activités économiques, migration et éducation. Réponse : davantage d'exercices, et surtout davantage de simulations en sango. Le détail n'en est pas un : la fiabilité d'une réponse dépend d'abord de la clarté de la question dans la langue où elle est posée.

Les kits de collecte sont parfois arrivés incomplets ou tardivement, et l'autonomie de certaines tablettes ne dépassait pas quatre à cinq heures. Réponse : anticipation des commandes, power banks, alimentation de secours.

Les contraintes du dénombrement

Opérer sur l'ensemble du territoire national a imposé, selon les termes du discours, « une logistique de précision dans des contextes parfois difficiles ».

L'accès. État des routes, isolement de hameaux et de campements, cours d'eau saisonniers. Les équipes ont eu recours à la coordination avec les autorités locales, aux reprises différées, à la location de motos, aux contrôles en laboratoire et à des missions complémentaires de terrain — selon une boucle en quatre temps : identifier, contrôler, corriger, reprendre.

La connectivité. L'internet était absent ou insuffisant dans certaines aires, entraînant transmissions et synchronisations différées. Les 400 terminaux Starlink ont constitué la réponse satellitaire.

L'énergie. Recharge difficile, décharge rapide. Outre les 10 000 power banks, 200 groupes électrogènes ont été mobilisés pour sécuriser la continuité des opérations.

L'outil lui-même. Des difficultés d'utilisation du CAPI — la collecte assistée par tablette — ont été traitées par l'assistance des ATIC et des administrateurs informatiques, des débriefings quotidiens et une correction à la source.

La sécurité. Des difficultés ont été signalées dans plusieurs communes, notamment Ouadja Kotto, Yémé, Sido et Bakassa, et certaines zones n'ont pu être immédiatement couvertes.

Sept vies

C'est le chapitre le plus lourd, et la présentation technique ne l'élude pas.

Les documents font état de 46 accidents, 21 incidents et 7 décès survenus au cours des opérations. Les accidents sont principalement liés aux motos, aux véhicules et à l'état des routes. Les incidents signalés comprennent des morsures, des chutes, des vols et des cas d'enlèvement. Un dispositif d'orientation sanitaire, de suivi hiérarchique et d'appui financier a été prévu pour les agents concernés.

Les sept décès se répartissent entre cinq hommes et deux femmes. Six sont survenus des suites de maladie. Le septième est celui d'un coordonnateur résident du recensement, affecté dans sa zone de travail, mortellement atteint par balles.

Face à ce risque, certaines zones ont été délibérément exclues des opérations de rattrapage afin de protéger le personnel. L'exhaustivité reste l'objectif d'un recensement ; elle ne justifie pas d'exposer des agents à un danger avéré.

Derrière les 7 591 aires de dénombrement et les millions de données collectées, il y a plus de onze mille femmes et hommes qui ont parcouru le territoire national — et sept d'entre eux qui ne sont pas rentrés.

C'est aussi pourquoi le discours d'ouverture a tenu à saluer nommément « les Forces de Défense et de Sécurité, la MINUSCA et les Forces Alliées pour avoir garanti la sûreté de nos agents », aux côtés des autorités locales et des leaders communautaires.

Collecter, contrôler, corriger, rattraper

Les chiffres présentés au CTIR sont, selon les termes du discours, « le fruit d'un contrôle de qualité rigoureux, de la fusion des bases de données et de leur apurement ». Ce travail d'apurement s'est achevé quelques jours plus tôt, avec la quatrième et dernière phase de l'atelier d'apurement des données du RGPH-4, tenue à Boali en septembre 2026.

La démarche qualité s'organise en quatre temps — collecter, contrôler, corriger, rattraper — et vise cinq risques précisément identifiés :

  • les erreurs et incohérences de saisie ;
  • les doublons et les champs incomplets ;
  • les omissions de ménages ou de zones entières ;
  • les erreurs de numérotation ;
  • la faible couverture de certaines zones.

L'accent a été mis sur la supervision, sur des contrôles à plusieurs niveaux et sur la correction à la source — sur le terrain, au moment de la collecte, plutôt qu'en aval sur une base déjà constituée. C'est une différence de méthode qui pèse : une erreur corrigée tard coûte davantage et laisse presque toujours une trace.

Cinq enseignements pour les opérations à venir

Au-delà du bilan, la présentation technique dégage une séquence de travail en cinq temps — anticiper, déployer, contrôler, corriger, améliorer — et cinq priorités :

PrioritéCe qu'elle recouvre
Logistique énergie, connectivité, transport, équipements
Terrain sécurité, mobilité, couverture
Technique connectivité, énergie, CAPI
Qualité contrôles, correction, rattrapage
Humain formation, supervision, logistique

Ces enseignements ne valent pas que pour le RGPH-4. Ils constituent un capital méthodologique pour l'ensemble des opérations statistiques que conduira l'ICASEES dans les années à venir.

À quoi serviront ces chiffres

Le discours d'ouverture est explicite sur les trois usages attendus des résultats :

  • ajuster les investissements dans le capital humain, en santé et en éducation ;
  • mieux cibler les infrastructures prévues par le Plan National de Développement (PND) ;
  • affiner la décentralisation des services publics.

Au-delà, les données du RGPH-4 sont appelées à devenir la référence pour l'emploi, l'habitat, la protection sociale et l'ensemble des politiques territoriales. Elles serviront également aux chercheurs, aux collectivités et aux partenaires au développement pour améliorer la programmation et le ciblage de leurs interventions.

Une consigne de confidentialité rappelée avec fermeté

Le PCA de l'ICASEES a tenu à assortir l'ouverture des travaux d'un avertissement sans ambiguïté.

« Les résultats globaux et préliminaires que nous allons examiner sont provisoires. À ce titre, ils ne devront, sous aucun prétexte, faire l'objet de publication des médias ou de partage avant la tenue de la Commission Nationale du Recensement (CNR), présidée par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, seule instance habilitée à donner l'approbation officielle. »

Il a appelé au « sens des responsabilités de chacun des membres du CTIR » et à « la retenue des médias présents ».

Le présent article respecte cette consigne : aucun chiffre de population n'y figure. Ces données appartiennent au processus institutionnel, et c'est à la Commission Nationale du Recensement qu'il reviendra de les rendre publiques.

Le dernier filtre avant la CNR

Pendant trois jours, du 23 au 25 septembre, les responsables statistiques des départements ministériels, les représentants des organismes internationaux, les acteurs des ONG et les équipes de l'ICASEES examineront les résultats provisoires et les aspects méthodologiques de l'opération.

Le rôle du CTIR a été rappelé sans détour : ses recommandations constitueront « le dernier filtre avant la transmission des rapports à la Commission Nationale du Recensement ». Les participants sont invités à un examen « critique mais surtout constructif » — confronter les analyses, identifier d'éventuelles insuffisances, s'assurer que les données finales reflètent au mieux la réalité démographique du pays.

C'est très exactement la fonction que ce même comité remplissait en mai 2023 sur les questionnaires. Trois ans et demi plus tard, il l'exerce sur les résultats.

Une reconnaissance collective

Le discours d'ouverture s'est achevé sur une série de remerciements qui dit assez le caractère partagé de l'entreprise : aux autorités locales et aux leaders communautaires pour leur rôle de facilitateurs ; aux Forces de Défense et de Sécurité, à la MINUSCA et aux Forces Alliées pour la sûreté des agents ; aux populations centrafricaines pour leur civisme et leur accueil ; à l'ensemble du personnel de bureau et de terrain ; et aux partenaires techniques et financiers — la Banque mondiale pour son appui financier substantiel, l'UNFPA pour son leadership technique, ainsi que l'UNHCR, le PNUD et l'UNICEF.


Vingt-trois ans après le recensement de 2003, la République centrafricaine s'apprête à disposer d'une photographie actualisée de sa population et de son territoire. Le chemin reste à parcourir jusqu'à la publication officielle : examen technique, consolidation, validation institutionnelle.

Mais l'essentiel du travail de terrain est derrière. Le défi est désormais de transformer cette masse considérable de données en une connaissance statistique fiable, accessible et utile à la planification du développement national.

Tous unis et engagés pour la réussite du RGPH-4.

Rédaction  :
Appolinaire GODOM OUALOU
Webmaster – ICASEES
Point Focal et Administrateur ODIN/ODP RCA


Atelier SDMX–ODP 2.0 : Clôture des travaux de l'atelier conjoint BAD–CEMAC–UNFPA à Libreville

Libreville, le 18 septembre 2026 — Salle 2 de conférence de l’Hôtel Boulevard


L’atelier conjoint BAD–CEMAC–UNFPA consacré à la mise en œuvre du standard SDMX et au déploiement de la plateforme Open Data Platform (ODP) 2.0 dans les pays de la CEMAC a pris fin ce vendredi 18 septembre 2026 à Libreville, au terme de cinq jours de travaux consacrés à la modernisation des systèmes statistiques, à l’harmonisation des données et au renforcement de leur diffusion.

La cérémonie de clôture a été présidée par M. Nicolas BEYEM NGUEMA, Commissaire de la Commission de la CEMAC en charge des politiques économique, monétaire et financière.

Organisée du 14 au 18 septembre 2026, cette rencontre sous-régionale a réuni des experts issus des six États membres de la CEMAC, des représentants de la Commission de la CEMAC et des partenaires techniques et financiers. Elle s’inscrit dans le cadre du Projet d’Harmonisation et d’Amélioration des Statistiques en Afrique de l’Ouest et du Centre (HISWACA), qui vise à renforcer la qualité, la comparabilité et la disponibilité des statistiques de la sous-région.

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Thème des travaux : « Atelier conjoint BAD–CEMAC–UNFPA sur la mise en œuvre du standard SDMX et le déploiement de la plateforme Open Data 2.0 »

L’enjeu est double. Il s’agit d’abord de faire évoluer les plateformes nationales ODP 1.0 vers ODP 2.0. Il s’agit ensuite de préparer leur interconnexion avec la future plateforme régionale CEMAC-Data. Le choix du SDMX, standard international d’échange et de transmission structurée des données statistiques, répond à cette exigence : disposer de systèmes capables de communiquer entre eux de façon harmonisée et automatisée.

De l’état des lieux aux exercices pratiques

Les travaux ont permis de dresser un état des lieux des pratiques et des niveaux d’avancement dans les six pays de la CEMAC, d’identifier les besoins techniques et institutionnels et de favoriser le partage d’expériences entre délégations.

Les participants ont été appelés à :

  • renforcer leurs connaissances sur les concepts et outils de modélisation SDMX ;
  • mieux comprendre les structures de données (DSD) et les nomenclatures nécessaires à l’harmonisation régionale ;
  • préparer, charger, administrer et publier des données dans ODP 2.0 ;
  • identifier les principaux jeux de données pouvant être progressivement migrés ;
  • préparer les conditions d’un échange automatisé entre les plateformes nationales et la future plateforme CEMAC-Data ;
  • renforcer la coordination entre les institutions nationales et régionales.

L’atelier a ainsi combiné approche méthodologique et travaux pratiques, permettant aux participants de passer des principes généraux à des exercices directement liés à leurs environnements nationaux.

Vue d'ensemble des participants

Une étape vers CEMAC-Data

CEMAC-Data, future plateforme régionale, est destinée à faciliter la centralisation, l’exploitation et la diffusion des données statistiques communautaires. L’objectif est de permettre, à terme, une meilleure circulation des données entre les systèmes statistiques nationaux et le niveau régional, tout en renforçant leur harmonisation et leur comparabilité.

Les travaux ont donc porté sur les conditions techniques de l’interopérabilité : structures de données (DSD), listes de codes, métadonnées et protocoles d’échange automatisés. Parmi les résultats attendus figurent, selon l’INSTAT Gabon, la préparation d’une version bêta de CEMAC-Data et la définition des modalités d’échange entre les portails nationaux et la plateforme régionale.

Mme Paraiso Evira Libabat, point focal ODP à l’INSTAT du Gabon, juge la migration «primordiale dans la valorisation de la donnée»

La République centrafricaine parmi les délégations pleinement engagées

La République centrafricaine, représentée par l’ICASEES, a pris une part active aux travaux de Libreville, aussi bien dans les échanges techniques que dans les exercices pratiques et les restitutions.

La délégation centrafricaine a présenté les avancées réalisées au niveau national dans la préparation de la transition vers ODP 2.0, ainsi que les premières expériences d’utilisation de l’environnement local. Elle a pu partager ses acquis et ses perspectives avec les autres pays de la sous-région, tout en bénéficiant des échanges avec les experts de la CEMAC, de la BAD, de l’UNFPA et des délégations nationales.

Cette participation s’inscrit dans la continuité des efforts engagés par l’ICASEES pour renforcer la diffusion des données statistiques, moderniser ses outils et préparer l’évolution de son environnement ODP 1.0 vers ODP 2.0.

Des recommandations concrètes pour accélérer la migration

Au terme des cinq jours de travaux, plusieurs recommandations ont été formulées à l’endroit des Instituts Nationaux de la Statistique (INS), des institutions sous-régionales, de la Commission de la CEMAC et des partenaires techniques et financiers.

À l’endroit des INS et des institutions sous-régionales

  1. Élaborer une feuille de route nationale de migration vers ODP 2.0, précisant les activités à réaliser, les responsabilités, les échéances, les besoins en assistance technique et les ressources nécessaires.
  2. Désigner un point focal ODP 2.0/SDMX, chargé de coordonner la migration, d’assurer le suivi de la feuille de route et de faciliter les échanges avec la Commission de la CEMAC et les partenaires techniques.
  3. Harmoniser progressivement les bases de données nationales, en les mettant en conformité avec les structures de données (DSD) de la CEMAC, afin de faciliter leur transmission et leur intégration dans CEMAC-Data selon le standard SDMX.
  4. Identifier les jeux de données prioritaires, en accordant une attention particulière aux données régulièrement transmises à la Commission de la CEMAC.
  5. Renforcer le partage d’expériences, par la documentation et la diffusion des bonnes pratiques, des solutions techniques et des difficultés rencontrées.

Ces orientations rejoignent les conclusions rapportées par le quotidien gabonais L’Union, qui fait état de feuilles de route nationales, d’un calendrier régional 2026–2029, de la désignation de points focaux ODP 2.0/SDMX et de la migration progressive des principaux jeux de données.

Les Experts de la BAD, M. Jean de Dieu KOUASSI et M. Kamel ABDELLAOUI

À l’endroit de la Commission de la CEMAC et des partenaires

La Commission de la CEMAC est appelée à assurer le suivi des feuilles de route nationales, à finaliser les structures de données, les nomenclatures et les métadonnées régionales, et à renforcer les compétences des équipes nationales. Elle devra également poursuivre les efforts visant à rendre CEMAC-Data opérationnelle et à organiser l’interconnexion avec les plateformes nationales.

La BAD est pour sa part invitée à poursuivre son appui en matière de formation, d’assistance technique, d’outils de diffusion et de maintenance. Le renforcement de la coordination avec les autres partenaires devra contribuer à la pérennité du dispositif.

Une nouvelle étape pour les statistiques officielles de la sous-région

La clôture de cet atelier ne marque pas la fin du processus, mais le passage d’une phase de sensibilisation et de renforcement des capacités à une phase de mise en œuvre.

Pour les pays de la CEMAC, l’enjeu consiste désormais à traduire les acquis de Libreville en actions concrètes : adoption des feuilles de route nationales, désignation des points focaux, préparation des données prioritaires, harmonisation des structures, expérimentation des échanges SDMX et progression vers l’interconnexion des plateformes.

« Le SDMX et l’ODP 2.0 ne constituent pas une fin en soi. »

M. Nicolas BEYEM NGUEMA, Commissaire de la CEMAC

L’objectif demeure l’amélioration de la qualité, de la fiabilité, de l’accessibilité et de l’utilisation des statistiques officielles au service du développement.

Pour la République centrafricaine, et particulièrement pour l’ICASEES, cette dynamique est une occasion de consolider les acquis de l’ODP 1.0, d’accélérer la préparation de la migration vers ODP 2.0 et de renforcer son intégration dans l’écosystème statistique régional.

L’atelier de Libreville aura ainsi rapproché les institutions nationales et régionales autour d’une même ambition : faire de la donnée statistique un bien accessible, fiable, comparable et utile à la connaissance, à la planification, au suivi-évaluation et à la prise de décision dans l’espace CEMAC.


Crédits photos et rédaction

GODOM OUALOU Appolinaire

Webmaster – ICASEES
Point Focal ODP RCA


Atelier SDMX-ODP 2.0 : La délégation centrafricaine affirme sa participation active à la dynamique statistique de la CEMAC à Libreville   

Libreville, du 14 au 18 septembre 2026

La République centrafricaine a pris une part active à l’atelier conjoint BAD–CEMAC–UNFPA consacré à la mise en œuvre du standard SDMX et au déploiement de la plateforme Open Data Platform (ODP) 2.0 dans les pays de la CEMAC, organisé du 14 au 18 septembre 2026 à Libreville, au Gabon.

Cette rencontre sous-régionale, inscrite dans la dynamique du projet HISWACA, a réuni les experts des six États membres de la CEMAC autour des enjeux liés à la modernisation des systèmes statistiques, à l’harmonisation des données, à leur interopérabilité ainsi qu’à l’amélioration de leur diffusion.

Photo de famille du 14 septembre 2026

Dans cet important cadre d’échanges et de partage d’expériences, la délégation centrafricaine, associant des représentants de la Commission de la CEMAC et de l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES), a contribué activement aux travaux et aux exercices pratiques.

La participation centrafricaine a été marquée par la diversité des contributions, couvrant à la fois la coordination des travaux, le suivi-évaluation, la planification de la migration vers ODP 2.0, les démonstrations techniques et la restitution des travaux.

AU NIVEAU DE LA CEMAC

M. Boris Martial NGOUAGOUNI, Modérateur, a contribué à l’animation et à la bonne conduite des différentes séquences de l’atelier, favorisant les échanges entre les participants et la circulation des expériences entre les pays membres.

M. David OUAGALE, Expert en Suivi-Évaluation du projet HISWACA CEMAC, a notamment présenté les résultats issus des travaux de l’atelier, contribuant ainsi à la consolidation des acquis et à leur mise en perspective dans le cadre du processus régional.

M. Boris Martial NGOUAGOUNI, Modérateur

M. David OUAGALE, Expert en Suivi-Évaluation du projet HISWACA CEMAC

     

AU NIVEAU DE L’ICASEES : UNE CONTRIBUTION TECHNIQUE CONCRETE

La représentation de l’ICASEES s’est particulièrement distinguée par des contributions directement liées à la mise en œuvre opérationnelle de l’ODP 2.0.

M. Junior Gustave SEREMANDJI, Directeur du Système Informatique de l’ICASEES, a présenté le plan d’action national pour la mise en œuvre de l’ODP 2.0 en République centrafricaine. Cette présentation a permis de mettre en évidence les principales orientations envisagées pour accompagner la transition de l’ODP 1.0 vers l’ODP 2.0 et inscrire cette évolution dans une démarche structurée au niveau national.

M. Appolinaire GODOM OUALOU, Point Focal ODP et Webmaster de l’ICASEES, a pour sa part assuré une démonstration pratique de l’environnement ODP 2.0 installé localement à l’ICASEES, notamment à travers le chargement, la structuration et la publication de jeux de données.

Cette démonstration s’est appuyée notamment sur les Comptes nationaux 2013–2029, permettant d’illustrer concrètement les possibilités offertes par l’environnement ODP 2.0 pour la gestion et la diffusion des données statistiques.

Cette expérience pratique a constitué un élément particulièrement intéressant dans les échanges, puisqu’elle a permis de présenter aux participants un environnement ODP 2.0 fonctionnel en local, utilisable pour les tests, les exercices et la préparation de la migration. Elle illustre ainsi les premiers efforts engagés par l’ICASEES pour préparer concrètement la transition technologique et méthodologique vers la nouvelle génération de plateforme.

Mme Nadège PASSERENDJI, Démographe à l’ICASEES, a également apporté sa contribution aux travaux à travers la présentation du rapport journalier de la deuxième journée, participant ainsi au suivi, à la documentation et à la restitution des activités de l’atelier.

M. Gustave SEREMANDJI, DSI de l'ICASEES

Mme Nadège PASSERENDJI, Démographe à l’ICASEES

Déléguation centrafricaine avec le Point Focal ODP RCA, M. GODOM OUALOU Appolinaire au milieu

EXPERIENCE CENTRAFRICAINE AU SERVICE DU PARTAGE SOUS-REGIONAL

Au-delà de la participation institutionnelle, la présence de la RCA a permis de mettre en avant une approche fondée sur le partage d’expériences, l’apprentissage mutuel et la coopération technique.

La démonstration de l’environnement ODP 2.0 local de l’ICASEES, notamment à travers la manipulation de jeux de données réels, a offert une illustration concrète des étapes pouvant conduire à une migration progressive vers ODP 2.0.

Elle a également permis d’alimenter les échanges sur les conditions techniques et organisationnelles nécessaires à la réussite de cette transition : préparation des données, structuration des jeux de données, métadonnées, harmonisation, tests, publication et interopérabilité.

Dans un contexte où les pays de la CEMAC avancent à des rythmes différents dans la mise en œuvre de leurs environnements ODP 2.0, le partage des expériences nationales constitue un levier essentiel pour accélérer collectivement la transformation des systèmes statistiques.

EXPERIENCE NATIONALE VERS UNE DYNAMIQUE CEMAC

L’atelier a ainsi confirmé l’importance d’une démarche régionale permettant aux États membres de progresser ensemble vers des systèmes statistiques davantage harmonisés, interopérables et accessibles. Les travaux consacrés au SDMX et à l’ODP 2.0 s’inscrivent notamment dans la perspective d’une meilleure circulation et d’un meilleur échange des statistiques officielles entre les systèmes nationaux et la future plateforme régionale.

Pour la République centrafricaine, cette rencontre représente une étape importante dans la consolidation de son engagement en faveur de la modernisation de son système de diffusion des données statistiques.

La dynamique engagée à Libreville ouvre ainsi de nouvelles perspectives de collaboration entre les institutions statistiques nationales, la Commission de la CEMAC et les partenaires techniques et financiers. Elle participe également à la construction progressive d’une vision commune autour de la donnée statistique comme outil de connaissance, de planification, de suivi-évaluation et d’aide à la décision.

La délégation centrafricaine remercie les organisateurs et partenaires de cette importante rencontre, notamment la BAD, la CEMAC, l’UNFPA et les partenaires mobilisés autour du projet HISWACA, pour le cadre offert aux échanges, à l’apprentissage et au partage d’expériences.

La RCA réaffirme, à travers cette participation, sa volonté de poursuivre sa contribution aux initiatives statistiques communautaires et de renforcer progressivement ses capacités en matière de SDMX, ODP 2.0 et diffusion moderne des statistiques officielles.

Cette expérience de Libreville constitue donc non seulement un moment de formation et de partage, mais également une étape supplémentaire dans la construction d’une coopération statistique plus étroite entre les pays de la CEMAC, au bénéfice d’une information statistique plus accessible, harmonisée et utile au développement de la sous-région.

DELEGATION ET CONTRIBUTIONS CENTRAFRICAINES

COMMISSION DE LA CEMAC

  • M. Boris Martial NGOUAGOUNI, Commission CEMAC - Modérateur ;
  • M. David OUAGALE -Expert en Suivi-Evaluation du projet HISWACA CEMAC, présentation des résultats issus des travaux de l’atelier.

ICASEES

  • M. Junior Gustave SEREMANDJI - Directeur du Système Informatique, présentation du plan d’action national ODP 2.0 ;
  • M. Appolinaire GODOM OUALOU - Point Focal ODP et Webmaster ICASEES, démonstration de l’environnement ODP 2.0 local, chargement et publication de jeux de données, notamment les Comptes nationaux 2013–2029 ;
  • Mme Nadège PASSERENDJI - Démographe, présentation du rapport journalier de la deuxième journée.

Appolinaire GODOM OUALOU
Webmaster – ICASEES
Point Focal et Administrateur ODIN/ODP RCA


ICASEES : Partenariat stratégique entre l’ONU Femmes et l’ICASEES pour une meilleure prise en compte du genre dans les politiques publiques en RCA

Bangui, 16 septembre 2026

Le 16 septembre 2026, l’ONU Femmes et l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Études Économiques et Sociales (ICASEES) ont officialisé un partenariat stratégique d’envergure. Cette collaboration vise à transformer durablement la production et l’exploitation des données sensibles au genre dans notre pays, afin d’orienter plus efficacement les décisions publiques et humanitaires.

OBJECTIFS PRINCIPAUX DU PARTENARIAT

Le partenariat repose sur l’amélioration qualitative et quantitative des données.

L’enjeu est triple :

  • Renforcer l’expertise : Améliorer la disponibilité, l’analyse et l’utilisation des données ventilées par sexe ;
  • Orienter l’action : Soutenir l’élaboration de politiques publiques, les interventions humanitaires et les processus électoraux par des preuves statistiques solides ;
  • Favoriser l’égalité : Consolider les mécanismes nationaux de promotion de la parité en intégrant concrètement les réalités vécues par les femmes et les filles dans la gouvernance.

Ce partenariat inaugure une série d’activités de terrain et d’études sectorielles, soutenues par l’ONU Femmes. Ces initiatives se concentreront sur cinq (5) axes prioritaires avec des objectifs bien visés :

  • Analyses Rapides de Genre (ARG) : Réagir avec agilité aux contextes changeants pour mieux répondre aux besoins spécifiques ;
  • Violence électorale : Étude nationale sur les violences faites aux femmes candidates aux élections locales ;
  • Paix, justice et sécurité : Enquêtes de perception pour comprendre le rôle des femmes dans la stabilité nationale ;
  • Genre et climat : Analyse des liens entre les changements climatiques, la sécurité et la situation des femmes ;
  • Observatoire National de la Parité (ONP) : Appui institutionnel au suivi des progrès en matière d'égalité.

Enfin, en plaçant les données au service de la stratégie nationale, l’ONU Femmes et l’ICASEES aspirent à rendre les politiques publiques plus inclusives. Cet engagement marque une étape clé pour doter notre pays d’outils de suivi robustes, indispensables pour mesurer les avancées en matière d'égalité de genre et assurer une meilleure représentation des préoccupations des femmes dans l'agenda national.

Redaction : Blaise Bienvenu ALI, Directeur Général de l’ICASEES

Publication : Appolinaire GODOM OUALOU


ICASEES : Observatoire des marchés de communications électroniques en République centrafricaine

Bangui, le 16 septembre 2026 - Site aficiel : arcep.cf  -  E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


L’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASEES) annonce la mise à disposition, sur son site web officiel, des premières publications de l’Observatoire des marchés de communications électroniques en République centrafricaine, produites par l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et de la Poste (ARCEP).

Cette publication constitue une avancée importante dans le renforcement de l’accès aux données statistiques et sectorielles relatives aux communications électroniques en République centrafricaine. Elle contribue à améliorer la disponibilité de l’information, à renforcer la transparence du secteur et à faciliter l’analyse de l’évolution des marchés des communications électroniques.

Une première série de publications désormais accessible

A travers son portail institutionnel, l’ICASEES met à la disposition du public, des administrations, des chercheurs, des étudiants, des partenaires techniques et financiers ainsi que des acteurs du secteur privé, une première série de rapports de l’Observatoire des marchés de communications électroniques.

Les documents disponibles couvrent les périodes suivantes :

  • Premier semestre 2025 (S1 2025) ;
  • Deuxième semestre 2025 (S2 2025) ;
  • Premier semestre 2026 (S1 2026).

Ces publications permettent de disposer d’informations documentées sur les tendances et les évolutions du marché des communications électroniques en République centrafricaine. Elles constituent également des ressources utiles pour le suivi du secteur, l’analyse économique et la préparation des décisions publiques.

Des données utiles à la connaissance du secteur numérique

Le secteur des communications électroniques occupe une place croissante dans le développement économique et social. L’accès aux réseaux, l’utilisation des services de communication, la connectivité et l’évolution des marchés constituent des éléments importants pour apprécier la transformation numérique du pays.

La disponibilité de ces rapports contribue notamment à :

  • Améliorer la connaissance des marchés de communications électroniques ;
  • Faciliter l’analyse des évolutions du secteur ;
  • Renforcer l’accès aux données statistiques et réglementaires ;
  • Appuyer les travaux de recherche et d’analyse économique ;
  • Eclairer les politiques publiques liées au numérique et à la connectivité ;
  • Favoriser la transparence et la diffusion de l’information sectorielle.

Les publications disponibles sur le site de l’ICASEES

1. Observatoire des marchés de communications électroniques — S1 2025

Télécharger le rapport S1 2025

2. Observatoire des marchés de communications électroniques — S2 2025

Télécharger le rapport S2 2025

3. Observatoire des marchés de communications électroniques — S1 2026

Télécharger le rapport S1 2026

Un partenariat institutionnel au service de la diffusion des données

La mise en ligne de ces documents traduit la volonté de l’ICASEES de renforcer la diffusion des statistiques et des informations sectorielles produites par les institutions publiques de la République centrafricaine.

Elle s’inscrit également dans la dynamique de modernisation du Système Statistique National, qui vise à rendre les données plus accessibles, plus visibles et davantage utiles à la prise de décision.

En assurant la publication de ces rapports sur son site web, l’ICASEES contribue à rapprocher les producteurs de données des utilisateurs et à promouvoir une meilleure utilisation de l’information statistique dans les domaines économiques, sociaux, institutionnels et numériques.

L’Institut encourage les utilisateurs à consulter régulièrement son site officiel afin de suivre les nouvelles publications statistiques, les rapports sectoriels, les études et les autres documents mis à la disposition du public.

Site officiel de l’ARCEP :

www.arcep.cf

E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Par Appolinaire GODOM OUALOU

Webmaster – ICASEES
Point Focal et Administrateur ODIN/ODP RCA

 


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